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Déclarations de la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying du 8 août 2019


2019/08/08

Q : M. Esper, le Secrétaire américain à la Défense, a déclaré, au cours de sa visite au Japon, que « les actions militaires de la Chine et ses actions économiques spoliatrices menaçaient l'ordre international fondé sur des règles que nous tentons de maintenir ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Certains Américains s'accrochant à la mentalité de la guerre froide et à l'idée du jeu à somme nulle, et fermant les yeux sur les faits fondamentaux, imposent des étiquettes à la Chine partout où ils le veulent. Un tel comportement est injuste, immoral et malintentionné.

Premièrement, la Chine s'est engagée sur la voie du développement pacifique et poursuit une politique de défense à caractère défensif. La Chine est un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement planétaire et un défenseur de l'ordre international. En revanche, les États-Unis, qui possèdent des centaines de bases militaires dans le monde entier, ont déployé des centaines de milliers de militaires en dehors du territoire américain et ont mené de nombreuses guerres dans d'autres pays. Les États-Unis, qui ont déployé des troupes et qui font parader des forces militaires dans le monde entier, n'ont absolument aucune raison ni le droit de critiquer les autres pays.

Deuxièmement, fidèle à une bonne conception de la justice et des intérêts, la Chine mène une coopération mutuellement avantageuse avec les autres pays en développement et fait de son mieux pour les aider sans aucune condition politique. Cette coopération a vigoureusement fait progresser le développement socio-économique local et amélioré les conditions de vie des populations locales. Elle est vivement saluée par les pays en développement.

Comme dit un adage chinois : « Un homme intègre ne se laisse pas ébranler par des accusations perfides ». La communauté internationale sait clairement qui enfreint les règles internationales et qui les préserve. Plus les États-Unis agissent pour noircir l'image de la Chine, plus la communauté internationale se rend compte de leurs intentions malveillantes.

Q : Récemment, le Vice-Président américain Pence a assisté à une soi-disant table ronde internationale sur la liberté religieuse, au cours de laquelle il a rencontré certaines personnes, notamment des représentants de forces anti-chinoises telles que le « Mouvement pro-démocratique », le « Mouvement islamique du Turkistan oriental » et la secte « Falungong ». Il a exhorté la Chine à respecter les droits de l'homme inscrits dans la Constitution chinoise et à autoriser les activités religieuses menées librement. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Ces personnes rencontrées par le Vice-Président américain Pence et représentant le « Mouvement pro-démocratique », le « Mouvement islamique du Turkistan oriental » et la secte « Falungong » ne sont pas du tout des personnalités religieuses, mais des forces anti-chinoises, voire des membres de sectes maléfiques. L'intention réelle derrière tout cela se voit comme le nez au milieu du visage, soit de s'immiscer dans les affaires intérieures d'un autre pays sous le prétexte de la liberté religieuse. La Chine s'y oppose fermement.

Le gouvernement chinois protège, en vertu de la loi, la liberté de croyance religieuse des citoyens chinois, et les droits qui s'y rapportent. Dans le même temps, nous ne permettrons jamais à quiconque de se livrer à des activités illégales et criminelles sous prétexte de religion. Nous demandons aux États-Unis de faire preuve de prudence dans leurs propos et leurs actes, et de cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine sous le couvert de la liberté religieuse.

Q : Le gouvernement mozambicain et le parti d'opposition ont récemment signé un accord de paix et de réconciliation nationale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine salue et soutient la signature de l'accord de paix entre le gouvernement du Mozambique et le parti d'opposition. En tant que membre du groupe de contact international, la Chine a déployé des efforts actifs pour promouvoir le processus de paix au Mozambique. Nous sommes convaincus que le gouvernement et le parti d'opposition mozambicains honoreront leur engagement en vertu de l'accord, traduiront leur volonté politique en actions concrètes pour favoriser le processus de paix au Mozambique et instaurer la paix et la stabilité à long terme dans ce pays.

Très attachée au développement d'un partenariat de coopération stratégique global avec le Mozambique, la Chine entend travailler de concert avec la communauté internationale pour continuer à jouer un rôle constructif dans l'instauration de la paix, de la stabilité et du développement au Mozambique.

