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Conférence de presse du 3 décembre 2019 tenue par la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying


2019/12/03

Q : Dans un article publié par Politico, le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a écrit qu'« il est essentiel que les pays européens ne confient pas le contrôle de leurs infrastructures cruciales aux géants chinois de la technologie tels que Huawei ou ZTE », que Huawei « entretient des liens avec l'Armée populaire de Libération de Chine », est « impliquée dans l'espionnage » de certains pays et « aurait volé des droits de propriété intellectuelle » dans des pays comme l'Allemagne, Israël et le Royaume-Uni. Pompeo affirme également que la Loi sur le renseignement national de la Chine indique clairement que le Parti communiste chinois peut contraindre tout fournisseur 5G ayant son siège social en Chine à communiquer des données secrètement. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Dans « Le Sacrifice du Nouvel An », une nouvelle écrite par le célèbre écrivain chinois Lu Xun, il y a un personnage connu sous le nom de Tante Xianglin qui raconte la même histoire encore et encore. M. Pompeo se comporte comme elle. Mais contrairement au monologue inoffensif de cette dernière, M. Pompeo continue de répéter des mensonges malveillants.

Il a écrit que Huawei « aurait volé des droits de propriété intellectuelle » dans des pays comme l'Allemagne, Israël et le Royaume-Uni. Nous avons posé des questions à ce sujet et les Etats-Unis ont éludé les questions, car ils n'ont pas la réponse. Jusqu'à présent, aucun pays, entreprise ou individu ne peut présenter de preuves concluantes démontrant que Huawei constitue une menace pour la sécurité. Au contraire, le journal allemand Der Tagesspiegel a déclaré en mai dernier qu'après des années d'examen, le gouvernement britannique, l'Office fédéral de la sécurité des technologies de l'information de l'Allemagne et la Commission européenne n'avaient pas trouvé de porte dérobée dans les équipements de Huawei.

Maintenant, si nous regardons les Etats-Unis, il est évident que le Patriot Act, adopté après les attentats du 11 septembre 2001, demande aux cyberentreprises de fournir régulièrement des informations sur leurs utilisateurs. Des failles de sécurité ont toutefois été détectées dans les équipements de l'américain Cisco, et de nombreux cas de portes dérobées ont été révélés. En 2014, Apple avait admis dans une déclaration qu'il pouvait accéder aux données personnelles des utilisateurs, telles que les SMS, les contacts et les photos, via une porte dérobée de l'iPhone. En 2018, une porte dérobée de Facebook a été dévoilée. Selon des révélations dans l'affaire PRISM, des appels téléphoniques aux données vocales en passant par la correspondance et les fichiers, les citoyens américains ne bénéficient d'aucune protection de leur vie privée devant les agences de renseignement américaines. Le programme de surveillance à long terme couvrait également les appels téléphoniques des dirigeants de 35 pays étrangers, y compris les plus proches alliés des Etats-Unis. Le Ministre allemand de l'Economie en a également parlé il y a quelques jours. Et ceux qui ont aidé à exécuter le programme sont, comme le révèlent des reportages accessibles au public, des entreprises américaines telles que Cisco et Apple.

Pompeo affirme que la Loi sur le renseignement national de la Chine stipule clairement que le PCC peut contraindre tout fournisseur 5G ayant son siège social en Chine à communiquer des données secrètement. Je me demande dans quelle clause M. Pompeo a vu une telle disposition. Vous pouvez faire une recherche en ligne. Vous constaterez que cette loi stipule que « toute organisation ou tout citoyen doit soutenir, assister et appuyer les activités de renseignement national conformément à la loi ». Elle stipule également que « les activités de renseignement national doivent être menées conformément à la loi, respecter et protéger les droits de l'Homme et protéger les droits et intérêts légitimes des individus et des organisations ». La Chine n'a jamais demandé et ne demandera jamais à une entreprise ou à un individu de violer les lois locales et d'installer des portes dérobées afin de recueillir des données, des informations ou des renseignements stockés dans des pays étrangers pour le gouvernement chinois ou de lui fournir de telles informations. Nous avons répété ce point à maintes reprises. Cependant, certaines personnes semblent simplement être endormies et ne veulent pas écouter. Nous ne pouvons rien y faire.

