Page d'accueil Ambassade infos Relations bilatérales Services consulaires Relation commerciale Liens  
Page d'accueil > Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères
Conférence de presse du 18 septembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang


2019/09/18

La 16e édition de l'Expo Chine-ASEAN et le Sommet du commerce et de l'investissement Chine-ASEAN se tiendront du 21 au 24 septembre à Nanning, dans le Guangxi. Han Zheng, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État, et les dirigeants des pays concernés de l'ASEAN sont invités à assister à la cérémonie d'ouverture et à d'autres activités.

Q : Selon une déclaration du porte-parole du Département d'État américain du 17 septembre, la partie américaine est déçue par la décision des Îles Salomon de rompre ses « relations diplomatiques » avec Taiwan et par le fait que la partie chinoise continue de réduire l'espace international de Taiwan et de changer le statu quo entre les deux rives du détroit de Taiwan. Suite à la décision des Îles Salomon d'établir des relations diplomatiques avec la Chine, le Vice-Président américain Mike Pence a refusé de rencontrer le dirigeant salomonais pour un entretien sur le développement et la coopération. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal représentant toute la Chine, et Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. Ce sont des faits historiques qui représentent un consensus universel de la communauté internationale. Sur la base du principe d'une seule Chine, la Chine a établi des relations diplomatiques officielles avec 178 pays dans le monde.

La Chine apprécie hautement la décision du gouvernement des Îles Salomon de reconnaître le principe d'une seule Chine, de rompre les soi-disant « relations diplomatiques » avec les autorités de Taiwan et d'établir des relations diplomatiques avec la Chine. Nous soutenons les Îles Salomon dans la prise d'une décision aussi importante en tant que pays souverain et indépendant.

Les États-Unis ont établi des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d'une seule Chine dès 1979. En quoi sont-ils qualifiés pour tenir des propos déplacés sur la décision d'un pays souverain d'établir des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d'une seule Chine ? N'est-ce pas une ingérence dans les affaires intérieures des Îles Salomon ? La communauté internationale a une idée très claire à ce sujet.

En ce qui concerne le refus du Vice-Président Mike Pence de rencontrer le dirigeant des Îles Salomon, vous devriez poser la question à la partie américaine. Si elle se soucie réellement des pays insulaires du Pacifique, elle devrait agir davantage pour les aider à développer leur économie et améliorer les conditions de vie de leurs populations, au lieu d'interférer grossièrement dans les affaires intérieures de ces pays en brandissant le gros bâton des sanctions.

Nous exhortons les États-Unis à respecter les droits souverains des autres pays dans la gestion indépendante de leurs affaires intérieures et extérieures, à respecter le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, et à gérer avec prudence et de manière appropriée les problèmes liés à Taiwan, pour éviter de porter gravement atteinte aux relations sino-américaines, à la paix et à la stabilité du détroit de Taiwan.

Q : Les États-Unis estiment qu'il est nécessaire pour le Conseil de Sécurité de l'ONU de discuter de l'attaque contre les installations pétrolières saoudiennes. Quel est le point de vue de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons exposé à plusieurs reprises notre position sur cette question.

La Chine condamne l'attaque contre les installations pétrolières de l'Arabie saoudite. Nous nous opposons à toute attaque contre les civils et les installations civiles. Nous appelons les parties concernées à s'abstenir de toute action conduisant à une escalade de la tension dans la région. La Chine restera en contact avec les parties concernées en ce qui concerne l'évolution de la situation.

Q : Le gouvernement du Venezuela et une partie des opposants ont signé un accord pour tenter de résoudre les problèmes du pays et ont mis en place un « mécanisme de dialogue national ». Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La Chine a suivi de près la situation au Venezuela et adopte une position constante et claire à cet égard. Nous avons toujours adhéré à la préservation de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales, et au respect du droit du peuple vénézuélien à l'autodétermination. Dans le même temps, nous soutenons tous les efforts visant à un règlement politique par le dialogue.

Q : Aux Philippines, lors d'un coup de filet contre la fraude en matière d'investissement, plus de 300 ressortissants chinois ont été arrêtés, soupçonnés d'avoir participé à des jeux d'argent en ligne. Pouvez-vous donner plus d'informations ou de détails à ce sujet ?

R : Selon des sources d'information de l'ambassade de Chine aux Philippines, le 16 septembre, quelque 300 ressortissants chinois ont été arrêtés par le Bureau philippin de l'immigration au siège d'une entreprise de jeu d'argent en ligne, soupçonnés pour leur emploi illégal. L'ambassade de Chine aux Philippines reste en contact étroit avec la partie philippine, lui demandant de traiter l'affaire de manière juste et équitable conformément à la loi, et de garantir le traitement humanitaire ainsi que les droits et intérêts légitimes des citoyens chinois concernés.