Q : La US General Services Administration a publié mercredi une règle provisoire interdisant les achats d'équipements de télécommunications par le gouvernement fédéral auprès de cinq sociétés chinoises, à savoir Huawei, ZTE, Hikvision, Dahua et Hytera. Basée sur le projet de loi d'autorisation de la défense nationale de 2019, l'interdiction entrera en vigueur le 13 août. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à la pratique américaine consistant à prendre des mesures discriminatoires et injustes à l'encontre de certaines sociétés chinoises sur la base du contenu négatif lié à la Chine de sa loi de 2019 relative à l'autorisation de la défense nationale. Nous avons noté les actions juridiques engagées par les entreprises chinoises concernées aux États-Unis.

Les États-Unis ont abusé de leur pouvoir d'État et ont utilisé tous les moyens possibles pour discréditer et réprimer certaines entreprises chinoises, ce qui a porté gravement atteinte à leur propre image et leurs propres intérêts. Pire encore, cela a gravement endommagé la chaîne industrielle et la chaîne d'approvisionnement mondiales. Cela a fait l'objet, et continuera de faire l'objet d'une opposition de tous les pays du monde. Nous soutenons fermement les entreprises chinoises concernées dans la protection de leurs droits et intérêts légitimes par des moyens juridiques et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour ce faire.

Nous exhortons les États-Unis à abandonner leur mentalité de guerre froide et leur idée de jeu à somme nulle, à cesser la politisation des questions commerciales et la répression d'entreprises chinoises sans aucune raison, et à agir davantage pour un développement sain et stable de la coopération sino-américaine.

Q : Le 7 août, les forces spéciales du Comité de la sécurité nationale du Kirghizistan ont lancé une opération visant à arrêter l'ancien Président Almazbek Atambayev. Des affrontements ont eu lieu entre les forces gouvernementales et les partisans de l'ex-président. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? La Chine va-t-elle prendre des mesures supplémentaires à la frontière sino-kirghize ? Les postes de contrôle frontaliers fonctionnent-ils normalement ?

R : La Chine a pris note de l'incident qui s'est produit au Kirghizistan du 7 août au soir au 8 août au matin. En tant que voisin amical et partenaire stratégique global, la Chine espère sincèrement que le Kirghizistan maintiendra une situation stable et pense que le peuple kirghiz a la capacité et la sagesse nécessaires pour bien gérer le pays.

Selon l'accord sur l'ouverture et le système de gestion des postes-frontière signé par les gouvernements chinois et kirghiz, les deux parties ont ouvert les postes-frontière de Torugart et d'Erkeshtamn, qui fonctionnent normalement pour le moment.

Q : Le gouvernement du Kirghizistan a demandé à la société minière chinoise Zhong Ji de suspendre ses opérations dans ce pays, car les substances utilisées dans le dynamitage ont provoqué la mort de beaucoup de bétail dans les villages voisins. Des affrontements ont eu lieu entre les travailleurs et les villageois le 6 août. Des dizaines de personnes ont été blessées. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : J'ai noté les reportages concernés. Le porte-parole de l'ambassade de Chine au Kirghizistan a fait une déclaration à ce sujet. La cause de l'incident décrit dans les reportages n'est pas conforme aux faits.

Après cet incident, la Chine et le Kirghizistan y ont prêté une grande importance et ont travaillé en étroite coopération pour contrôler efficacement l'évolution de la situation et s'occuper correctement des blessés. Le Kirghizistan mène une enquête sur la cause de l'incident. La Chine demande au Kirghizistan de gérer l'incident de manière juste et appropriée et de prendre des mesures concrètes pour protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises et éviter la reproduction d'incidents similaires.

La Chine et le Kirghizistan sont des voisins amicaux et des partenaires stratégiques globaux. Des entreprises chinoises investissent et se développent depuis longtemps au Kirghizistan, contribuant beaucoup à l'amélioration des conditions de vie de la population locale et au renforcement des liens d'amitié traditionnels entre les deux pays. Ceci est pleinement reconnu par le gouvernement et la société du Kirghizistan. La Chine travaillera de concert avec le Kirghizistan pour faire progresser la coopération bilatérale dans différents domaines de manière saine et stable.

Q : Le Premier Ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée a déclaré récemment qu'il souhaitait de nouveaux financements chinois pour la dette de son gouvernement et que son pays était prêt à coopérer avec la Chine pour la construction de ports, de pistes d'aéroport et d'autres projets. Pouvez-vous confirmer cela ? Si c'est vrai, la Chine acceptera-t-elle cette demande ?