Vous vous souvenez peut-être encore que M. Pompeo avait déclaré ceci dans un discours ouvert en avril dernier : « Nous avons menti, nous avons triché, nous avons volé. Et c'est la gloire de l'expérience américaine. » Que pouvons-nous, en tant que personnes avec des valeurs décentes, dire à quelqu'un qui est fier plutôt que d'avoir honte de mentir, de tricher et de voler ? Le dialogue est impossible.

Ma réponse se résumera à ces mots : présentez les preuves.

Q : Le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré à l'Université du Kentucky de Louisville que la Déclaration commune sino-britannique était un traité ratifié enregistré aux Nations unies, espérant faire en sorte que ces promesses ne soient pas vaines. Les Etats-Unis demandent à la partie chinoise de trouver une solution qui respecte la politique « un pays, deux systèmes ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Je me demande s'il a lu la Déclaration commune sino-britannique. Connaît-il toutes les clauses et dispositions de la Déclaration commune ? Sait-il que le contenu essentiel de la Déclaration commune consiste à stipuler que la Chine reprend l'exercice de la souveraineté sur Hong Kong et que le Royaume-Uni rétrocède Hong Kong à la Chine ? Les politiques fondamentales de la Chine vis-à-vis de Hong Kong et leurs explications inscrites dans la Déclaration commune constituent la déclaration de politique de la Chine, qui est une affaire intérieure et ne fait pas partie d'un accord bilatéral. La base juridique de l'application de la politique « un pays, deux systèmes » à Hong Kong est la Constitution de la Chine et la Loi fondamentale, et non la Déclaration commune. Là encore, qu'est-ce que la déclaration a à voir avec les Etats-Unis ?

Y avait-il quelconque démocratie pendant la domination coloniale britannique à Hong Kong ? Peut-être pourrions-nous demander au dernier gouverneur britannique à Hong Kong, Christopher Francis Patten. Les Hongkongais avaient-ils le droit de descendre dans la rue ? Non. Un quelconque membre du Conseil législatif de l'époque avait-il été élu par les Hongkongais ? Non. Les Hongkongais n'ont pas joui de l'égalité des droits civiques et de la participation politique pendant longtemps. Ce n'est qu'après la rétrocession de Hong Kong que les Hongkongais ont commencé à bénéficier de libertés et de droits démocratiques sans précédent, alors que le gouvernement chinois appliquait réellement les principes d'« un pays, deux systèmes », d'« administration de Hong Kong par les Hongkongais » et de haut degré d'autonomie, conformément à la Constitution et à la Loi fondamentale.

Les Etats-Unis poussent le soi-disant « mouvement démocratique » dans le monde entier par le biais de la Fondation nationale pour la démocratie (NED). Je suis curieux de savoir, alors qu'ils propagent ailleurs la prétendue démocratie, la prétendue liberté et les prétendus droits de l'Homme, pourquoi ils ferment les yeux sur des problèmes de démocratie, de liberté et de droits de l'Homme chez eux. M. Pompeo est-il vraiment inconscient de ces problèmes ? Voici les chiffres que j'ai trouvés. Jusqu'en août dernier, il y a eu 34 916 fusillades aux Etats-Unis, faisant 9 214 morts. Et il y a un mur frontalier avec le Mexique, la séparation forcée entre les réfugiés et leurs familles, des dizaines de milliers d'enfants détenus dans des pièces sales et étroites, mourant parfois l'un après l'autre. Les Etats-Unis sont également le seul pays développé sans loi sur le congé de maternité payé et la seule économie développée qui ne garantisse pas les congés des travailleurs.

