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Conférence de presse du 24 février 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian


2020/02/24

Hua Chunying : Bonjour, amis de la presse. Vous allez bien, j'espère. Après trois semaines de conférences de presse en ligne, notre Ministère reprend aujourd'hui formellement les conférences de presse à Lanting (la salle bleue). Ce n'est pas moi qui préside la conférence de presse d'aujourd'hui, mais Zhao Lijian, mon nouveau collègue et directeur général adjoint du Département de l'Information du Ministère des Affaires étrangères. À partir d'aujourd'hui, il sera également porte-parole de notre Ministère pour tenir nos conférences de presse.

Beaucoup d'entre vous ont peut-être entendu parler du Directeur général adjoint Zhao, bien que vous n'ayez pas encore fait sa connaissance. Le directeur général adjoint Zhao a une carrière diplomatique de 24 ans. Il a successivement travaillé dans le Département d'Asie de notre Ministère, dans nos ambassades aux États-Unis et au Pakistan, et dispose d'une expertise diplomatique chevronnée et d'excellentes capacités de communication. Il a également de bonnes capacités de relations et d'interactions avec les médias. Je suis certaine qu'il aura une coopération agréable avec vous, et je suis certaine que vous soutiendrez son travail, comme vous le faites avec moi et mon collègue Geng Shuang. Je donne maintenant la parole au directeur général adjoint Zhao.

Zhao Lijian : Merci, Directrice générale Hua Chunying. C'est pour moi un grand plaisir de vous rencontrer ici. C'est la première conférence de presse du Ministère des Affaires étrangères que je tiens, et c'est aussi le premier jour où nous reprenons la conférence de presse à Lanting. En tant que 31e porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, je m'efforcerai d'apprendre auprès de mes prédécesseurs et améliorerai la communication, les échanges et la coopération avec vous pour qu'ensemble, nous puissions bien faire connaître les réalités de la Chine et faire entendre la voix de la Chine dans le monde. Je vous remercie.

J'aimerais d'abord partager quelques chiffres avec vous. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 23 février, de 0 h à 24 h, 1 846 patients guéris étaient sortis de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine. Au 23 février, à 24 h, 24 734 patients guéris au total étaient sortis de l'hôpital en Chine.

Q : Nous avons remarqué que la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères Chine-ASEAN sur la pneumonie au nouveau coronavirus qui s'est tenue la semaine dernière a suscité une réaction positive de la communauté internationale. Le 21 février, le Ministre philippin des Affaires étrangères Locsin a twitté que « la réunion est éclairante parce qu'elle est fondée sur la science et les faits », que « nous serons plus forts après avoir bravé les tempêtes » et que « le mérite en revient à la Chine si nous pouvons contrôler l'épidémie à l'échelle mondiale ». Il a également cité le Ministre singapourien des Affaires étrangères Vivian, disant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Quelle est la réponse de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous saluons la prise de position des chefs de la diplomatie des Philippines, de Singapour et de la Thaïlande. La réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères Chine-ASEAN sur l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus tenue la semaine dernière à Vientiane, au Laos, a été la première réunion multilatérale des Ministres des Affaires étrangères des pays de la région sur la sécurité sanitaire publique. Elle a donné l'exemple aux pays de la région pour gérer conjointement les événements de santé publique à l'avenir et a envoyé un message fort selon lequel la Chine et les membres de l'ASEAN traverseront ensemble les moments difficiles.

Depuis le début de l'épidémie, la Chine a pris les mesures les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus énergiques, qui ont montré leurs effets. Nous avons la conviction que sous la conduite ferme du Parti communiste chinois, grâce à notre expérience accumulée dans la lutte contre le SRAS, grâce à notre forte capacité à mobiliser des ressources nationales et à nos atouts institutionnels, et grâce à notre puissance globale nationale sans comparaison avec celle d'autrefois, nous avons tout à fait la capacité et la confiance à vaincre l'épidémie dans les meilleurs délais.