R : La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un bon ami et un bon partenaire de la Chine dans la région insulaire du Pacifique. La Chine a développé des relations de coopération amicales avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée sur la base de l'égalité et du respect mutuel en prenant pleinement en compte les besoins réels de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et lui a apporté dans la mesure du possible de l'aide et du soutien, sans aucune condition politique assortie. La Chine et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont mené une coopération efficace et mutuellement avantageuse dans les domaines, entre autres, de l'économie, du commerce, des investissements et des infrastructures. Cela a beaucoup contribué au développement national de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et au mieux-être de sa population, et a été sincèrement salué par le gouvernement et la population de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Persévérant dans la bonne conception de la justice et des intérêts, et dans le principe dit « de sincérité, de pragmatisme, d'amitié et de franchise », la Chine approfondira sa coopération pragmatique dans différents domaines avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour porter le partenariat stratégique global entre les deux pays à un nouveau palier.

Q : Selon des informations, le gouvernement néo-zélandais a déclaré à des officiels chinois qu'il protégerait la liberté d'expression dans les universités. C'est une réponse à la déclaration du consulat général de Chine sur le mouvement d'« indépendance de Hong Kong » à Auckland. Quel est le commentaire chinois à ce sujet ? Selon des sources d'information, des responsables chinois ont rencontré des diplomates néo-zélandais lundi en Nouvelle-Zélande. Pouvez-vous confirmer cela ? Si c'est vrai, quels sujets ont été abordés par les deux parties ?

R : Récemment, un très petit nombre de personnes nourries d'intentions malveillantes ont propagé l'« indépendance de Hong Kong » et ont provoqué des troubles à des fins anti-chinoises à l'Université d'Auckland. Cela a provoqué une vive indignation et une ferme opposition des étudiants chinois sur le campus. Le consulat général de Chine à Auckland, qui a clarifié les faits et exprimé sa position solennelle, en appelant les étudiants chinois à exprimer de manière légitime leurs revendications conformément à la législation néo-zélandaise et à la réglementation de l'université du pays, ne fait qu'exercer normalement ses fonctions, ce qui est irréprochable. Nous conseillons à certaines personnes en Nouvelle-Zélande d'arrêter d'observer les choses sous une optique tendancieuse, de rejeter le double critère et de cesser de tolérer les activités séparatistes anti-chinoises menées par les forces « indépendantistes de Hong Kong » sous le couvert de la « liberté d'expression ».

Q : Ces derniers jours, un diplomate chinois du consulat général de Chine à Brisbane a qualifié d'« acte patriotique » le conflit entre des étudiants chinois venant de la partie continentale et de Hong Kong à l'Université du Queensland. Pensez-vous que ce qu'il a dit est approprié ? Pensez-vous que de telles remarques constituent une ingérence dans les affaires intérieures de l'Australie et incitent à la violence sur les campus ?

R : Le 24 juillet, un très petit nombre de personnes ayant des desseins inavouables ont mené des activités séparatistes anti-chinoises à l'Université du Queensland, ce qui a provoqué l'indignation et les protestations des étudiants chinois à l'étranger, y compris des étudiants venant de la partie continentale et de Hong Kong. Conformément au droit international et à l'usage international, le consulat général de Chine à Brisbane a exprimé sa position sur les questions relatives à la souveraineté de la Chine et à la sécurité et aux droits et intérêts légaux des étudiants chinois. La déclaration a été faite de manière intégrale, exacte et irréprochable. La prétendue allégation d'« ingérence dans les affaires intérieures de l'Australie » et d'« incitation à la violence sur les campus » est inventée de toutes pièces et n'est que mensonge.

Votre question est en elle-même fort trompeuse. Pourquoi ne posez-vous pas la question aux parties concernées : sont-elles intervenues de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine en soutenant ceux qui ont tenu des propos incendiaires pour l'« indépendance de Hong Kong » à l'Université du Queensland ? Pensez-vous que tenir des remarques séparatistes anti-chinoises constitue la liberté d'expression tandis que l'expression de sentiments patriotiques ne correspond pas à la liberté d'expression ?

Q : Selon des informations, la délivrance de visas a été retardée pour deux groupes de pèlerins indiens projetant de se rendre au Tibet. Cette mesure de représailles chinoise est-elle une réponse à la déclaration indienne de transformer le Ladakh en un « territoire administratif directement gouverné par New Delhi » ?

R : Autant que je sache, les visas pour la Chine sont délivrés comme d'habitude aux groupes de pèlerins officiels indiens.



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