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Conférence de presse du 16 septembre 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying


2019/09/16

La 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies s'ouvrira au siège des Nations Unies à New York le 17 septembre et le débat général commencera à partir du 24 septembre. En marge de celui-ci auront lieu des réunions de haut niveau, telles que le Sommet Action Climat 2019 et le Sommet sur les objectifs du développement durable (ODD). Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participera au débat général à la tête de la délégation chinoise, au Sommet Action Climat et au Sommet ODD en tant que représentant spécial du Président Xi Jinping, et mènera une série d'activités bilatérales et multilatérales. Wang Yi présentera de manière intégrale le chemin parcouru par la Chine et les succès remportés par celle-ci pendant 70 ans, depuis la fondation de la République populaire de Chine ; il exposera la politique extérieure de la Chine, la position fondamentale de la Chine sur la situation internationale actuelle et les questions internationale et régionale d'importance majeure, exprimera le ferme soutien de la Chine au multilatéralisme et à l'ONU dans le but de promouvoir les échanges et la coopération entre la Chine et les autres pays du monde ainsi que les organisations internationales.

Q : Vous venez d'annoncer l'information relative à la participation du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi au débat général de la 74e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Pourriez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ? Quelles sont les activités multilatérales et les rencontres bilatérales prévues pour lui ?

R : Le débat général de cette session de l'Assemblée générale des Nations Unies offre une occasion importante d'échanger sur des questions majeures relatives à la paix et au développement dans le monde. En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, le plus grand pays en développement et le deuxième contributeur de l'ONU, la Chine continuera de défendre fermement le multilatéralisme et de soutenir le rôle actif de l'ONU dans les affaires internationales.

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi fera une intervention lors du débat général et assistera au Sommet Action Climat et au Sommet des ODD en tant que représentant spécial du Président Xi Jinping. Il présidera en outre la rencontre entre les Ministres des Affaires étrangères des membres permanents du Conseil de Sécurité et le Secrétaire général de l'ONU, la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des États membres africains du Conseil de Sécurité, la réunion des Ministres des Affaires étrangères du Forum sur les civilisations anciennes et le dialogue des Ministres des Affaires étrangères entre la Chine et le quatuor de la CELAC. Par ailleurs, le Conseiller d'État Wang Yi aura un entretien collectif avec les chefs de la diplomatie de la troïka du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et participera à la réunion publique du Conseil de Sécurité de l'ONU, à la rencontre des chefs de la diplomatie des pays du BRICS et aux activités commémoratives du 70e anniversaire de la signature des Conventions de Genève. Il aura également des rencontres bilatérales avec le Secrétaire général de l'ONU, le Président de la 74e session de l'Assemblée générale de l'ONU, et les chefs de délégations ou les Ministres des Affaires étrangères de dizaines de pays, et sera présent à la cérémonie d'ouverture d'une exposition de photos sur les réalisations accomplies depuis la fondation de la République populaire de Chine il y a 70 ans. Nous espérons, à travers les événements susmentionnés, renforcer les échanges, le dialogue et la coopération avec les autres pays et organisations internationales, travailler ensemble pour résoudre les problèmes internationaux et régionaux d'actualité brûlante et les questions planétaires d'intérêt commun, dans l'objectif d'apporter une nouvelle contribution à la paix mondiale et au développement partagé.

Q : Selon des reportages, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé son intention de déclarer la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain et le nord de la mer Morte après la formation d'un nouveau gouvernement immédiatement après les élections dans le cas où les citoyens israéliens lui accorderaient le mandat. Le Président palestinien Mahmoud Abbas a dit qu'il annulerait tous les accords conclus antérieurement avec Israël si Benjamin Netanyahu y parvenait. L'Arabie saoudite, la Jordanie, les Émirats arabes unis et la Ligue des États arabes ont tous condamné cette initiative et la communauté internationale se dit inquiète de cela. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La Chine s'oppose à toute action unilatérale susceptible d'intensifier le conflit entre Israël et la Palestine. Nous appelons Israël à agir avec prudence pour éviter l'escalade de la tension et des bouleversements dans la région et défendre réellement le fondement du processus de paix au Moyen-Orient.

