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Conférence de presse du 20 mai 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang


2019/05/20

À l'invitation du Premier Ministre Li Keqiang, le Premier Ministre Charlot Salwai de la République de Vanuatu effectuera une visite officielle en Chine du 26 au 31 mai.

Ce sera la première visite en Chine du Premier Ministre Charlot Salwai depuis son entrée en fonction. Lors de cette visite, le Président Xi Jinping le rencontrera et le Premier Ministre Li Keqiang s'entretiendra avec lui. Les dirigeants des deux pays procéderont à un échange de vues sur les relations sino-vanuatuanes et sur d'importantes questions d'intérêt commun. Outre Beijing, le Premier Ministre Charlot Salwai se rendra également à Hainan et fera escale à Hong Kong.

Le Vanuatu est un pays important de la région insulaire du Pacifique et un bon ami et bon partenaire de la Chine. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques il y a 37 ans, les relations bilatérales ont enregistré des progrès considérables et leur coopération a donné des résultats fructueux dans différents domaines. À l'issue de leur rencontre couronnée de succès en Papouasie-Nouvelle-Guinée en novembre de l'année dernière, le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Charlot Salwai sont convenus de faire des relations bilatérales un partenariat stratégique global fondé sur le respect mutuel et le développement partagé, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans l'histoire des relations entre les deux pays. La Chine entend travailler de concert avec le Vanuatu, en saisissant l'occasion offerte par la visite du Premier Ministre Charlot Salwai pour renforcer la confiance politique mutuelle, élargir la coopération pragmatique, faire progresser le partenariat stratégique global Chine-Vanuatu pour le mieux-être des deux peuples.

Q : Google a suspendu une partie de ses activités avec Huawei, apparemment à cause des nouvelles restrictions imposées par les États-Unis à Huawei. Quelle est votre réaction à ce sujet ?

R : Nous avons noté des propos tenus par des médias selon lesquels « Google a suspendu ses activités avec Huawei ». Nous vérifierons les informations et suivrons de près le développement de la situation.

Dans le même temps, la Chine soutient les entreprises chinoises dans la défense de leurs droits et intérêts légitimes en ayant recours à l'arme juridique.

Q : Le Président américain Trump a déclaré le 17 mai qu'il y avait en réalité un accord américano-chinois, mais que la Chine l'avait rompu. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je ne sais pas quel « accord » évoquait la partie américaine. Peut-être a-t-elle un « accord » auquel elle prétendait dès le début, mais je suis certain que la Chine n'a pas accepté un tel accord.

La raison fondamentale pour laquelle les onze tours de consultations n'ont pas abouti à un accord est que les États-Unis cherchent à imposer ses exigences irrationnelles en exerçant des pressions maximales, et que cela n'a pas fonctionné dès le début. Avec ses tentatives infructueuses de susciter une large suspicion et les turbulences sur le marché intérieur et international, les États-Unis tentent de semer la confusion parmi le public et de rejeter la responsabilité sur autrui, ce qui est également peine perdue. La sincérité et l'attitude constructive que la Chine a manifestées au cours des onze derniers tours de négociations sont au vu et au su de la communauté internationale.

Je voudrais réitérer que les consultations économiques et commerciales sino-américaines ne pourront réussir qu'en suivant la bonne voie du respect mutuel, de l'égalité et des avantages mutuels.

Q : Selon un média allemand, après des années d'examen, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'UE n'ont pas trouvé de « portes dérobées » évidentes dans les produits de Huawei. Cependant, des failles de sécurité ont souvent été détectées dans les équipements de la société américaine Cisco, dix cas de « portes dérobées » ayant été révélés depuis 2013. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : En fait, nous aimerions beaucoup savoir quels sont les commentaires des États-Unis à ce sujet. Ceci dit, la communauté internationale n'a peut-être pas mis de grands espoirs là-dessus, car, depuis l'incident de « Prism », les États-Unis ont toujours gardé le silence sur les accusations de cyberattaques et sybervols contre eux.

