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Conférence de presse du 11 juin 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang


2019/06/11

Q : Le Président américain Donald Trump a déclaré hier lors d'une interview avec CNBC qu'il espérait rencontrer le Président Xi Jinping en marge du Sommet du G20 à Osaka. A la question de savoir si les Etats-Unis augmenteraient les droits de douane sur 300 milliards de dollars de produits chinois s'il ne pouvait pas rencontrer le Président Xi, le Président Trump a répondu « Oui ». Les chefs d'Etat chinois et américain se rencontreront-ils en marge du sommet du G20 ? Quelle est la réponse de la Chine aux propos du Président Trump ?

R : J'ai répondu à cette question hier. Nous notons que, ces derniers temps, la partie américaine a ouvertement déclaré à maintes reprises qu'elle attendait la tenue d'une réunion entre les chefs d'Etat chinois et américain en marge du Sommet du G20 à Osaka. Si nous avons des informations pertinentes, nous les publierons en temps voulu.

En ce qui concerne les questions économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, notre position est claire et ferme. La Chine ne veut pas de guerre commerciale, mais elle n'en a pas peur. Si les Etats-Unis sont disposés à mener des consultations sur un pied d'égalité, notre porte est grande ouverte. Mais s'ils s'obstinent à poursuivre l'escalade des frictions commerciales, nous nous battrons jusqu'au bout avec une ferme détermination.

Q : Selon des reportages, les Etats-Unis ont exprimé lundi leurs préoccupations concernant la modification de l'Ordonnance sur les criminels fugitifs et de l'Ordonnance sur l'entraide judiciaire en matière pénale proposée par le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong, affirmant qu'une telle décision pourrait compromettre le statut spécial de Hong Kong. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : En ce qui concerne la modification des ordonnances par la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, nous avons clairement énoncé notre position à plusieurs reprises. Le gouvernement de la RAS a recueilli les avis de tous les milieux sociaux de Hong Kong au sujet de la modification des ordonnances. En réponse aux propositions concernées, les projets de modifications ont été ajustés à deux reprises. Le gouvernement central continuera à soutenir fermement les efforts du gouvernement de la RAS de Hong Kong pour faire avancer la modification des deux ordonnances.

Je tiens à souligner que depuis la rétrocession de Hong Kong, les principes dits d'« un pays, deux systèmes », de « l'administration de Hong Kong par les Hongkongais » et de haut degré d'autonomie ont été sérieusement appliqués, que les droits conférés et la liberté des Hongkongais sont pleinement garantis et que de nombreuses institutions internationales ont constamment classé Hong Kong parmi les économies les plus libres et les régions les plus compétitives du monde.

Je voudrais souligner encore une fois que les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine et qu'aucun pays, organisation ou individu n'a le droit de s'y immiscer. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition face aux propos irresponsables et erronés de la partie américaine sur la modification des ordonnances ainsi qu'à ses commentaires déplacés sur les autres affaires de Hong Kong. Nous exhortons les Etats-Unis à envisager d'une manière juste et objective la modification des ordonnances par le gouvernement de la RAS de Hong Kong en vertu de la loi, à faire preuve de prudence dans leurs paroles et leurs actes, et à cesser de s'immiscer sous quelque forme que ce soit dans les affaires de Hong Kong et dans les autres affaires intérieures de la Chine.

Q : Selon des reportages, un tribunal néo-zélandais a déclaré que le gouvernement néo-zélandais devait reconsidérer sa décision d'extrader Kyung Yup Kim, soupçonné d'avoir commis un meurtre en Chine. On craint que le suspect ne soit torturé après son extradition en Chine. Quelle est la réponse de la Chine à ce propos ?

R : J'ai vu les reportages concernés. Kyung Yup Kim, qui fait l'objet de la demande d'extradition, a été soupçonné d'avoir commis un meurtre et s'est enfui en Nouvelle-Zélande. Pour réprimer les crimes et faire respecter la justice, les autorités chinoises compétentes ont présenté une demande d'extradition auprès de la Nouvelle-Zélande. Les deux parties coopèrent dans cette affaire.

