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Conférence de presse du 14 mars 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang


2019/03/14

À l'invitation de Federica Mogherini, la Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère et de sécurité, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendra à Bruxelles pour participer au 9e tour de dialogue stratégique de haut niveau entre la Chine et l'UE qui se tiendra le 18 mars, et s'entretiendra, en tant qu'invité spécial, avec ses homologues étrangers à l'occasion du déjeuner des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE le même jour.

Les relations entre la Chine et l'Union européenne connaissent un élan de développement favorable, comme en témoignent l'approfondissement de la coopération pragmatique dans tous les domaines et le plein essor des échanges socioculturels. Les deux parties mènent une coordination et une coopération efficaces dans les affaires internationales et la gouvernance mondiale, et partagent une position et des revendications communes pour défendre le multilatéralisme et s'opposer à l'unilatéralisme et au protectionnisme.

En 2010, la Chine et l'UE ont mis en place le mécanisme de dialogue stratégique de haut niveau et ont tenu huit tours de dialogue jusqu'à présent. Lors de sa visite dans l'UE, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi coprésidera le 9e tour de dialogue stratégique de haut niveau Chine-UE avec la Haute représentante Federica Mogherini, prononcera un bref discours lors du déjeuner des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE et procédera à des échanges de vues avec eux.

La Chine et l'UE échangeront, à cette occasion, des points de vue de manière approfondie sur les relations Chine-UE, les grandes questions internationales et régionales et d'autres sujets d'intérêt commun. Les deux parties exploreront les moyens de renforcer le dialogue et la coopération dans divers domaines, de consolider la compréhension mutuelle et la confiance mutuelle dans le but de faire progresser sans discontinuer le partenariat stratégique global Chine-UE et de contribuer activement à la stabilité et au développement du monde.

À l'invitation du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères Teodoro Locsin de la République des Philippines effectuera une visite en Chine du 18 au 21 mars.

Q : Selon des reportages, au cours d'interviews accordées aux médias, certains anciens responsables du gouvernement australien et diplomates ont appelé leur gouvernement à envisager l'émergence de la Chine de manière objective. Selon eux, au lieu de prendre part à l'endiguement de la Chine, l'Australie devrait développer ses relations avec la Chine sur une base mieux adaptée à ses conditions et à ses intérêts. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté des reportages à ce sujet. Je tiens à réitérer qu'une relation sino-australienne qui se développe de manière saine et stable est dans l'intérêt commun des deux pays et des deux peuples. Nous espérons que la partie australienne pourra bien écouter les voix objectives et rationnelles de la société australienne et travailler avec la Chine, sur la base du respect mutuel et de l'égalité, pour faire progresser le partenariat stratégique global Chine-Australie.

Q : Le rapport 2018 des États-Unis sur la situation des droits de l'homme dans le monde publié par le Département d'État américain a de nouveau critiqué, dans la partie concernant la Chine, la situation des droits de l'homme en Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Comme les années précédentes, la partie sur la Chine du rapport de 2018 est pleine de préjugés idéologiques, porte des accusations sans fondement contre la Chine en confondant le bien et le mal, au mépris des faits. Nous nous y opposons fermement et nous avons fait des représentations solennelles auprès de la partie américaine.

Le gouvernement chinois attache une grande importance à la protection et à la promotion des droits de l'homme. Depuis la fondation de la République populaire de Chine, en particulier depuis les 40 ans de la réforme et de l'ouverture, des progrès remarquables ont été accomplis dans le développement des droits de l'homme en Chine. Sur ce sujet, le peuple chinois est le mieux placé pour en parler, et les progrès sont connus de la communauté internationale. Nous continuerons à avancer sur la voie du socialisme à la chinoise et à enregistrer de nouveaux progrès dans ce domaine.

Nous exhortons les États-Unis à cesser d'observer les choses sous une optique tendancieuse, à rejeter la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, à examiner de manière objective et équitable la situation des droits de l'homme en Chine et à cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en ayant recours à cette question. Nous conseillons aux États-Unis de réfléchir à leur propre situation des droits de l'homme et à bien gérer leurs propres affaires en premier lieu.