Les États-Unis qui jugent autrui selon leur propre intention ont calomnié et dénigré des sociétés étrangères sans jamais fournir de preuves convaincantes, dans le but de gagner des avantages concurrentiels injustes. Les conclusions de la partie européenne que vous avez mentionnées ont prouvé l'innocence de Huawei et ont révélé le caractère illégitime de l'oppression d'entreprises étrangères par les États-Unis en utilisant le pouvoir national.

Q : Le Ministre assistant chinois des Affaires étrangères Zhang Jun et le Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergei Ryabkov ont tenu un nouveau tour de consultations sur la stabilité stratégique le 17 mai. Pouvez-vous nous en dire plus sur le contexte, les objectifs et les thèmes de ces consultations ? Ont-ils atteint un consensus ? Quel est le point de vue de la Russie sur la tentative américaine de promouvoir les négociations trilatérales entre la Chine, les États-Unis et la Russie sur le contrôle des armements ?

R : La Chine a publié des informations au sujet du dernier tour de consultations sino-russes sur la stabilité stratégique tenu à Moscou la semaine dernière. Je voudrais souligner les points suivants :

Les facteurs d'instabilité et d'incertitude se multiplient dans le domaine de la sécurité stratégique internationale. Un certain grand pays s'est retiré de traités et mécanismes internationaux tout en intensifiant sa propre puissance nucléaire et antimissile. Cela a gravement compromis la stabilité mondiale, érodé la confiance stratégique mutuelle entre les principaux pays, et affaibli le mécanisme international de contrôle des armements, si bien que des problèmes internationaux et régionaux d'actualité brûlante sont exposés au risque de devenir incontrôlables. La Chine et la Russie estiment qu'elles doivent renforcer la planification de la coopération stratégique, s'en tenir au multilatéralisme, maîtriser fermement la tendance négative et les préjudices de l'unilatéralisme, unir leurs efforts pour relever les défis auxquels fait face le régime de maîtrise des armements et de non-prolifération, et renforcer la coordination stratégique sur les problèmes brûlants relatifs à la sécurité régionale.

En ce qui concerne les soi-disant négociations trilatérales sur le contrôle des armements, la position de la Chine est très claire, comme je l'ai expliqué la semaine dernière : le principe et la base de telles négociations trilatérales sur le contrôle des armements n'existent pas du tout, et la Chine n'y participera jamais. La Russie estime également que les États-Unis doivent continuer à remplir leurs obligations internationales, et elle comprend parfaitement la position de la Chine sur les négociations trilatérales relatives au contrôle des armements.

Q : L'ambassadeur américain en Chine est en visite au Tibet. Selon l'ambassade des États-Unis en Chine, l'ambassadeur profite de ce voyage pour faire part de ses préoccupations concernant les restrictions sur la liberté religieuse et la préservation de la culture et de la langue tibétaines dans la zone concernée. Quelle est la réaction de votre Ministère à ce sujet ?

R : L'ambassadeur Terry Branstad et son entourage sont les bienvenus pour se rendre au Tibet et constater sur place les énormes changements connus dans le développement socio-économique du Tibet et le travail et la vie de la population locale depuis la libération pacifique du Tibet il y a plus de 60 ans, ce qui les aidera à mieux connaître la région autonome du Tibet.

Concernant les remarques de l'ambassade des États-Unis en Chine que vous avez mentionnées, nous espérons que l'ambassadeur Terry Branstad effectuera sa visite au Tibet avec une attitude objective et respectueuse des faits et qu'il pourra tirer sa propre conclusion sans aucun préjugé, notamment en ce qui concerne la protection de la culture, de la croyance religieuse et du patrimoine historique au Tibet. Nous espérons que les États-Unis arriveront à une conclusion étayée par des faits plutôt que d'être induits en erreur ou perturbés par des rumeurs et calomnies fondées sur des ouï-dire.

Q : Un navire de guerre américain a navigué hier près de l'île Huangyan. Est-ce que la Chine a envoyé des navires de guerre pour identifier le navire américain et le sommer de partir ?