Certains fonctionnaires et législateurs américains dépensent l'argent durement gagné des contribuables pour faire avancer la prétendue « liberté » d'une poignée d'éléments violents et radicaux antichinois de perturber Hong Kong tout en négligeant les graves problèmes de démocratie, de liberté et de droits de l'Homme chez eux. Le peuple américain n'a-t-il pas besoin de démocratie, de liberté et de droits de l'Homme ? Les politiciens américains devraient se préoccuper davantage de leurs propres affaires.

Q : La 25e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 25) s'est ouverte à Madrid, en Espagne, et plus de 29 000 participants de 196 pays ont assisté à la réunion, qui visait à conclure les négociations sur les lignes directrices relatives à la mise en œuvre de l'Accord de Paris. Comment la Chine va-t-elle jouer son rôle dans la lutte contre le changement climatique ?

R : La Chine a déployé des efforts considérables et apporté d'importantes contributions pour lutter contre le changement climatique, un défi commun auquel tous les êtres humains sont confrontés. Pour y répondre, nous devons nous en tenir au multilatéralisme et à la coopération internationale. La COP 25 à Madrid est une réunion importante. La communauté internationale doit respecter les principes d'équité, de responsabilités communes mais différenciées et de capacités respectives, définis dans la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique et l'Accord de Paris, œuvrer pour la mise en œuvre intégrale et efficace de l'Accord de Paris et poursuivre un développement vert, sobre en carbone et durable. La Chine voudrait travailler avec toutes les parties pour le succès de la COP 25 à Madrid.

La Chine applique le nouveau concept de développement axé sur un développement innovant, coordonné, écologique, ouvert et partagé. Nous prenons activement des mesures pour lutter contre le changement climatique. Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre l'Accord de Paris, à tenir nos promesses et à nous en tenir au développement vert et durable pour un meilleur environnement. Nous avons beaucoup travaillé pour atteindre cet objectif. Le 27 novembre dernier, nous avons publié un rapport annuel sur les politiques et les mesures prises par la Chine pour lutter contre le changement climatique. En 2018, les émissions de dioxyde de carbone de la Chine par unité de PIB ont diminué de 45,8% par rapport à celles de 2005, ce qui équivaut à une réduction d'émissions de 5,26 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Notre consommation de combustibles non fossiles dans la consommation totale d'énergie s'élevait à 14,3%. L'investissement de la Chine dans les énergies renouvelables est plus important que tout autre pays, avec 30% de la capacité totale d'énergie renouvelable installée dans le monde. Dans la même catégorie, notre augmentation est de 44% par rapport à celle du monde. Nous disposons de plus de la moitié des voitures électriques du monde. Telles sont nos contributions à la lutte contre le changement climatique.

En tant que pays en développement, la Chine a toujours des problèmes intérieurs, tels qu'un développement déséquilibré et insuffisant. Il existe toujours un écart de développement entre la Chine et les pays développés. Confrontée à des tâches difficiles telles que l'amélioration du bien-être de la population, la Chine travaille toujours de concert avec le reste du monde pour lutter contre le changement climatique. Nous poursuivrons les politiques et les objectifs déterminés, continuerons d'assumer activement des responsabilités internationales compatibles avec notre stade de développement et nos conditions nationales, et mettrons en œuvre les mesures de lutte contre le changement climatique afin de contribuer à l'environnement écologique mondial.

Q : La Présidente de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, a déclaré lors de la COP 25 à Madrid, en Espagne, que la délégation américaine était là pour montrer que le Congrès américain était déterminé à agir pour le climat. Voulez-vous commenter cela ?

R : Comme vous le savez tous, l'Accord de Paris incarne les engagements mondiaux pris pour lutter contre le changement climatique. Alors que les Etats-Unis s'en sont retirés, je ne sais pas à quoi Mme Pelosi a fait référence en affirmant que les Etats-Unis étaient déterminés à agir pour le climat. Nous nous féliciterions bien sûr d'un tel engagement s'il était vrai. Pourquoi les Etats-Unis n'honorent-ils pas leur engagement et ne reviennent-ils pas dans l'Accord de Paris ?

