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Conférence de presse du 19 février 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang


2019/02/19

Q : Le prince héritier d'Arabie saoudite a signé avec la partie pakistanaise, lors de sa visite ces derniers jours au Pakistan, des accords de coopération dans le domaine des investissements d'un montant de 20 milliards de dollars. L'Arabie saoudite construira une raffinerie de pétrole et un complexe pétrochimique à Gwadar, où la Chine entreprend déjà de nombreux projets de grande envergure. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des informations concernées et nous sommes heureux de voir le Pakistan développer des échanges et une coopération amicaux avec d'autres pays, y compris l'Arabie saoudite. Le corridor économique sino-pakistanais est un projet pionnier dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » et s'en tient toujours au principe de concertation, de synergie et de partage, ainsi que d'ouverture et de transparence. Lors de la visite du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi au Pakistan l'année dernière, les deux parties ont décidé de saluer la participation des tierces parties aux projets de corridor économique sino-pakistanais pour que celui-ci profite aux peuples chinois et pakistanais, et contribue à la coopération économique et à l'interconnexion de la région, ainsi qu'à un développement partagé. La Chine est disposée à coopérer avec des tierces parties sur la base d'un consensus avec le Pakistan.

Q : Une délégation iranienne de haut niveau conduite par le Président du Parlement iranien est en visite en Chine aujourd'hui. Le Ministre iranien des Affaires étrangères est également présent dans la délégation. Pourriez-vous me donner des informations sur leur visite ? Et, dans les six ou douze prochains mois, voire dans plus longtemps, dans quelle mesure les importations chinoises de pétrole en provenance d'Iran seront-elles influencées par les demandes et les dérogations des États-Unis ? La Chine va-t-elle réduire les importations de pétrole iranien, comme le souhaitent les États-Unis ?

R : À l'invitation du Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Li Zhanshu, le Président du Parlement iranien Ali Larijani effectuera une visite en Chine à la tête d'une délégation du 18 au 20 février. À ma connaissance, le Président Li Zhanshu le rencontrera cet après-midi. Davantage d'informations seront publiées en temps opportun. Aujourd'hui, à midi, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi s'est entretenu avec le Ministre Mohammad Javad Zarif, accompagnant le Président Larijani lors de cette visite. Nous publierons des informations en la matière en temps opportun. Veuillez prêter attention à ce sujet.

En ce qui concerne la coopération énergétique de la Chine avec l'Iran et ses importations de pétrole iranien, ce que je peux vous dire, c'est que la coopération entre nos deux pays dans le cadre du droit international est normale, justifiée et légitime, ce qui devra être respecté et préservé. Quant à l'attitude américaine sur la coopération entre les autres pays et l'Iran, je pense que la position de la Chine est claire : nous nous opposons toujours aux sanctions unilatérales et à une « juridiction au bras long ».

Q : Selon des informations publiées dans les médias, la Première Ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a déclaré, lors d'une interview récente, que la Chine a toujours été un partenaire très important et très apprécié de la Nouvelle-Zélande. Selon elle, les relations entre les deux parties sont solides et matures ; les deux parties ont probablement des points de vue différents sur certaines questions, mais elles peuvent gérer ensemble ces questions sur la base du respect mutuel. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'ai répondu à une question relative aux relations sino-néo-zélandaises vendredi dernier. J'ai dit que le développement sain et régulier des relations sino-néo-zélandaises correspond aux intérêts communs des deux pays et des deux peuples. La Chine est prête à travailler de concert avec la Nouvelle-Zélande pour faire progresser les relations bilatérales sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages mutuels.

Aujourd'hui, je voudrais souligner encore une fois que, s'agissant du développement des relations bilatérales avec la Chine, la Nouvelle-Zélande se trouve depuis longtemps en tête du peloton des pays développés, avec la création de plusieurs records en matière de coopération bilatérale. Dans les nouvelles circonstances, les relations sino-néo-zélandaises font face à de nouvelles opportunités de développement. Les deux parties doivent, conformément au principe de respect mutuel, d'égalité et d'avantages mutuels, renforcer la confiance mutuelle et accroître la coopération, surmonter les perturbations et œuvrer à un développement soutenu et durable des relations bilatérales.

Q : Le Washington Post a récemment évoqué la présence militaire de la Chine au Tadjikistan. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je n'ai pas entendu parler de cela.

Q : Selon des informations, un nouveau tour de consultations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis débutera le 21 février à Washington DC. À l'approche du délai du 1er mars, certains pensent que ce tour de consultations devient encore plus important pour éviter la détérioration liée à une guerre commerciale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je pense que vous devez avoir lu les informations publiées par le Ministère chinois du Commerce. À l'invitation de la partie américaine, Liu He, envoyé spécial du Président Xi Jinping, membre du Bureau politique du Comité central du PCC, Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État et coordinateur chinois pour le dialogue économique global sino-américain, effectuera une visite à Washington DC et tiendra le 7e tour de consultations économiques et commerciales de haut niveau avec le représentant du commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin les 21 et 22 février.