Le virus ne connaît pas de frontière. Aucun pays ne peut faire face seul au virus, alors il faut surmonter les difficultés avec le soutien mutuel. La Chine entend, dans un esprit ouvert, transparent et hautement responsable, continuer de travailler de concert avec l'ASEAN et toutes les parties concernées, renforcer la coopération en se prêtant du soutien, pour contribuer à la santé publique régionale et mondiale.

Q : Les États-Unis et les talibans afghans ont annoncé leur décision de signer un accord de paix le 29 février. Les talibans afghans ont déclaré que certains pays et organisations internationales seraient témoins de la signature. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages à ce sujet. La Chine maintient une communication et une coordination étroites avec les parties concernées sur les derniers développements de la question afghane.

La Chine soutient fermement le processus de paix et de réconciliation large et inclusif « conduit par les Afghans et pour les Afghans ». Nous soutenons le renforcement du dialogue entre les parties concernées et nous nous félicitons de l'information selon laquelle les États-Unis et les talibans afghans concluraient et signeraient un accord. Nous espérons qu'il sera mis en œuvre dans d'heureuses conditions pour créer les conditions favorables au règlement politique final de la question afghane.

La Chine estime que les troupes étrangères en Afghanistan devraient se retirer de manière ordonnée et responsable pour assurer une transition stable de la situation afghane et éviter un vide sécuritaire dont les organisations terroristes pourraient profiter pour gagner en puissance.

La Chine est prête à intensifier la coopération avec toutes les parties et la communauté internationale sur la question afghane pour contribuer ensemble à la paix, à la stabilité et au développement de l'Afghanistan.

Q : Des responsables du Département d'État américain ont déclaré que la Russie avait lancé une campagne de désinformation sur les médias sociaux, disant que les États-Unis étaient à l'origine de l'épidémie de coronavirus, dans le but de nuire à l'image des États-Unis dans le monde. Un porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères a démenti les accusations américaines, affirmant que les propos des responsables américains sont fabriqués de toutes pièces. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons noté la réponse de la partie russe. Je tiens à souligner que, face à l'épidémie, nous avons besoin de science, de raison et de coopération. Tous les pays devraient s'unir et coopérer pour faire face à une telle urgence de santé publique, car cela est dans l'intérêt commun de tous.

Q : La Commission électorale indépendante de l'Afghanistan a déclaré le 18 février que le Président sortant Ghani avait été réélu avec 50,64% des voix. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine a noté l'annonce de la Commission électorale indépendante sur la victoire du Président Ghani. L'Afghanistan est un voisin ami. La Chine respecte la procédure de l'élection présidentielle en Afghanistan, soutient la décision indépendante du peuple afghan pour son avenir et est prête à travailler avec le nouveau gouvernement afghan et les personnalités de différents milieux du pays pour faire avancer ensemble la paix, la stabilité et le développement de l'Afghanistan.

Q : Le 20 février, 53 employés du Wall Street Journal ont cosigné un e-mail à la direction du journal, leur demandant de modifier le titre de l'article (La Chine est le vrai malade de l'Asie) et de s'excuser auprès des offensés. Il a été dit dans le mail : « Il ne s'agit pas d'indépendance éditoriale ou de différence entre la couverture de l'actualité et les commentaires. Il s'agit du choix erroné d'un titre qui a profondément offensé les Chinois et beaucoup d'autres personnes. » Mais le porte-parole du Wall Street Journal a déclaré le 22 février que la position du journal n'avait pas changé sur cette question. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Mes collègues ont indiqué à plusieurs reprises la position de la Chine au sujet de l'article insultant du Wall Street Journal. J'ai deux points à souligner.

Premièrement, la Chine ne restera pas un « agneau silencieux » face à des insultes et des calomnies perfides.

Deuxièmement, cela n'a ni rime ni raison pour le journal de rejeter ses responsabilités sous le prétexte de la distinction entre informations et tribunes. Ce que nous voulons savoir, c'est qui est responsable du Wall Street Journal et qui devrait présenter des excuses au nom du Wall Street Journal ? Pourquoi le Wall Street Journal n'a-t-il pas le courage de faire des excuses, alors qu'il a l'arrogance abusive d'insulter autrui ? Il n'y a qu'un seul Wall Street Journal dans le monde. Comme il n'en fait qu'à sa tête, il devra supporter les conséquences de son comportement.