Q : Hier, la Chine a annoncé des sanctions à l'encontre de plusieurs ONG américaines, dont la Fondation nationale pour la démocratie (NED), pour leur soutien par divers moyens aux émeutiers antichinois qui ont provoqué des perturbations à Hong Kong. Le Ministère des Affaires étrangères peut-il préciser à quoi font référence ces « divers moyens » ?

R : De nombreux faits et preuves montrent que les ONG sanctionnées, dont la NED, soutiennent par divers moyens les émeutiers antichinois qui ont provoqué des perturbations à Hong Kong, par exemple en offrant un soutien financier, logistique, organisationnel et en matière de formation, en incitant à des actes criminels extrêmement violents et en attisant les activités séparatistes pour l'« indépendance de Hong Kong ». Ils sont responsables du chaos à Hong Kong. Les sanctions sont imposées à juste titre car ces organisations doivent payer le prix de ce qu'elles ont fait.

Votre question sur les « divers moyens » est très bonne. Mais pour des raisons de temps, je ne peux pas entrer dans les détails pour l'instant, car cela prendrait probablement plus d'une demi-heure. J'aimerais beaucoup avoir une conversation à ce sujet avec Kyodo News très bientôt, si vous le souhaitez.

Q : La police britannique a abattu le coupable à bout portant lors du dernier attentat terroriste à Londres. Mais nous avons remarqué précédemment que le Royaume-Uni avait critiqué l'application normale de la loi par la police de Hong Kong contre les émeutiers, révélant ainsi leur pratique du « deux poids deux mesures ». Selon un reportage du Guardian, le gouvernement britannique a mis en œuvre le DDP, un programme de renoncement et de désengagement, qui vise à mener une surveillance obligatoire des terroristes reconnus coupables. Mais ce programme n'a pas empêché les attaques terroristes, l'auteur de l'attaque terroriste du 29 novembre ayant été inscrit au programme pendant huit ans. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous avons constaté que de nombreux médias chinois couvraient ce sujet et faisaient sensation. Comme je l'ai dit hier, le terrorisme est un défi commun auquel tous les pays sont confrontés et il n'y a pas de place pour le « deux poids deux mesures » sur cette question. Malheureusement, certains pays pratiquent en réalité le « deux poids deux mesures ». Nous espérons qu'ils pourront en tirer des leçons.

Comme l'a révélé le Guardian, le Royaume-Uni a mis en place le DDP pour les terroristes reconnus coupables. Si j'ai bien compris, plus de 20 autres pays ont adopté des programmes obligatoires similaires pour les criminels terroristes. Par exemple, la France a établi des centres de déradicalisation dans les principales régions du pays et les Etats-Unis ont également mis en place des mesures de « correction communautaire ». Je crois que l'objectif et la logique d'initier ces mesures de lutte préventive contre le terrorisme et de déradicalisation sont identiques à ceux des centres d'enseignement et de formation professionnels du Xinjiang. L'approche du Xinjiang est juste plus systématique et complète, donc plus efficace.

Le Xinjiang a mis en place des centres d'enseignement et de formation professionnels afin d'éradiquer les pensées extrêmes, de raffermir la conscience de l'Etat de droit par le biais d'une éducation systématique, d'améliorer les compétences professionnelles et de créer des possibilités d'emploi, de sorte que les personnes touchées par des idées extrêmes et terroristes puissent réintégrer la société dès que possible et vivre une vie normale et heureuse. Nous savons tous que pendant plus de 20 ans, jusqu'à la fin de 2016, le Xinjiang a subi de plein fouet des attaques terroristes violentes. L'incident du 5 juillet au Xinjiang, qui a bouleversé le monde en 2009, a causé 197 morts et plus de 1 700 blessés. Mais aucun incident terroriste violent n'a eu lieu au Xinjiang depuis trois ans. Cela montre que les mesures de déradicalisation et de lutte préventive contre le terrorisme adoptées là-bas ont produit des résultats tangibles et ont considérablement amélioré le sentiment de sécurité et de bonheur des populations de tous les groupes ethniques du Xinjiang. L'enseignement et la formation professionnels dans le Xinjiang sont précisément une étape et une manifestation concrètes de la mise en œuvre par la Chine des initiatives de la communauté internationale en matière de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation, notamment de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies et du Plan d'action pour la prévention de l'extrémisme violent.

