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Conférence de presse du 26 mars 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang


2019/03/26

Q : Selon les médias, les deux sœurs saoudiennes qui avaient séjourné à Hong Kong pour demander l'asile sont maintenant parties pour un troisième pays. Pourriez-vous nous présenter les discussions entre le gouvernement chinois et le gouvernement saoudien à ce propos ? Le gouvernement saoudien a-t-il demandé au gouvernement chinois de les renvoyer en Arabie saoudite ?

R : Selon la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, le gouvernement de la RAS de Hong Kong peut appliquer des contrôles d'entrée et de sortie vis-à-vis des étrangers lors de leur entrée, de leur séjour dans la région et de leur sortie. En ce qui concerne les affaires d'entrée et de sortie de ressortissants étrangers à Hong Kong, je vous renvoie au gouvernement de la RAS de Hong Kong.

Q : Le Vice-Président du Parti des Travailleurs de Corée, Ri Su-yong, est arrivé à Beijing aujourd'hui. Rencontrera-t-il des officiels chinois ? Avez-vous des nouvelles de la visite en Chine du Représentant spécial des Etats-Unis pour la RPDC, Stephen Biegun ? Les deux visites sont-elles liées d'une manière ou d'une autre ?

R : Concernant votre première question, je n'ai rien à indiquer pour le moment.

En ce qui concerne la visite du Représentant spécial des Etats-Unis pour la RPDC, Stephen Biegun, j'ai déjà répondu hier à une question sur ce sujet. La Chine maintient une communication et une coordination étroites avec toutes les parties concernées au sujet des affaires de la péninsule coréenne. Nous publierons des informations importantes en temps opportun, le cas échéant.

Q : Selon un rapport confidentiel soumis par la Chine et la Russie au Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Chine a renvoyé un certain nombre de travailleurs de la RPDC travaillant en Chine dans leur pays. Pourriez-vous nous dire combien de travailleurs de la RPDC sont actuellement en Chine et combien la Chine en a-t-elle renvoyé en RPDC ?

R : Vous avez dit qu'il s'agissait d'un rapport confidentiel. Comment vous êtes-vous procuré son contenu ?

JOURNALISTE : Il a été divulgué aux journalistes.

R : Par qui ?

JOURNALISTE : Je ne sais pas.

R : La Chine applique toujours, fidèlement et strictement, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la RPDC et s'acquitte de ses obligations internationales. Pour l'application des résolutions 2371 et 2375 du Conseil de sécurité, l'Administration nationale des Affaires des experts étrangers a publié des avis en exigeant la mise en œuvre des dispositions desdites résolutions concernant les travailleurs de la RPDC à l'étranger. En fait, la Chine a honoré ses engagements avec fidélité et rigueur. La Chine a récemment soumis un rapport au Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant la RPDC.

Q : Le Président américain Donald Trump a signé lundi un décret présidentiel reconnaissant la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan. De nombreux pays ont déjà condamné cet acte. Quelle est la position de la Chine à ce sujet ?

R : La communauté internationale reconnaît que le plateau du Golan est un territoire occupé. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté des résolutions exigeant le retrait d'Israël du plateau du Golan. La Chine s'oppose aux tentatives unilatérales de changer les faits et n'espère pas voir une escalade de la tension dans la région.

Q : Le Ministère japonais de l'Education vient de publier les résultats de l'examen des manuels scolaires. Nous avons remarqué que les manuels d'école primaire indiquaient clairement que les « îles Senkaku » font partie intégrante du territoire du Japon. Quel est votre commentaire ?

R : La position de la Chine sur la question des îles Diaoyu est claire et cohérente. L'île Diaoyu et ses îles affiliées font partie intégrante du territoire de la Chine depuis l'Antiquité. Le fait que les îles Diaoyu appartiennent à la Chine ne peut être modifié, peu importe ce que la partie japonaise choisit de dire ou de faire.

Q : Le Département d'Etat américain a déclaré que la Chine entravait systématiquement l'accès au Tibet des diplomates, des journalistes et des citoyens américains. Il a également déclaré que, l'année dernière, la Chine avait rejeté cinq des neuf demandes américaines de visite au Tibet. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note du rapport du Département d'Etat américain.