Q : Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a mentionné, dans sa réponse à une question posée sur la situation de la péninsule coréenne lors de la conférence de presse donnée pendant les sessions annuelles de l'APN et de la CCPPC, des mesures « contrôlées par un mécanisme convenu par les parties ». Pouvez-vous donner plus de précisions à ce sujet ? Est-ce qu'il s'agit des pourparlers à six ? En outre, Wang Yi a également évoqué l'« élaboration conjointe d'une feuille de route générale visant à régler le problème de la péninsule coréenne ». Pouvez-vous expliquer quelles parties vont élaborer conjointement une telle feuille de route et à quoi se réfère la feuille de route générale ?

R : Depuis le sommet entre la RPDC et les États-Unis à Hanoï, nous avons maintes fois présenté l'opinion de la Chine sur la situation dans la péninsule coréenne et ses propositions générales sur le règlement de ce problème. Nous pensons qu'un règlement pacifique par le dialogue politique est la seule issue. L'essentiel est de prendre en compte de manière équilibrée les préoccupations légitimes de toutes les parties et de faire avancer en parallèle le processus de dénucléarisation et la mise en place d'un mécanisme de paix sur la péninsule. La question de la péninsule persiste depuis des décennies ; il existe des différences et de la méfiance entre les parties, ce qui nécessite un cadre permettant de faire avancer efficacement le processus.

J'ai noté que des journalistes de la République de Corée avaient mentionné plus d'une fois les pourparlers à six lors de nos conférences de presse. La Chine estime que les pourparlers à six constituent un bon cadre qui a joué un rôle utile dans le passé. Dans les circonstances actuelles, un cadre acceptable pour tous doit être défini à travers les consultations entre les parties concernées pour faire avancer le processus de dénucléarisation et la mise en place d'un mécanisme de paix dans la péninsule.

Q : Hier, la Chine a proposé un ajournement technique à la demande du Comité 1267 du Conseil de Sécurité des Nations Unies relative à l'inscription de Masood Azhar. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi la Chine a agi de cette manière quatre fois de suite ?

R : Le Comité 1267 du Conseil de Sécurité a défini des règles explicites concernant les procédures d'inscription des organisations ou des individus terroristes. La partie chinoise procède actuellement à une évaluation complète et approfondie des demandes d'inscription présentées par les pays concernés, ce qui prendra du temps. C'est pourquoi la Chine a proposé un ajournement technique. Cela est conforme au règlement intérieur du Comité 1267. La Chine espère que les actions pertinentes du Comité 1267 aideront les pays concernés à résoudre le problème par le dialogue et la consultation, et éviteront d'ajouter des facteurs compliqués à la paix et à la stabilité régionales. La Chine poursuivra sa communication et sa coordination avec toutes les parties concernées de manière constructive et responsable pour régler judicieusement cette question.

Question posée par le même journaliste : Par rapport aux trois fois précédentes, la différence est que cela s'est passé après la rencontre entre le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Narendra Modi à Wuhan. Après le sommet de Wuhan, les relations entre les deux pays suscitaient de grandes attentes. Or, la Chine a de nouveau bloqué l'inscription sur la liste. D'après vous, comment cela pourrait-il être vu par l'Inde ?

R : Depuis l'année dernière, le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Modi se sont rencontrés à quatre reprises. Il est vrai que les relations sino-indiennes ont enregistré une amélioration et un développement notables, notamment après le sommet de Wuhan. Sur la question des relations sino-indiennes, nous faisons toujours preuve de la même sincérité et nous sommes prêts à travailler de concert avec l'Inde pour continuer à faire progresser les relations sino-indiennes sur la base du consensus important dégagé par les dirigeants des deux pays, car cela correspond aux intérêts communs de la Chine et de l'Inde.

La partie chinoise a ajourné techniquement l'inscription de Masood au Comité 1267 afin de laisser plus de temps au Comité pour examiner cette question, et aux différentes parties pour engager des consultations dans des conditions favorables, ce qui contribuera à atténuer les tensions et à maintenir la stabilité à long terme dans la région. Une solution acceptable pour toutes les parties est une solution fondamentalement durable. La Chine est disposée à continuer de renforcer la communication et la coordination avec les parties concernées, y compris l'Inde, pour trouver une solution judicieuse à cette question.

Q : J'ai aussi une question sur le rapport national sur les droits de l'homme 2018 publié par le Département d'État américain. Une responsable américaine a déclaré que les pratiques chinoises au sujet des minorités musulmanes n'avaient pas été observées depuis les années 1930. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Les responsables gouvernementaux doivent avoir le sens de la dignité et savoir peser leurs mots quand ils font des remarques.