Q : Des responsables américains disent que l'Iran doit assumer l'attaque contre les installations pétrolières de l'Arabie saoudite. La Chine pense-t-elle qu'une telle possibilité existe ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Il n'est pas responsable de désigner la partie qui devra en assumer la responsabilité sans une conclusion définitive à la fin des enquêtes. Nous nous opposons à toute pratique qui élargirait et aggraverait les conflits, et nous appelons les parties concernées à s'abstenir de tout acte susceptible de conduire à une escalade de la tension régionale : voici la position de la Chine. Nous espérons que les différentes parties feront preuve de retenue et œuvreront ensemble à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient.

Q : Le Secrétaire d'État adjoint américain, Christopher Ashley Ford, a récemment déclaré dans un discours que l'administration américaine élaborait des mesures « pangouvernementales » pour faire face aux défis sécuritaires lancés par la Chine aux États-Unis et à leurs alliés. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Le discours que vous avez mentionné, en faisant fi des faits, ternit et déforme arbitrairement les politiques intérieure et étrangère de la Chine et attise l'assertion de la menace chinoise, ce qui montre bien que certaines personnes aux États-Unis persistent dans la mentalité de la guerre froide et dans l'idée du jeu à somme nulle. Cela est très dangereux.

Les faits sont plus éloquents que les mots, et la justice se trouve dans le cœur de chacun. L'histoire a prouvé et continuera de prouver que le développement de la Chine représente des opportunités pour le monde. La Chine est toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement mondial et un défenseur de l'ordre international. Cela ne peut être dénigré par aucun pays ou individu.

Nous exhortons les individus américains en question à renoncer à la mentalité de la guerre froide et à l'idée du jeu à somme nulle, à envisager de manière objective et rationnelle la Chine et les relations sino-américaines, à concentrer davantage d'énergie sur la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et les États-Unis et à apporter davantage de bonheur aux peuples des deux pays et des autres pays du monde.

Q : Le 12 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déclaré, lors d'une interview accordée au Journal russe Trud, que les Ministères des Affaires étrangères russe et chinois avaient établi depuis longtemps des relations constructives, fondées sur la confiance mutuelle et la camaraderie, leur permettant de mener avec qualité et efficacité les différentes missions confiées par les deux Chefs d'État. Selon lui, les deux pays ont mis en place un cadre de coordination stratégique internationale si étroit et solide qu'aucune tierce partie ne pourrait créer de fossé entre eux, peu importe la peine qu'elle se donnerait. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous apprécions hautement les remarques positives du Ministre des Affaires étrangères Lavrov sur les relations sino-russes.

Cette année marque le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine et de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Russie. Les relations sino-russes ont montré une forte vitalité et de vastes perspectives de développement après avoir résisté aux épreuves des aléas de la situation internationale. Passant du partenariat stratégique de coordination orienté vers le 21e siècle au partenariat stratégique global de coordination fondé sur l'égalité, la confiance mutuelle, le soutien réciproque, la prospérité commune et l'amitié éternelle, puis au partenariat stratégique global de coordination dans la nouvelle ère, les relations sino-russes ont maintenu un développement de haut niveau, atteignant sans cesse des sommets plus élevés. Elles sont devenues le seul et unique exemple d'un nouveau type de relations entre États qui privilégie le dialogue à la confrontation, le partenariat à l'alliance, et qui ne vise aucune tierce partie. Elles sont également devenues une relation entre grands pays caractérisée par une confiance mutuelle au plus haut degré, une coordination au plus haut niveau et la valeur stratégique la plus importante dans le monde.

Ceux qui ne veulent pas voir la Chine et la Russie entretenir de si bonnes relations font tout ce qu'ils peuvent pour semer la discorde. Mais je pense qu'ils seront déçus. Tout comme le Ministre des Affaires étrangères M. Lavrov l'a déclaré, la Chine et la Russie ont instauré un partenariat de coordination stratégique global très étroit et solide pour la nouvelle ère, et toute tentative de saboter les relations sino-russes est vouée à l'échec.