Cette affaire a eu lieu il y a près de dix ans. Nous espérons que la partie néo-zélandaise pourra la traiter de manière impartiale et extrader Kyung Yup Kim vers la Chine le plus rapidement possible, afin que justice soit rendue à la victime.

La Chine attache une grande importance à la protection et à la promotion des droits de l'Homme. Le système judiciaire chinois protège efficacement les droits légitimes des suspects. Nos réalisations en matière de protection des droits de l'Homme dans le domaine judiciaire sont évidentes pour tous. La Chine a fait extrader plus de 260 suspects depuis l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine, ce qui témoigne pleinement de la confiance de la communauté internationale dans notre système judiciaire.

Q : Depuis un certain temps, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo fait des remarques à propos du Xinjiang, affirmant que le gouvernement chinois a mis en détention au moins un million de personnes issues de minorités musulmanes dans des « camps de rééducation », miné la liberté religieuse des musulmans locaux et tenté d'éliminer la culture ouïgoure et la foi islamique. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Il y a un dicton en Chine comme aux Etats-Unis : « Voir, c'est croire ». Je me demande si M. Pompeo est allé dans le Xinjiang. A en juger par ces propos sans fondement, il manque de connaissances de base et de compréhension vis-à-vis du Xinjiang.

En réponse à ses propos erronés, permettez-moi de vous faire part de quelques faits de base sur le Xinjiang :

Premièrement, il n'y a pas de soi-disant « camps de rééducation » dans le Xinjiang. Les centres d'enseignement et de formation professionnels créés légalement dans le Xinjiang ont pour objectif d'aider ceux qui ont été influencés par le terrorisme et l'extrémisme à revenir sur la bonne voie et à acquérir des compétences leur permettant de pourvoir par eux-mêmes à leur subsistance et de se réintégrer dans la société. Depuis la création des centres d'enseignement et de formation professionnels, le Xinjiang n'a connu aucun incident violent et terroriste au cours des trois dernières années. La situation sécuritaire s'est considérablement améliorée dans la région.

Deuxièmement, la population multiethnique du Xinjiang jouit de la pleine liberté de croyance religieuse conformément à la loi. C'est un fait évident pour tous. Il y a 24 400 mosquées dans le Xinjiang, soit une pour 530 musulmans en moyenne. Selon les statistiques disponibles, le nombre de mosquées aux Etats-Unis est inférieur au dixième de celui du Xinjiang.

Troisièmement, la culture ouïgoure a été efficacement protégée et promue. La population ouïgoure du Xinjiang a le droit d'utiliser la langue et l'écriture de son ethnie conformément à la loi. Dans le Xinjiang, de multiples langues, dont le chinois et l'ouïgour, sont utilisées dans la presse, l'édition, la radio et la télévision. L'art du Muqam ouïgour du Xinjiang a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

Je viens de dire que M. Pompeo n'avait pas de connaissances de base et de compréhension vis-à-vis du Xinjiang, mais ce n'est pas l'essentiel de la question. La question est de savoir s'il veut ou non connaître le vrai Xinjiang. Ce sera une question de nature tout à fait différente si l'on ignore les faits et la vérité, si l'on s'entiche de l'invention de mensonges et de propos absurdes et si l'on tente de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte des droits de l'Homme et de la religion.

J'aimerais rappeler à M. Pompeo que plus il met un tel drame en scène, plus il se montre sous son vrai jour. Toute tentative d'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine est vouée à l'échec.

Q : Le moteur de recherche le plus important en République de Corée, Naver, est inaccessible en Chine depuis quelques jours. Et les sites web du Washington Post et du Guardian ont également été bloqués. Pourquoi la Chine fait-elle cela ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez dit et j'aimerais vous conseiller de vous informer auprès des départements compétents chinois. Ce que je peux vous dire, c'est que la Chine réglemente les affaires liées à Internet conformément à la loi.

Q : Le navire de guerre Liaoning de la marine chinoise a récemment quitté la mer de Chine orientale pour se diriger vers le Pacifique à travers le détroit de Miyako, entre l'île d'Okinawa et l'île de Miyako. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : J'aimerais vous conseiller de vous informer auprès du Ministère de la Défense nationale.



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