R : Autant que je sache, le 20 mai dans la matinée, l'USS Preble est entré dans les eaux adjacentes de l'île Huangyan sans l'autorisation du gouvernement chinois. La marine chinoise a identifié et vérifié le navire de guerre américain conformément à la loi et l'a sommé de partir. Je dois souligner encore une fois que l'intrusion du navire de guerre américain est une violation de la souveraineté de la Chine, un sabotage de la paix, de la sécurité et du bon ordre dans les eaux concernées. La Chine s'y oppose fermement.

La Chine respecte et maintient la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale, liberté à laquelle les pays ont droit en vertu du droit international. Cependant, la Chine s'oppose fermement aux actions qui portent atteinte à sa souveraineté et à sa sécurité sous le prétexte de la liberté de navigation et de survol. Au mépris de l'aspiration commune des pays de la région à la paix et à la stabilité en Mer de Chine méridionale, les États-Unis ont maintes fois perturbé la paix et la stabilité régionales sous le prétexte de la « liberté de navigation et de survol ». Une telle action est impopulaire. Nous exhortons les États-Unis à cesser immédiatement ce genre de provocation afin d'éviter toute atteinte aux relations sino-américaines, à la paix et à la stabilité dans la région. La Chine continuera à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre la souveraineté et la sécurité nationales et préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : Selon des médias, le journal Choson Sinbo, dirigé par l'Association générale des résidents coréens au Japon, a publié un article déclarant que l'obstination américaine quant à sa demande, formulée lors de la rencontre des dirigeants américano-nord-coréen à Hanoï, pour que la RPDC « abandonne le nucléaire en premier » a conduit l'échec de la rencontre. La RPDC est d'avis que les consultations ne se poursuivront que si les États-Unis abandonnent leur approche égoïste et arrogante du dialogue. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté des reportages concernés. La Chine est toujours d'avis que la question de la péninsule coréenne ne pourra être résolue que par le dialogue politique de manière pacifique. Et le seul moyen est de faire avancer le dialogue par étapes et de manière synchronisée dans le cadre d'une solution globale, en passant du plus facile au plus difficile. Il est essentiel de tenir compte de manière équilibrée des préoccupations légitimes des différentes parties.

Nous espérons que la RPDC et les États-Unis pourront déployer des efforts dans le même sens, poursuivre le dialogue pour plus de résultats et parvenir à la paix. La Chine continuera d'œuvrer avec la communauté internationale pour encourager les deux parties à continuer d'avancer dans la bonne direction pour la dénucléarisation de la péninsule et l'instauration d'un régime de paix.

Q : Vous avez déclaré la semaine dernière que la Chine prendrait les mesures nécessaires pour protéger les droits et intérêts de Huawei. Pouvez-vous nous dire quels sont les développements ou les décisions chinoises à ce sujet ? Quelles mesures spécifiques la Chine va-t-elle prendre, compte tenu du fait que Google a cessé sa coopération avec Huawei dans ce domaine ?

R : Vous avez bien compris la position de la Chine. Comme nous l'avons dit, les principes de respect mutuel, d'égalité et d'avantages mutuels doivent être respectés dans les relations économiques, commerciales et d'investissements entre les pays.

Q : La semaine dernière, le chef de la diplomatie chinoise a rencontré son homologue iranien. Les deux parties ont-elles parlé de la question du pétrole iranien ? Étant donné que les États-Unis s'opposent à l'importation de pétrole iranien par les autres pays, la Chine continuera-t-elle à en importer de l'Iran ?

R : Je pense que vous faites allusion à la rencontre entre le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le Ministre des Affaires étrangères iranien Zarif à Beijing vendredi dernier. Nous avons publié des informations détaillées à ce sujet.

Vous constaterez que les deux parties ont discuté des questions d'intérêt commun, y compris des derniers développements du dossier iranien. Vous avez dit que les États-Unis perturbent les importations de pétrole en provenance d'Iran par d'autres pays, notamment que les États-Unis se sont retirés de l'accord global sur la question nucléaire iranienne et faisaient obstacle à la mise en application de l'accord. La position de la Chine à cet égard est très claire. Les relations économiques et commerciales normales entre la Chine et l'Iran sont légitimes et légales, et personne ne devrait les perturber.