Nous espérons que les deux parties pourront déployer des efforts conjoints pour mettre en œuvre l'important consensus auquel sont parvenus les deux Chefs d'État lors de leur rencontre en Argentine, travailler en diligence et agir dans le même sens pour aboutir à la conclusion d'un accord acceptable pour les deux parties et qui produira des résultats gagnant-gagnant pour toutes les parties. À mon avis, cela est conforme aux intérêts de nos deux pays et aux aspirations communes de la communauté internationale.

Q : Nous avons noté que certains médias ne cessent de citer les déclarations des services de sécurité de certains pays occidentaux au sujet de Huawei. D'une part, ils soulignent que les États-Unis et leurs alliés n'ont toujours pas présenté de preuves tangibles prouvant la coopération de Huawei avec le gouvernement chinois en matière de cybervol. D'autre part, ils estiment qu'en raison des soucis causés par l'article 7 de la loi sur le renseignement national de la Chine, les pays occidentaux devront prendre des mesures restrictives à l'égard des technologies et des équipements de Huawei pour se prémunir contre les risques éventuels. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Si j'ai bien compris, vous faites référence notamment à certains médias des pays occidentaux ? (Le journaliste acquiesce d'un signe de tête.)

Les médias concernés ont admis dans leurs reportages que les États-Unis et d'autres pays n'ont jamais été en mesure de présenter de preuves de cybervols commis par Huawei et d'autres entreprises chinoises, et nous approuvons une telle attitude objective dans leurs reportages. En réponse aux doutes sur la loi sur le renseignement national de la Chine, j'ai déjà expliqué intégralement la position de la Chine hier, je ne vais donc pas entrer dans les détails aujourd'hui. Vous pouvez vérifier sur internet.

Je tiens seulement à souligner un point ici : l'article 7 de la loi sur le renseignement national stipule que tout organisme et tout citoyen doivent soutenir, aider et coopérer dans le travail de renseignement national, conformément à la loi, et préserver la confidentialité du travail de renseignement national dont il a pris connaissance. L'article 8 stipule clairement que le travail de renseignement national doit être mené en vertu de la loi, respecter et garantir les droits de l'homme et protéger les droits et intérêts légaux des individus et des organisations. Je me demande si ceux qui critiquent cette loi et qui créent des histoires autour de l'article 7 de la loi en question ont déjà eu une lecture approfondie et minutieuse des dispositions pertinentes. J'espère qu'ils envisageront et comprendront cette loi de manière complète et précise, au lieu d'en faire une interprétation partiale et de présenter des citations perfidement isolées.

Dans le même temps, d'autres lois chinoises contiennent également des dispositions sur la protection des droits et intérêts légaux des citoyens et des organisations, y compris la sécurité des données et leur confidentialité. Ces dispositions s'appliquent toutes au travail de renseignement national. Nous espérons que les parties concernées pourront, au lieu de les ignorer de manière sélective, cesser d'observer les choses dans une perspective tendancieuse, abandonner leurs présomptions de culpabilité et considérer les activités commerciales normales des entreprises chinoises de manière objective et impartiale.

De nouveau, nous appelons les gouvernements des pays concernés à respecter véritablement les principes du marché en matière de concurrence loyale et à créer un environnement juste, équitable et non discriminatoire pour le fonctionnement légal et légitime des entreprises chinoises.

Q : Le Pakistan a toujours souligné l'importance du dialogue avec l'Inde pour résoudre toutes les questions en suspens, y compris la question du Cachemire. Le Premier Ministre Imran Khan a déclaré qu'il souhaitait entretenir de bonnes relations avec l'Inde et reprendre les pourparlers. Cependant, après l'attaque dans la région du Cachemire contrôlée par l'Inde, la tension est très forte entre les deux pays : l'Inde accuse le Pakistan d'être responsable de l'attaque et le Pakistan a rejeté cette accusation. La Chine est un voisin proche de l'Inde et du Pakistan. Quel rôle pourra-t-elle jouer pour réduire la tension entre l'Inde et le Pakistan ?

R : Le Pakistan et l'Inde sont deux pays importants d'Asie du Sud. Une relation stable entre le Pakistan et l'Inde est cruciale pour la paix, la stabilité et le développement de la région. À l'heure actuelle, la situation en Asie du Sud est stable dans son ensemble. Ce résultat a été remporté au prix de durs efforts, et devra être apprécié et préservé par les parties concernées. La Chine espère que le Pakistan et l'Inde pourront faire preuve de retenue, engager un dialogue et réaliser un « atterrissage en douceur » dans les meilleurs délais.

Q : Hier, le Comité central du PCC et le Conseil des Affaires d'État ont conjointement publié le programme du plan de développement de la région de la grande baie de Guangdong-Hong Kong-Macao. Comment la Chine va-t-elle coopérer avec d'autres pays pour développer cette région ?

R : La Chine poursuit la stratégie de l'ouverture mutuellement avantageuse et bénéfique pour tous. Nous laissons toujours la porte ouverte sur le monde pour la construction. Au cours de la mise en œuvre du plan de développement de la région de la grande baie de Guangdong-Hong Kong-Macao, les entreprises étrangères sont invitées à participer au processus concerné et à partager les opportunités offertes par le développement de la Chine.



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