Q : Hier, une responsable du Département d'État américain a appelé tous les pays musulmans à condamner la manière dont la Chine traite les Ouïgours et les autres minorités musulmanes du Xinjiang. La Chine a-t-elle officiellement protesté auprès de la partie américaine à ce sujet ?

R : Si la responsable dont vous parlez lit attentivement la résolution adoptée récemment par la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique, elle saura qu'elle s'est mise à l'opposé des pays musulmans.

Q : Le jeune homme qui a perpétré l'attaque au Cachemire est né et a grandi au Cachemire. Il avait été soumis à la torture pendant sa détention par les forces armées indiennes. Le Cachemire est un territoire controversé selon les termes de la résolution de l'ONU et la population de la région a obtenu son droit à l'autodétermination et se bat pour cela. En outre, selon les médias, les chefs de l'opposition indienne accuseraient le parti au pouvoir en Inde de faire exprès du tapage autour de ce qui s'est passé au Cachemire, ce qui a conduit à une escalade de la tension entre l'Inde et le Pakistan, dans le but de faire un bond en avant sur le plan politique lors des prochaines élections générales. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine tient une position constante sur le Cachemire. Il s'agit d'un problème légué par l'histoire entre le Pakistan et l'Inde. La Chine espère que les deux parties pourront régler correctement ce problème et les questions y relatives par des consultations amicales.

Q : Nayib Bukele, le Président élu du Salvador, a déclaré qu'il n'avait pas encore pris de décision concernant les relations avec la Chine, que la Chine manquait de respect envers le Salvador, s'ingérait dans la démocratie d'autres pays et recherchait des échanges commerciaux inéquitables. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine a toujours adhéré aux principes fondamentaux de respect mutuel, d'égalité et d'avantage mutuel, et de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui dans le développement de relations avec les pays du monde entier, y compris le Salvador. Je pense que les journalistes ici présents, ainsi que les pays du monde entier, le savent très bien. Nous ne faisons jamais rien pour intimider et menacer les autres pays. La Chine et le Salvador ont établi des relations diplomatiques sur la base du principe d'une seule Chine en suivant la tendance du progrès historique, conformément au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, et aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples. Tout cela a été fait en toute honnêteté et transparence, sans compromis en coulisses ni intérêts privés. La Chine a toujours pleinement respecté la volonté du Salvador en faisant progresser les relations sino-salvadoriennes. Elle a également mené une communication approfondie avec tous les secteurs de la société et les parties concernées du pays.

L'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Salvador a été réalisé au prix de grands efforts, et devrait être préservé avec soins par les deux parties. La Chine respecte le choix du peuple salvadorien. Le Salvador est un État souverain et je pense qu'avec l'approfondissement de la connaissance de la Chine et des relations sino-salvadoriennes, M. Nayib Bukele saura faire le bon choix, dans le respect de la justice internationale et conformément à la tendance générale de l'époque. La Chine est un pays respectant les principes, fidèle à ses engagements et responsable. Nous souhaitons travailler de concert avec M. Bukele et le nouveau gouvernement salvadorien qu'il dirige, dans le respect des principes d'égalité et des avantages mutuels, pour exclure toute perturbation extérieure, renforcer les échanges et la coopération dans divers domaines et promouvoir un développement sain et stable des relations sino-salvadoriennes, ce qui aidera M. Bukele et son nouveau gouvernement à réaliser le développement économique et à améliorer les conditions de vie de la population du Salvador et à faire le bonheur des Salvadoriens.

Q : Selon des informations américaines, les États-Unis ont exhorté lundi l'Allemagne à ne pas utiliser les équipements de Huawei dans son développement du réseau 5G, sinon ils pourraient réduire leurs échanges de renseignements avec l'Allemagne. Quelle est votre réaction à cela ?

R : Dernièrement, certaines personnes aux États-Unis ont sans cesse lancé des menaces sur l'Allemagne à propos de sa construction du réseau 5G. Comme vous l'avez peut-être remarqué, ces menaces ont suscité un fort mécontentement chez les Allemands. L'Allemagne est un État souverain et un pays important en Europe. Comme la Chancelière Angel Merkel l'a déclaré publiquement, l'Allemagne a défini ses propres normes pour le pays et prendra des décisions de manière indépendante et responsable. Nous pensons qu'un minimum de respect est nécessaire dans les relations interétatiques.



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