Vous tous avez peut-être remarqué qu'aujourd'hui, le Premier Ministre Li Keqiang est parti pour la Russie pour effectuer une visite officielle et coprésider avec le Premier Ministre Medvedev la 24e rencontre régulière des Chefs de gouvernement chinois et russe. La visite du Premier Ministre Li constituera un autre échange de haut niveau entre les deux pays après la visite d'État réussie du Président Xi Jinping en juin dernier et une rencontre importante à l'occasion du 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Comme le Premier Ministre Li l'a déclaré dans une interview écrite accordée à l'agence de presse russe TASS avant sa visite, le 70e anniversaire constitue un jalon important et un nouveau point de départ. Nous sommes convaincus que, grâce aux efforts conjugués des deux parties, le partenariat stratégique global de coordination sino-russe pour une nouvelle ère obtiendra davantage de résultats et contribuera encore plus au développement et au renouveau des deux pays, ainsi qu'à la paix et à la prospérité mondiales.

Q : Joshua Wong, un militant de Hong Kong, a exhorté les États-Unis à inclure une clause relative aux droits de l'homme dans les négociations économiques et commerciales sino-américaines et a sollicité le soutien de Washington au mouvement pour la démocratie de la ville. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : L'individu que vous avez mentionné est un citoyen chinois, mais il s'est rendu partout pour quémander une ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Chine. Le porte-parole du Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État a défini clairement la nature de cet individu. Il n'est pas qualifié pour faire des remarques sur les questions liées aux relations sino-américaines. La position de la Chine sur les questions relatives à Hong Kong et aux consultations économiques et commerciales sino-américaines est constante et claire. Je souligne encore une fois que les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine, qu'aucun gouvernement, organisation ou individu étranger n'a le droit d'y intervenir. Ceux qui s'opposent à la Chine, qui tentent de perturber Hong Kong et de se faire gros en s'appuyant sur des puissances étrangères sont voués à l'échec.

Q : Le Département d'État américain a déclaré, le 11 septembre, qu'à la demande du « gouvernement provisoire » du Venezuela, il avait lancé le Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR) avec le « gouvernement provisoire » vénézuélien et 10 autres pays. Des analyses de médias indiquent que cela ouvre la voie à une « intervention militaire ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En ce qui concerne le Venezuela, la Chine s'en tient au maintien de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales, estime que les questions devraient être réglées dans le cadre de la Constitution par les milieux gouvernementaux et non gouvernementaux vénézuéliens, à travers le dialogue politique inclusif et les consultations. Nous nous opposons à l'ingérence dans les affaires intérieures vénézuéliennes ou à une intervention militaire sous quelque prétexte que ce soit. Nous appelons vivement les parties concernées à tenir compte de la stabilité et du développement de la région, ainsi que des intérêts fondamentaux du peuple vénézuélien, en jouant un rôle constructif, et à favoriser activement les pourparlers de paix dans le cadre du droit international pour promouvoir une solution politique dans les meilleurs délais.

Q : Depuis un certain temps, plusieurs responsables américains font pression sur Huawei en faisant des démarches dans le monde entier pour solliciter des voix. Le 12 septembre, l'assistant adjoint au Secrétaire du Département d'État américain, M. Strayer, a déclaré que lors de sa visite avec le Président de la Commission fédérale des télécommunications en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, ils avaient évoqué de nouveau les risques sécuritaires liés à l'utilisation du réseau 5G de Huawei. Il a dit que les États-Unis devaient exclure Huawei du réseau 5G pour en assurer la sécurité. Le South China Morning Post vient de citer un reportage de Bloomberg concernant une lettre adressée par la US Semiconductor Industry Association au Secrétaire du Département du Commerce, Ross, réclamant l'adoption rapide de mesures pour approuver les ventes à Huawei. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Depuis un certain temps, les États-Unis abusent non seulement de leur pouvoir national pour réprimer des entreprises chinoises, mais font également de l'agitation partout dans le monde pour discréditer les entreprises chinoises. Un tel comportement va à l'encontre du principe fondamental du marché et des règles internationales. Ce n'est ni décent ni moral.