Q : Encore une question sur l'article du Wall Street Journal insultant la Chine. Je pense que les conséquences de l'article ont dépassé l'article lui-même. Les trois journalistes dont les cartes de presse ont été retirées sont sur le chemin vers l'aéroport en ce moment. Pourquoi les trois journalistes ont-ils été « expulsés » alors qu'ils n'ont rien à voir avec l'article offensant en question ?

R : Je pense que vous devriez demander au Wall Street Journal pourquoi il a publié un article qui attaque et calomnie une nation et son peuple, pourquoi il a choisi un titre nettement raciste, pourquoi personne n'en a assumé les responsabilités jusqu'à présent, et pourquoi le journal refuse de s'excuser.

Nous ne sommes pas intéressés par la division interne du Wall Street Journal. Comme je l'ai dit, il n'y a qu'un seul Wall Street Journal dans le monde. Il devrait être responsable de ce qu'il a dit et de ce qu'il a fait.

Q : Selon des informations, le Soudan du Sud a mis fin à la période préparatoire de la transition politique le 22 février comme prévu et a mis en place un nouveau gouvernement de transition. Le Président Salva Kiir continuera d'exercer ses fonctions de président et le chef de l'opposition Machar a été nommé premier Vice-Président. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine accueille et félicite le Soudan du Sud d'avoir mis en place un gouvernement de transition conjoint comme prévu. Cela montre qu'avec les efforts de médiation de la communauté internationale, en particulier des pays africains et des organisations régionales concernés, le processus de paix au Soudan du Sud a fait des progrès significatifs. En tant qu'ami sincère du Soudan du Sud, la Chine continuera à soutenir le processus de paix au Soudan du Sud et à fournir de l'assistance nécessaire. Nous sommes prêts à travailler avec la communauté internationale pour jouer un rôle constructif en faveur de la paix, de la stabilité et du développement économique et social du Soudan du Sud.

Q : En tant que média américain en Chine, nous avons également un département de l'information et un département des tribunes. J'ai été bouleversé par la décision arbitraire de la Chine d'expulser trois journalistes pour un titre de huit mots d'une tribune. Ne pensez-vous pas que c'est une surréaction ?

R : J'ai répondu à la question de votre collègue à ce sujet tout à l'heure.

Je tiens à souligner que l'article du Wall Street Journal a provoqué une vive indignation du peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale. Jusqu'à présent, le Wall Street Journal ne s'est pas encore rendu compte de la gravité de son erreur. Il n'a pas fait d'excuses officielles ni n'a puni les personnes impliquées. Au contraire, il cherche par tous les moyens à se justifier, il ne fait que commettre erreur sur erreur. La Chine exhorte le Wall Street Journal à faire face aux préoccupations de la Chine et à répondre sérieusement à la demande de la Chine. Je ne pense pas que ce soit une surréaction. Nous nous réservons le droit de prendre de nouvelles mesures à l'encontre de ce journal.

Q : Le Ministre australien de l'Éducation Dan Tehan a déclaré le 22 février que l'Australie permettrait à environ 760 lycéens chinois de déposer une demande pour revenir en Australie, et que les élèves autorisés devraient se mettre en quarantaine pendant 14 jours à compter de leur arrivée en Australie. La partie australienne a déclaré qu'il était extrêmement important de ramener à la normale le marché international des étudiants et qu'elle envisagerait d'autoriser le retour d'étudiants dans les universités la semaine prochaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note du reportage concerné. C'est une bonne mesure prise par la partie australienne que de reprendre les échanges interpersonnels normaux entre les deux pays. Mais c'est loin d'être suffisant, étant donné qu'environ 100 000 étudiants chinois ne sont toujours pas autorisés à rentrer en Australie.

