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Conférence de presse du 20 mars 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang


2019/03/20

Q : Hier, le Président du Kazakhstan Nazarbaïev a annoncé sa démission. En tant que voisin proche du Kazakhstan, comment la Chine appréhende-t-elle cette nouvelle ? Cela affectera-t-il les relations entre la Chine et le Kazakhstan ? Quelle est votre opinion sur le rôle de Nazarbaïev dans le développement des relations entre la Chine et le Kazakhstan ?

R : Le Président Nazarbaïev, fondateur de la République du Kazakhstan, est un dirigeant jouissant d'un profond soutien du peuple de son pays. La Chine exprime sa compréhension quant à la décision prise par le Président Nazarbaïev.

Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Kazakhstan il y a 27 ans, le Président Nazaybaïev a toujours travaillé à l'amitié et à la promotion du partenariat stratégique global entre les deux pays. Il a apporté son soutien à la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » et y a participé activement. La Chine émet une haute appréciation à cet égard.

Le Président Tokaïev, qui vient de prêter serment, est un vieil et bon ami que le peuple chinois connaît bien. La Chine espère et croit que le Kazakhstan remportera de nouveaux progrès dans son développement national. La Chine souhaite au Kazakhstan, pays ami, une plus grande prospérité.

En tant que voisins, la Chine et le Kazakhstan sont importants l'un pour l'autre. Nos relations bilatérales maintiennent un développement de haut niveau. L'approfondissement de la coopération sino-kazakhe sur tous les plans est dans l'intérêt des deux pays et constitue un consensus de différents milieux des deux pays. La Chine est pleinement confiante dans les perspectives de relations et de coopération avec le Kazakhstan.

Q : Pouvez-vous nous dire quand commenceront les négociations économiques et commerciales américano-chinoises la semaine prochaine ?

R : Je vous conseille de vous adresser au Ministère chinois du Commerce pour des informations y relatives.

Ce que je peux vous dire, c'est que ces temps-ci, les consultations entre les équipes économiques et commerciales de la Chine et des États-Unis ont fait des progrès substantiels. Nous avons la certitude que les deux équipes parviendront à un accord mutuellement avantageux fondé sur le respect mutuel en suivant les instructions des deux Chefs d'État.

Q : Le 19 mars, le Secrétaire d'État adjoint américain, M. Poblete, a déclaré que la Chine et la Russie développent des armes anti-satellites à lancement terrestre, ce qui augmente le risque de conflits dans l'espace extra-atmosphérique et soulève des doutes quant à la sincérité de la participation de la Russie et de la Chine aux négociations en vue de prévenir la course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : L'espace extra-atmosphérique est la propriété commune de l'humanité tout entière, et il incombe à la communauté internationale de défendre la sécurité de cet espace. La Chine, toujours attachée à l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, a préconisé activement la prévention de la militarisation de l'espace extra-atmosphérique et de la course aux armements. Au fil des ans, nous avons travaillé au côté de la Russie pour faire progresser le projet de traité sur la prévention du placement d'armes dans l'espace extra-atmosphérique, et de la menace ou du recours à la force contre des objets dans l'espace extra-atmosphérique (PPWT) à la Conférence sur le désarmement à Genève. La Chine n'a jamais participé et ne participera jamais à une course aux armements dans l'espace, et cette position reste inchangée.

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que les États-Unis ont publiquement positionné l'espace extra-atmosphérique comme un nouveau champ de bataille, et ont mis en place un commandement de l'espace. Ils sont en train de constituer une force spatiale et envisagent d'y déployer des armes à laser. Qui exacerbe le risque de la militarisation de l'espace atmosphérique, qui cherche à en faire un champ de bataille et qui menace la sécurité de l'espace atmosphérique ? Cela va sans dire. Tout en poursuivant leur montée en puissance dans l'espace atmosphérique, les États-Unis fabriquent des assertions sur la soi-disant menace de la Chine et de la Russie dans l'espace extra-atmosphérique ; sur le fond, ils cherchent des prétextes pour se procurer des avantages militaires unilatéraux et développer des armes de pointe. Les accusations des États-Unis contre la Chine sont totalement fausses et insoutenables, la Chine ne les acceptera pas. Si les États-Unis se soucient réellement de la sécurité de l'espace extra-atmosphérique, ils devraient rejoindre la Chine et la Russie et participer activement au processus de contrôle des armements dans l'espace extra-atmosphérique, au lieu de faire le contraire.