Depuis la fin de l'année dernière, plus de 1 000 personnes de plus de 90 pays et régions, y compris le Secrétaire général adjoint et directeur du Bureau de lutte contre le terrorisme de l'ONU, se sont rendues dans le Xinjiang et ont toutes constaté de leurs propres yeux les résultats remarquables des mesures de lutte préventive contre le terrorisme et de déradicalisation dans la région. Lors de la troisième session du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, les Etats-Unis ont tenté d'agir de connivence avec leurs alliés pour diffamer la Chine, mais aucun pays musulman ne les a rejoints. Plus de 60 pays, dont de nombreux musulmans, ont applaudi les efforts de la Chine en matière de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation au Xinjiang. Tous ceux qui se sont rendus dans le Xinjiang ont vu de leurs yeux les habitants du Xinjiang jouir d'une vie heureuse et de leurs droits à la liberté de religion et à l'éducation conformément à la loi, et les divers groupes ethniques vivent dans l'harmonie et la solidarité. Ce sont des faits clairs.

La Chine est disposée à partager ses expériences réussies avec d'autres pays et à continuer de contribuer à la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme en renforçant les échanges et la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation. Nous espérons que la récente tragédie survenue au London Bridge ne se reproduira plus.

Q : La Représentante permanente des Etats-Unis auprès de l'Otan, l'Ambassadrice Hutchison, a déclaré dans une interview avec les médias américains que la Chine était désormais une menace développée dans le monde et qu'il était temps de l'introduire « dans l'ordre fondé sur des règles ». Elle a également déclaré que les Etats-Unis recherchaient juste le commerce équitable et que toute personnalité travaillant dans le commerce international et ayant eu des échanges commerciaux avec la Chine soutenait la position ferme du Président Donald Trump vis-à-vis de la Chine. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

R : Ces remarques sont très intéressantes. L'Ambassadrice Hutchison a tellement confiance en elle ! A propos de menace, les résultats d'un sondage international réalisé par Pew au début de l'année montrent que 45% des personnes interrogées pensent que les Etats-Unis représentent une menace sérieuse pour leur pays. Même certains alliés n'aiment pas le rôle actuel des Etats-Unis dans le monde. En Allemagne et en France, 49% des personnes interrogées considèrent les Etats-Unis comme une menace. La proportion pour le Japon et la République de Corée est respectivement de 66 et 67%. Qui constitue une menace ? La réponse est évidente.

A propos de règles, les Etats-Unis sont devenus les champions du retrait de leurs engagements. Ils se sont retirés d'organisations internationales telles que l'UNESCO et le CDH. Ils se sont également retirés de traités internationaux tels que l'Accord de Paris, le JCPOA et le traité FNI. Ils refusent de ratifier d'importants instruments relatifs aux droits de l'Homme, tels que la Convention relative aux droits de l'enfant et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. De nombreux dirigeants du monde se sont exclamés : dans un monde confronté à la lutte entre le multilatéralisme et l'unilatéralisme, il est bon que la Chine soit du côté du multilatéralisme et des règles internationales.