Depuis le début de l'épidémie, le gouvernement chinois et le peuple chinois ont déployé des efforts concertés dans la lutte contre le virus. Nous avons pris les mesures historiquement les plus complètes et les plus rigoureuses. Les faits ont prouvé qu'elles sont énergiques et efficaces. La situation s'améliore et cette dynamique positive se consolide. Le 23 février, 24 des 31 provinces, régions et municipalités relevant directement de l'autorité centrale de Chine ont signalé une absence d'augmentation des cas confirmés quotidiennement. Le nombre de cas guéris par jour dans le pays a largement dépassé celui des cas nouvellement confirmés. L'épidémie dans la province du Hubei est également sous contrôle efficace.

Je tiens à réitérer que l'OMS déconseille toute restriction de voyage ou de commerce. Toutes les parties, y compris l'Australie, devraient respecter les recommandations professionnelles de l'OMS, considérer la situation de manière objective et rationnelle et lever rapidement les restrictions d'entrée injustifiables.

Q : Nous avons noté que le Ministère français des Affaires étrangères a envoyé un troisième lot de matériels médicaux en Chine. De plus, le consulat général de France à Wuhan restera ouvert. Avez-vous plus de détails à ce sujet ?

R : Le troisième lot de matériels médicaux fournis par la France à la Chine est récemment arrivé à Wuhan.

Depuis l'épidémie de COVID-19, le Président Emmanuel Macron a eu deux entretiens téléphoniques avec le Président Xi Jinping pour exprimer la compassion et le soutien de la France à la Chine. Les diplomates de l'ambassade de France en Chine et du consulat général à Wuhan sont restés à leurs postes. Lors de sa rencontre avec Ying Yong, secrétaire du Comité du Parti communiste chinois pour la province du Hubei, le consul général de France à Wuhan, Olivier Guyonvarch, a déclaré qu'il était fier de rester à Wuhan à cette période inhabituelle et de faire partie de la ville, et qu'il se mettrait aux côtés de la population de Wuhan dans cette bataille pour défendre la santé de l'humanité et surmonter ensemble les difficultés.

« C'est dans les moments difficiles que l'on reconnaît ses vrais amis », dit un adage chinois. Face à cette épidémie, la France, comme bon nombre d'autres pays amis, nous a apporté soutien et assistance, ce qui est une illustration réconfortante qui en dit long sur les relations bilatérales de haut niveau entre les deux pays. Nous sommes persuadés que l'amitié sino-française s'approfondira dans cette lutte commune contre l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus. La Chine est prête à continuer de travailler de concert avec la France et le reste de la communauté internationale pour sauvegarder la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale.

Q : Félicitations pour votre première conférence de presse. Pour faire preuve de solidarité avec les dirigeants et le peuple chinois à la suite de l'épidémie de coronavirus, le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a eu un entretien téléphonique avec le Président Xi la semaine dernière. Le Pakistan a envoyé des matériels médicaux à la Chine, et des ressortissants et étudiants pakistanais en Chine ont pris l'initiative d'aider à lutter contre le virus. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Merci beaucoup pour vos félicitations. J'ai des sentiments profonds pour le Pakistan, car j'ai travaillé à deux reprises à l'ambassade de Chine au Pakistan.

Quant à votre question, la Chine a publié un communiqué de presse sur l'entretien téléphonique du Président Xi Jinping avec le Premier Ministre pakistanais Imran Khan.

Comme vous l'avez dit, depuis le début de l'épidémie, le gouvernement et le peuple pakistanais ont offert un soutien et une assistance énergiques à la Chine. Nous en sommes profondément touchés et je saisis cette occasion pour exprimer nos remerciements au peuple pakistanais.

La Chine et le Pakistan sont des partenaires de coopération stratégique à toute épreuve, noués par une belle tradition d'assistance mutuelle. Après le déclenchement de l'épidémie du nouveau coronavirus, le Pakistan a exprimé sans tarder son soutien à la Chine, faisant un don précieux de matériels malgré ses propres difficultés, et a maintenu tous les échanges normaux entre les deux pays. Dernièrement, l'Assemblée nationale et le Sénat du Pakistan ont respectivement adopté des résolutions pour soutenir pleinement la lutte de la Chine contre l'épidémie, faisant du Pakistan le premier pays du monde à agir ainsi. Les faits ont une fois de plus prouvé que la Chine et le Pakistan sont de vrais amis et de bons frères partageant heurs et malheurs, et que les deux pays constituent une communauté de destin, se soutenant mutuellement en dépit des difficultés.