Q : S'agissant de la démission du Président du Kazakhstan, la Chine craint-elle que le changement de dirigeants affecte les relations économiques et commerciales entre la Chine et le Kazakhstan, en particulier la coopération entre les deux pays dans le cadre de « la Ceinture et la Route » ?

R : Comme je viens de le dire, la partie chinoise apprécie hautement les efforts déployés par le Président Nazarbaïev pour le développement du partenariat stratégique global Chine-Kazakhstan. Le Président Tokaïev, qui vient d'entrer en fonction après sa prestation de serment, est un vieil et bon ami du peuple chinois. La Chine espère et croit que le Kazakhstan réalisera de nouveaux progrès dans son développement national, et souhaite une plus grande prospérité au Kazakhstan, pays ami.

Dans le même temps, nous sommes d'avis que les relations Chine-Kazakhstan se développent à un haut niveau. Le Kazakhstan soutient fermement la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » et y participe activement. La coopération bilatérale dans ce cadre a donné des résultats fructueux. Nous avons pleine confiance dans les perspectives des relations et de la coopération entre les deux pays, y compris dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ».

Q : Nous avons constaté que certains pays occidentaux avaient exprimé des doutes quant à la coopération Chine-Afrique dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ». Par exemple, certains laissent entendre que la Chine investit à Djibouti dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » dans le but d'accroître son influence internationale et que de telles pratiques vont nuire à l'économie de Djibouti ; d'autres prétendent que le chemin de fer Mombasa-Nairobi construit avec les investissements chinois au Kenya va engendrer un fardeau de dette pour le pays. Comment répondriez-vous à ces opinions ?

R : Dans ma réponse à une question similaire lundi, j'ai clairement indiqué que de telles accusations ne correspondent pas aux faits et ne trouveraient aucune audience en Afrique. Ce sont les Africains qui sont les mieux placés pour juger les effets des projets de coopération sino-africaine.

Puisque vous avez mentionné Djibouti et le Kenya, je voudrais partager quelques informations récentes sur ces deux pays. Récemment, Mahamoud Ali Youssouf, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Djibouti, s'est dit satisfait des progrès du partenariat stratégique avec la Chine et a remercié la Chine pour son aide apportée depuis de longues années. Le Président kenyan Uhuru Kenyatta a déclaré que, ces dernières années, le Kenya et la Chine entretenaient des relations encore plus étroites, avec une coopération resserrée dans de nombreux domaines, allant de l'industrie aux infrastructures. Le chemin de fer Mombasa-Nairobi Standard Gauge Railway, l'un des projets d'infrastructures les plus ambitieux de la région, a entraîné d'énormes changements dans la vie des Kenyans. La Chine salue l'appréciation équitable portée par les dirigeants et les personnalités clairvoyantes de Djibouti, du Kenya et d'autres pays africains sur les relations sino-africaines et la coopération sino-africaine.

Comme le dit un vieil adage chinois : « Quand il n'y a pas de problèmes, l'homme mesquin se crée des ennuis ». Certains semblent s'inquiéter de la coopération Chine-Afrique. J'ai vraiment peur qu'ils soient fatigués.

Mais peu importe ce que ces gens pensent et disent, la Chine et l'Afrique se font une grande confiance, l'amitié sino-africaine a su résister aux épreuves du temps, et la coopération sino-africaine a donné des résultats fructueux. La Chine, fidèle au principe de sincérité, de pragmatisme, d'amitié et de franchise, et à la judicieuse conception de la justice et des intérêts, renforcera la coopération pragmatique avec les pays africains dans divers domaines dans le cadre de « la Ceinture et la Route », fera progresser à pas assurés la mise en œuvre du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération sino-africaine et du consensus dégagé par les dirigeants sino-africains pour promouvoir un développement continu du partenariat stratégique global sino-africain. Dans le même temps, nous espérons qu'un plus grand nombre de pays s'intéresseront réellement à l'Afrique, accorderont de l'importance à l'Afrique et investiront davantage en Afrique, pour contribuer, avec la Chine, à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité du continent africain.



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