Q : Une question supplémentaire sur la visite de l'ambassadeur américain en Chine au Tibet. Selon des informations, sa demande de se rendre au Tibet a été rejetée l'année dernière, mais acceptée cette année. Pourriez-vous nous donner des explications plus précises là-dessus ?

R : Comme nous l'avons dit précédemment, tous ceux qui veulent se faire une idée objective du développement socio-économique de la Chine, y compris de la région autonome du Tibet, sont les bienvenus pour visiter le Tibet. Je ne sais pas à quelles circonstances vous faites allusion lorsque vous dites que sa demande n'avait pas été approuvée. S'agissant des visites demandées dans certaines régions par les diplomates étrangers accrédités en Chine, y compris l'ambassadeur américain en Chine, bien entendu, elles doivent être organisées après des consultations avec les départements concernés.

Q : La Chambre de commerce de l'Union européenne en Chine a déclaré, dans un rapport publié aujourd'hui, que des entreprises européennes se plaignaient du problème du transfert de technologies forcé par la Chine à l'égard des entreprises étrangères en Chine. Le gouvernement chinois a promis maintes et maintes fois de respecter et de protéger les droits de propriété intellectuelle. Si c'est vrai, pourquoi les entreprises européennes rencontrent-elles encore ce problème dans leurs activités en Chine ?

R : Tout d'abord, comme vous l'avez dit, le gouvernement chinois a déclaré à plusieurs reprises que nous protégeons les droits de propriété intellectuelle et que nous ne demanderons jamais de « transfert de technologies forcé » dans le cadre d'une coopération entre les entreprises chinoises et étrangères. Je suis sûr que vous avez également remarqué que la loi sur l'investissement étranger récemment adoptée en Chine stipule en termes explicites que le transfert de technologies doit être réglementé par la législation, et non être forcé par des moyens administratifs.

En fait, la Chine attache une grande importance à la protection des droits de propriété intellectuelle. Elle n'a jamais pratiqué la politique obligeant des entreprises étrangères à transférer des technologies. Les investissements et les transferts de technologie mutuels réalisés entre la Chine et les pays étrangers sont le résultat d'une coopération consensuelle entre les entités du marché, d'une coopération gagnant-gagnant par nature. Les entreprises étrangères, y compris européennes, sont toujours les bienvenues en Chine pour partager les opportunités de développement par le biais de la coopération, et obtenir des résultats avantageux pour tous.

Mais dans le même temps, je dois souligner que si les entreprises européennes ou d'autres pays en Chine ont vraiment de telles préoccupations et si elles peuvent donner des preuves solides, pour autant que ces préoccupations soient raisonnables et qu'elles existent, je suis sûr qu'elles peuvent être résolues puisque la législation chinoise a prévu des dispositions très claires à ce sujet. Ceci dit, nous nous opposons à des accusations fabriquées qui ne soient pas fondées sur des faits.

Q : Le dirigeant chinois a fait une inspection dans le Jiangxi aujourd'hui et y a conduit une étude sur l'industrie des terres rares. Dans le contexte des frictions commerciales entre la Chine et les États-Unis, quel message l'inspection et l'étude du dirigeant chinois tentent-elles d'envoyer à l'extérieur ? La Chine envisage-t-elle de riposter aux actions des États-Unis en limitant l'exportation de terres rares ?

R : Il est normal que le dirigeant chinois effectue une inspection et conduit une étude sur les politiques industrielles dans le pays. J'espère que vous ne surinterpréterez pas cela.

Quant aux relations économiques et commerciales sino-américaines, comme je l'ai dit plus tôt, elles doivent être fondées sur le respect mutuel, l'égalité et les avantages mutuels.

***

Le compte du bureau du porte-parole de notre Ministère est officiellement mis en ligne aujourd'hui sur le réseau social chinois Weibo. Vous êtes les bienvenus pour vous y connecter.



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