Nous entendons renforcer la coopération avec la communauté internationale, y compris le Pakistan, pour lutter conjointement contre l'épidémie et promouvoir la santé publique mondiale. Sur la base d'un haut sens des responsabilités, nous sommes également prêts à intensifier la communication et la coordination avec le Pakistan, à protéger la santé et la sécurité des ressortissants pakistanais en Chine comme pour les citoyens chinois et à en prendre bien soin. Je sais qu'il y a beaucoup d'étudiants pakistanais en Chine, et nous prendrons bien soin d'eux.

Q : Une autre question sur le Wall Street Journal. L'un des journalistes « expulsés » par la Chine est de nationalité australienne, ce qui a provoqué un grand mécontentement en Australie. La porte-parole du Ministère australien des Affaires étrangères, Marise Payne, a déclaré que l'Australie soutenait fermement la liberté d'expression et celle de la presse, et que le travail des journalistes ne devrait pas être entravé sans raison. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Cela affectera-t-il les relations sino-australiennes ?

R : Nous exprimons notre mécontentement quant aux remarques erronées de la partie australienne et nous nous y opposons.

En ce qui concerne le retrait des cartes de presse de trois correspondants à Beijing du Wall Street Journal, je pense que mes réponses ont été très claires. Le Wall Street Journal a publié une tribune qui a attaqué et noirci la Chine en choisissant impudemment un titre raciste, ce qui a provoqué la très grande indignation du peuple chinois. Quelque chose devra être fait envers le peuple chinois à ce sujet.

Pour autant que je sache, le racisme est rejeté dans tous les pays. Un tel comportement va bien au-delà de la liberté d'expression. En fait, la liberté d'expression a des limites et des seuils de tolérance que l'on ne peut pas dépasser. Personne ne doit utiliser la liberté d'expression comme prétexte pour propager la discrimination raciale et blesser les sentiments d'autrui sans s'excuser ou assumer ses responsabilités.

Q : Ces derniers jours, il y a eu une augmentation rapide des cas d'infection par le coronavirus en Corée du Sud et au Japon. La Chine envisage-t-elle de lancer des appels à la vigilance aux voyageurs désireux de se rendre dans ces pays ?

R : Nous n'envisageons pas cela pour le moment.

Q : Vous venez de dire qu'il n'y a qu'un seul Wall Street Journal dans le monde, que vous n'êtes pas intéressé par sa division interne, et que la partie chinoise le « punit » pour ce qu'il a fait. Cela signifie-t-il que les trois journalistes « expulsés » ont été choisis au hasard et qu'il n'y avait aucune raison spécifique de les choisir ?

R : Je pense que ma réponse a été très claire et que je n'ai pas besoin de la répéter encore une fois.

Q : Tout d'abord, mes félicitations pour votre première conférence de presse. Je suis en Chine depuis seulement 5 ans, et je ne connais évidemment pas autant la Chine que vous, qui êtes un diplomate chevronné. Mais je sais que la Chine est un pays puissant avec une fierté nationale. La Chine ne cesse de relever des défis, et je sais qu'il en va de même pour la lutte contre l'épidémie de COVID-19. Pourquoi un pays puissant comme la Chine révoque-t-il les cartes de presse de ces trois journalistes ? Comme de nombreux journalistes chinois et étrangers, ils s'efforçaient de faire leur travail d'une manière correcte. Quel message la Chine envoie-t-elle aux médias américains, australiens et européens ?

R : J'ai déjà répondu à cette question à plusieurs reprises. Si le Wall Street Journal a la liberté d'insulter autrui, les insultés n'ont-ils pas alors le droit de riposter ? Je pense que l'affaire du Wall Street Journal n'est qu'un cas isolé extrême. Tant que vous couvrez la Chine avec objectivité et équité, nous faciliterons votre travail comme toujours. Il n'y a pas d'autre interprétation de notre intention. J'espère que vous comprenez que c'est la conséquence que le Wall Street Journal doit supporter pour la publication d'un article aussi insultant contre la Chine.