Je tiens à souligner que nous demandons toujours aux ressortissants chinois résidant à l'étranger de respecter les lois et réglementations locales, de remplir les formalités pour un permis de séjour légal et un permis de travail et de s'abstenir de participer aux jeux d'argent et aux emplois liés aux jeux d'argent.

Q : La porte-parole du Ministère vietnamien des Affaires étrangères Le Thi Thu Hang a déclaré, en parlant de la « reprise de l'invasion » par la flotte chinoise avec le navire de sondage « Haiyang Dizhi 8 » de la zone économique exclusive et du plateau continental du Vietnam, ainsi que des mesures prises par le Vietnam, que le Vietnam s'opposait fermement à la « reprise de l'invasion grave » par la flotte chinoise avec le navire de sondage « Haiyang Dizhi 8 » des droits souverains et de la juridiction dans la zone maritime du Vietnam, établis conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Elle a également fait savoir que « toute action entravant l'exploration pétrolière et gazière du Vietnam dans ses eaux constitue une violation du droit international ». La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine a la souveraineté sur les îles Nansha, et des droits souverains et une juridiction sur les eaux adjacentes de Wan'an Tan dans les îles Nansha. La Chine dispose d'amples fondements historiques et juridiques.

Depuis le mois de mai 2019, le Vietnam mène des opérations unilatérales de forage pétrolier et gazier dans les eaux chinoises de Wan'an Tan, ce qui porte gravement atteinte aux droits et intérêts de la Chine et viole les stipulations des accords bilatéraux sino-vietnamiens, notamment l'Accord sur les principes fondamentaux régissant la résolution de la question maritime entre la Chine et le Vietnam, l'article 5 de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC) et les dispositions pertinentes de la CNUDM. La partie vietnamienne doit cesser immédiatement les activités d'infraction unilatérales et rétablir l'harmonie et la tranquillité dans les zones maritimes concernées.

Les opérations chinoises dans les eaux sous juridiction chinoise en Mer de Chine méridionale sont légales, justifiables et irréprochables. Nous entendons continuer à travailler avec la partie vietnamienne pour régler judicieusement les questions concernées par des consultations amicales.

Q : Selon des responsables américains, le Président Trump, lors de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies la semaine prochaine, mentionnera probablement la situation des droits de l'homme au Xinjiang. Le Vice-Président américain Pence organisera lundi prochain une activité en faveur de la liberté religieuse. La Chine a-t-elle demandé aux États-Unis de ne pas aborder la question du Xinjiang à l'ONU ?

R : Pour le moment, je n'ai pas lu cette information, j'ai besoin de faire des vérifications.

Je tiens à dire que le débat général qui aura lieu à la 74e session de l'Assemblée générale de l'ONU offre une plate-forme importante et une occasion pour la communauté internationale de discuter des problèmes majeurs qui touchent à la paix et au développement dans le monde. Les différents pays du monde doivent profiter pleinement de cette occasion et de cette enceinte pour discuter des moyens de résoudre les problèmes internationaux et régionaux d'actualité brûlante et de relever les différents défis planétaires, en particulier la défense du multilatéralisme, l'amélioration de la gouvernance mondiale, la lutte contre l'unilatéralisme, le protectionnisme et les pratiques d'intimidation. Si certains pays veulent profiter de cette occasion pour faire des remarques irresponsables sur les affaires d'autres pays dans le but de s'immiscer dans leurs affaires intérieures, leur tentative, contraire à la volonté populaire, n'aboutira pas.

Q : Mardi, des « manifestants pro-démocrates » de Hong Kong ont appelé les parlementaires américains à faire pression sur le gouvernement chinois. Denise Ho, qui figure parmi eux, a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'un appel à l'ingérence étrangère pour l'indépendance de Hong Kong, mais d'une volonté d'œuvrer pour les droits de l'homme et la démocratie. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous avons répondu à plusieurs reprises à des questions similaires. Je tiens à réitérer que Hong Kong appartient à la Chine et que ses affaires sont purement des affaires intérieures de la Chine. Nous exhortons les États-Unis et les autres parties concernées à ne pas se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine. Dans le même temps, je mets en garde certaines personnes : toute tentative anti-chinoise et perturbant Hong Kong en sollicitant l'aide étrangère est vaine et vouée à l'échec.

Q : Une question sur les achats par la Chine de soja, de porc et d'autres produits agricoles aux États-Unis. La Chine a-t-elle encore acheté ces produits ces derniers temps ?

R : Le porte-parole du Ministère chinois du Commerce Gao Feng a déjà répondu à cette question lors d'une conférence de presse jeudi dernier. Je n'ai rien de nouveau à ajouter.



RECOMMANDER A
       IMPRIMER