La prétendue « Loi sur l'accès réciproque au Tibet » des Etats-Unis constitue une violation grave des normes fondamentales régissant les relations internationales. Elle interfère de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et envoie des signaux totalement erronés aux forces séparatistes du Tibet, portant gravement atteinte aux échanges et à la coopération sino-américains. La Chine s'oppose fermement à cela. Le soi-disant rapport américain fondé sur la loi susmentionnée est totalement indifférent aux faits et imbu de préjugés. La Chine ne l'acceptera en aucun cas.

Je tiens à souligner que les affaires du Tibet font partie des affaires intérieures de la Chine, où aucune ingérence étrangère n'est admissible. Le Tibet est ouvert aux gens du monde entier. Compte tenu des conditions géographiques et climatiques particulières de la région, il est nécessaire et incontestable que le gouvernement chinois prenne, conformément aux lois et règlements, des mesures d'administration et de protection vis-à-vis des étrangers lors de leur entrée au Tibet. Nous encourageons plus de citoyens étrangers à effectuer des visites, à voyager et à faire des affaires au Tibet. Cette position ne changera pas. Cependant, ils doivent respecter les lois et les règlements en vigueur en Chine et suivre les procédures nécessaires.

Nous exhortons les Etats-Unis à reconnaître pleinement la grande sensibilité des questions liées au Tibet, à prendre des mesures concrètes pour éliminer l'impact négatif du rapport susmentionné et à cesser d'utiliser les questions liées au Tibet pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine afin d'éviter de nuire à nos relations bilatérales, à nos échanges et à notre coopération.

Q : Selon des reportages, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré hier que le Japon était prêt à coopérer avec la Chine dans les marchés tiers si l'initiative « la Ceinture et la Route » pouvait remplir des conditions telles que l'ouverture et la transparence. Quelle est la réaction de la partie chinoise à cela ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Les dirigeants chinois et japonais sont parvenus à un consensus important sur le développement d'une coopération dans les marchés tiers dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Lors de la visite du Premier ministre Shinzo Abe l'année dernière en Chine, les deux parties ont tenu le premier Forum sur la coopération sino-japonaise dans les marchés tiers, au cours duquel une série de documents de coopération concrets ont été signés. La construction conjointe de « la Ceinture et la Route » a offert une nouvelle plate-forme à la Chine et au Japon pour approfondir leur coopération mutuellement bénéfique. Nous souhaitons que le Japon puisse participer à la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » de manière encore plus affirmée. La Chine est disposée à collaborer avec tous les pays pour assurer la construction conjointe du projet « la Ceinture et la Route » de qualité et de haut niveau, en insistant sur le principe de « concertation, synergie et partage », afin d'offrir plus d'avantages aux populations de tous les pays.

Q : Lors de la visite du Président Xi Jinping en France, la Chine a signé un accord d'achat d'Airbus pour 35 milliards de dollars. Ce montant représente environ le double du volume attendu. Est-ce un message de la Chine à l'attention des Etats-Unis alors que les négociations économiques et commerciales sino-américaines se poursuivent ?

R : Autant que je sache, des informations sur l'accord signé par la partie chinoise et Airbus pour acheter des avions Airbus ont été publiées par l'entreprise chinoise concernée. Vous pourrez les trouver en ligne.

Au fil des ans, la coopération Chine-France dans le domaine de l'aviation a été mutuellement bénéfique et a donné des résultats fructueux. Airbus a contribué à la croissance de la flotte d'avions civils et à la modernisation du transport aérien en Chine, tandis que le développement du secteur et du marché de l'aviation chinois a également fortement stimulé la croissance d'Airbus. En fonction des besoins de développement du secteur du transport aérien chinois et de la demande du marché chinois, nous poursuivrons la coopération dans le secteur de l'aviation avec les parties concernées.

Q : En ce qui concerne la 60e assemblée annuelle de la Banque interaméricaine de développement, prévue à Chengdu cette semaine, avez-vous de nouvelles remarques ou de nouvelles informations à ce sujet ? La Chine craint-elle un éventuel impact sur sa coopération avec les pays d'Amérique latine ?

R : Puisque vous posez des questions sur la 60e assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque interaméricaine de développement (BID), j'aimerais donner une réponse complète. En fait, j'ai déjà répondu à certaines questions des médias à ce sujet.

La réunion annuelle devait initialement se tenir à Chengdu du 26 au 31 mars. Très attachée à cet événement, en tant qu'hôte, la Chine a fait beaucoup de préparatifs. Nous avons espéré travailler avec différentes parties pour organiser une réunion réussie d'unité, de coopération et de résultats gagnant-gagnant.