Q : La partie chinoise a déclaré la semaine dernière qu'elle gérait les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements. Quels lois et règlements les trois journalistes ont-ils violés précisément ?

R : Nous gérons les affaires liées aux journalistes étrangers conformément au décret N°537 du Conseil des Affaires d'État de la République populaire de Chine. Vous pouvez le consulter sur Internet.

Q : Première question, le sénateur de l'État du Vermont Bernie Sanders a récemment déclaré dans une interview que s'il était élu Président américain, il ne resterait pas les bras croisés à regarder la Chine recourir à la force contre Taiwan. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Deuxième question, vous venez de dire que tant que nous, les journalistes, assurons une couverture objective, le Ministère des Affaires étrangères continuerait d'accorder des facilités à notre travail. Ma question est la suivante : si les médias pour lesquels les journalistes travaillent rencontrent les mêmes problèmes que le Wall Street Journal, comment les journalistes devraient-ils se protéger ?

R : Concernant votre première question, nous avons pris note des reportages concernés. Les questions liées à Taiwan sont purement des affaires intérieures de la Chine et aucun pays étranger n'a le droit d'y intervenir. Nous exhortons les personnalités concernées américaines à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, et à traiter avec prudence les questions relatives à Taiwan afin d'éviter de nuire aux relations sino-américaines, à la paix et à la stabilité du détroit de Taiwan.

S'agissant de votre deuxième question, je ne pense pas que vous devriez poser la même question maintes et maintes fois aux porte-parole du Ministère des Affaires étrangères. Vous devez demander au Wall Street Journal pourquoi il ne présente pas d'excuses publiquement et qui est responsable de l'article insultant la Chine.

Q : Pouvez-vous m'en dire plus sur les raisons pour lesquelles la ville de Wuhan vient de retirer un communiqué sur la levée de certaines restrictions de circulation ?

R : Veuillez vous adresser aux autorités de Wuhan.

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Depuis l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, nos amis journalistes travaillent 24 h / 24 et 7 jours / 7 pour couvrir la situation sur le terrain et les efforts de la Chine pour prévenir et contrôler l'épidémie. Avec vos stylos, vos appareils de photo et vos micros, vous notez les efforts déployés par la Chine pour lutter contre l'épidémie et les résultats obtenus dans cette bataille, et vous faites savoir comment la Chine renforce sa coopération avec le monde pour surmonter les difficultés. Je tiens à vous remercier de tout cœur. Nous vous rappelons également de bien prendre soin de vous et de protéger votre santé et votre sécurité. Nous fournirons l'assistance et les facilités nécessaires, comme toujours, pour votre travail objectif et juste.

Comme le Président Xi Jinping l'a souligné lors d'une réunion tenue hier pour faire avancer les actions sur la coordination de la prévention et du contrôle de l'épidémie et du développement économique et social, la nation chinoise a été maintes fois mise à l'épreuve dans son histoire, mais sans jamais plier. Plus les épreuves sont grandes, plus elle est courageuse, elle grandit sans cesse dans les difficultés et elle se dresse vaillamment contre les difficultés. À présent, la situation de prévention et de contrôle de l'épidémie affiche une tendance de l'amélioration. Nous devons rester vigilants et continuer à déployer des efforts inlassables. Aucun triomphe ne doit être annoncé à la légère tant qu'il n'y a pas de victoire complète. Aujourd'hui est le deuxième jour du deuxième mois lunaire de cette année. En Chine, nous avons la tradition de dire que « le dragon relève la tête » ce jour-là. Cela signifie que tout se renouvelle à cette période de l'année. En ce moment, cela indique également que d'autres bonnes nouvelles viendront dans le combat que la Chine et le monde mènent en commun contre l'épidémie.

Merci d'être venus à la conférence de presse d'aujourd'hui. Au revoir !



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