Les États-Unis fabriquent et propagent des rumeurs sur la menace que ferait peser Huawei sur la sécurité du réseau 5G, mais ils n'ont jamais fourni la moindre preuve. Tout récemment, le responsable américain à qui CNBC a demandé s'il existait des preuves irréfutables sur Huawei a donné la réponse suivante : « C'est une mauvaise question ! » Jusqu'à présent, aucun pays, organisation, entreprise ou individu n'a produit de preuves montrant que Huawei constitue une menace. En mai 2019, Der Tagesspiegel a déclaré qu'après des années d'examen, le gouvernement britannique, l'Office fédéral allemand pour la sécurité de l'information et la Commission européenne n'avaient pas trouvé de porte dérobée chez Huawei, mais que des failles de sécurité ont été détectées dans les équipements de la société américaine Cisco, et que 10 cas de porte dérobée ont été révélés depuis 2013. En 2014, Apple a reconnu dans une déclaration la possibilité d'accéder aux données personnelles des utilisateurs, telles que les textos, les adresses et les photos, via la porte dérobée de l'iPhone. En 2018, les portes dérobées de Facebook ont été dévoilées. Selon les révélations suite à l'incident lié à PRISM, les Américains ne bénéficient de la protection d'aucun secret personnel, qu'il s'agisse des appels téléphoniques, des communications, des documents et des données vocales. En outre, les appels téléphoniques de dirigeants de 35 pays étrangers, y compris les plus proches alliés des États-Unis, ont été écoutés, parfois pendant 10 ans. Et selon des reportages, ce sont des entreprises américaines telles que Cisco et Apple qui ont aidé à mettre en œuvre les programmes de surveillance.

Ce sont des faits connus de tous. Je pense que toute personne impartiale parviendra à la conclusion que les pays voulant garantir la cybersécurité doivent se prémunir contre Cisco et Apple, mais non contre Huawei. Huawei a fait des clarifications et a pris des engagements sur les questions de sécurité à plusieurs reprises dans différentes enceintes. La partie américaine peut-elle faire de même ?!

Je voudrais souligner que le problème de la sécurité de la chaîne d'approvisionnement a toujours existé tout au long du développement et de l'évolution des technologies de l'information et de la communication (TIC). Ce n'est pas un nouveau problème lié à la 5G ou à une entreprise quelconque. Nous nous opposons fermement à la fabrication de toutes pièces de la question de la « sécurité 5G de Huawei », et à la restriction, sous prétexte du concept de « sécurité nationale », du développement et de la coopération normaux au niveau des TIC par les entreprises chinoises. Nous pensons que les différents pays devraient, à condition d'assurer l'équité, la justice et la non-discrimination, mener des discussions approfondies sur le véritable problème de sécurité de la chaîne d'approvisionnement et avancer des suggestions réalistes pour préserver ensemble la sécurité des produits et des services informatiques.

Q : Dimanche, des manifestants de Hong Kong se sont rassemblés devant le consulat général du Royaume-Uni à Hong Kong, appelant la partie britannique à prendre davantage de mesures pour protéger les Hongkongais, en leur offrant par exemple la citoyenneté britannique. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong a déjà réagi à ce qui s'est passé à Hong Kong ces deux derniers jours. Je tiens à dire que, concernant ceux qui ont demandé la citoyenneté britannique devant le consulat général britannique à Hong Kong, je ne sais pas s'ils peuvent être considérés comme de vrais Chinois. C'est très déshonorant, en tant que Chinois, de quémander de l'intervention étrangère, ce n'est certainement pas quelque chose dont on peut être fier.

Mon collègue a également exposé la position de la Chine sur les questions concernées. Conformément à l'Interprétation par le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale sur certaines questions relatives à l'application de la Loi sur la nationalité de la République populaire de Chine dans la région administrative spéciale de Hong Kong, tout résident de Hong Kong d'origine chinoise né sur le territoire chinois (y compris Hong Kong), ou toute autre personne qui remplit les conditions de nationalité chinoise prescrites par la Loi sur la nationalité de la République populaire de Chine, est citoyen chinois. Tous les compatriotes chinois résidant à Hong Kong, qu'ils soient titulaires d'un passeport de citoyen des territoires dépendants britanniques ou d'un passeport britannique d'outre-mer, sont des citoyens chinois.

La Loi sur la nationalité de la République populaire de Chine stipule que la RPC ne reconnaît la double nationalité à aucun citoyen chinois.



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