La grande majorité des membres de la BID, y compris la Chine, est d'avis que l'assemblée annuelle de la BID, en tant que réunion du secteur financier, devrait être axée sur la coopération financière. En tant que telle, ce n'est pas un lieu approprié pour débattre de sujets politiques sensibles. Cependant, certains pays ont toujours attiré l'attention sur le sujet politique sensible qu'est la question vénézuélienne. Bien que de graves divisions persistent entre les Etats membres, l'on a approuvé à la hâte le nouveau gouverneur et le directeur exécutif nommés par Juan Guaido, à l'approche de la réunion, et l'on a insisté pour que leur participation à la réunion soit assurée.

La position de la Chine sur la question vénézuélienne est cohérente et claire. Nous estimons que toutes les parties doivent respecter les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies, se conformer au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales et s'abstenir de s'immiscer dans les affaires intérieures du Venezuela. Bien que le gouverneur nommé par Guaido ait suivi la procédure de vote de la BID, Guaido lui-même n'est pas un président élu au terme de procédures légales et manque donc de légitimité. La Chine a du mal à permettre aux représentants de Guaido d'assister à la réunion en Chine. Changer les représentants du Venezuela à la BID ne contribuera pas à résoudre la question vénézuélienne ; au contraire, cela a détérioré l'atmosphère de la réunion annuelle de la BID et a perturbé les préparatifs de l'événement.

Pour garantir le bon déroulement de la réunion annuelle de la BID, la Chine a fait preuve de prudence en ce qui concerne la participation des représentants du Venezuela et formulé des propositions raisonnables. Nous avons engagé une communication et une coordination approfondies avec les parties concernées et leur avons demandé de soutenir le but initial de coopération amicale du mécanisme et de s'abstenir de la politiser. Cela correspond aux intérêts communs de toutes les parties. Les observations et propositions de la Chine sont responsables, car elles reflètent notre respect pour la BID et ses membres, ainsi que notre sincérité en tant qu'hôte qui souhaite une réunion couronnée de succès. Néanmoins, certains pays ont tenté d'imposer leur volonté à d'autres, de manipuler la question vénézuélienne et de forcer la présence des représentants de Guaido à la réunion, au mépris de l'objectif de la réunion, de la position et des préoccupations de la Chine et de nos efforts sincères en tant qu'hôte. Ceci a fini par conduire à l'annulation de la réunion. Aucune partie ne souhaite qu'un tel cas se produise, et la responsabilité n'incombe pas à la partie chinoise.

La Chine regrette profondément que la BID ait décidé d'annuler sa réunion annuelle à Chengdu. A ma connaissance, la grande majorité des membres de la BID partage l'avis de la Chine selon lequel la réunion annuelle devrait être axée sur la coopération financière et ne pas être perturbée par des sujets politiques controversés. Et on comprend bien que certains pays contrecarrent les efforts pour une réunion réussie. Nous sommes convaincus que notre coopération avec la BID et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes ne sera pas perturbée et nous avons toute confiance dans le futur renforcement de notre coopération.

Q : Hier, le Conseiller du président américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a commenté la situation au Venezuela et a déclaré que les Etats-Unis ne toléreraient aucune ingérence de « puissances étrangères hostiles » dans les affaires de l'hémisphère occidental. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Premièrement, les pays de l'hémisphère occidental, en particulier les pays d'Amérique latine, sont tous des Etats indépendants et souverains. Ils ont le droit de déterminer leur propre politique étrangère et la manière dont ils s'engagent dans une coopération mutuellement bénéfique avec les pays de leur choix.

Deuxièmement, la Chine a toujours pour position de développer des relations amicales et de coopération avec tous les pays, y compris le Venezuela et d'autres pays d'Amérique latine, sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique.

Troisièmement, en ce qui concerne la question vénézuélienne, nous tenons à souligner qu'elle ne peut être résolue que par le peuple vénézuélien et que la stabilité est dans l'intérêt du Venezuela et de la région. La Chine souhaitait collaborer avec la communauté internationale pour aider le Venezuela à rétablir rapidement la stabilité. Dans le même temps, nous continuerons à développer la coopération amicale et mutuellement bénéfique avec les pays d'Amérique latine.

Enfin, les affaires latino-américaines ne sont pas les affaires exclusives d'un pays donné, et l'Amérique latine n'est pas la cour de ce pays.



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