A propos de commerce, les Etats-Unis sapent l'ordre commercial international en menant des guerres commerciales et en imposant des droits de douane de manière injustifiée. Cela nuit non seulement aux intérêts des Américains, mais c'est également devenu la principale source d'incertitude et de risques pour la reprise de l'économie mondiale. Je n'ai jamais rencontré personne qui soutienne l'unilatéralisme et le protectionnisme commercial des Etats-Unis, pas même les hommes d'affaires américains. Si vous n'êtes pas convaincu, il suffit de demander à des hommes d'affaires américains basés ou en visite en Chine. Il n'y a pas si longtemps, d'anciens dirigeants et hommes d'affaires du monde entier se sont rendus en Chine pour le Forum de la nouvelle économie de 2019. Un consensus fort au sein du Forum a consisté à exprimer ses préoccupations et son opposition aux actes unilatéraux des Etats-Unis.

Nous espérons que cette ambassadrice aura une compréhension lucide de son pays et du monde entier, ce qui est de sa responsabilité.

Les Etats-Unis peuvent avoir des raisons de se sentir anxieux, mais ils doivent être raisonnables.

Q : Les résultats des élections générales en Namibie ont été publiés le 30 novembre. Le Président Hage Geingob a remporté un nouveau mandat avec 56,3% des voix. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine se réjouit de voir les élections générales se dérouler sans heurt en Namibie et félicite M. Geingob pour sa réélection. Nous sommes convaincus que, sous sa direction, le gouvernement et le peuple namibiens iront de l'avant pour obtenir de meilleurs résultats.

La Chine et la Namibie entretiennent une profonde amitié traditionnelle. La partie chinoise attache de l'importance aux relations avec la Namibie et se tient prête à poursuivre la coopération amicale et mutuellement bénéfique avec elle afin de faire progresser les relations bilatérales.

Q : Le rédacteur en chef du Global Times a déclaré aujourd'hui sur son compte Twitter que, d'après ce qu'il sait, puisque le Congrès américain envisage de faire adopter un projet de loi relatif au Xinjiang, la Chine envisage d'imposer des restrictions de visa aux fonctionnaires et aux législateurs américains qui se sont comportés odieusement sur les problèmes liés au Xinjiang. Il a également ajouté que la Chine pourrait également interdire à tous les détenteurs d'un passeport diplomatique américain d'entrer dans le Xinjiang. Pourriez-vous confirmer cela ? Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Le gouvernement chinois est pleinement déterminé à s'opposer à toute ingérence de forces extérieures dans les affaires intérieures de la Chine et à sauvegarder la souveraineté, la sécurité nationale et les intérêts de développement. Nous prendrons des mesures nécessaires à mesure que la situation évolue.

Q : La Belgique, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, la Suède et la Norvège ont déclaré dans une déclaration commune le 2 décembre qu'ils rejoindraient le mécanisme INSTEX pour les échanges commerciaux avec l'Iran. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. L'INSTEX marque un effort important de la partie européenne pour sauvegarder le JCPOA. Cela reflète une détermination de la partie européenne à défendre le multilatéralisme et l'ordre international fondé sur le droit international. La Chine l'apprécie hautement. Nous nous félicitons de cette décision prise par les six pays et appuyons les efforts pour faire progresser l'INSTEX. Cela contribuera à promouvoir la coopération entre la partie européenne et l'Iran et à assurer la mise en œuvre du JCPOA. Nous espérons que ce mécanisme couvrira bientôt davantage de domaines et s'ouvrira aux pays non-membres de l'UE afin de faciliter la coopération économique et commerciale normale entre l'Iran et la communauté internationale.

Q : Wang Yi se rendra en République de Corée cette semaine. Ce sera la première visite du Ministre chinois des Affaires étrangères dans le pays depuis cinq ans. Pourriez-vous présenter le but de sa visite ?

R : Le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, se rendra en République de Corée les 4 et 5 décembre.

La Chine et la République de Corée sont des voisins et des partenaires importants. Les relations bilatérales maintiennent un bon élan de développement. Les deux parties maintiennent une coordination et une coopération étroites sur les questions internationales et régionales. Au cours de sa visite, M. Wang rencontrera les dirigeants de la République de Corée et s'entretiendra avec la Ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha, afin d'échanger des points de vue sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun. Nous publierons les informations concernées en temps voulu.



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