Page d'accueil Ambassade infos Relations bilatérales Services consulaires Relation commerciale Liens  
Page d'accueil > Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères
Conférence de presse du 6 septembre 2007


2007/09/06

Dans l'après-midi du 6 septembre 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse et répondu aux questions concernant entre autres la visite au Japon du Président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) Jia Qinglin, les pourparlers à six, la question du Darfour et la coopération américano-indienne dans le nucléaire civil.

Jiang Yu : Chers amis, bonjour. D'abord, j'ai une nouvelle à vous annoncer.

Sur l'invitation du gouvernement japonais, le Président du Comité national de la CCPPC Jia Qinglin effectuera une visite officielle d'amitié au Japon du 12 au 18 septembre.

Maintenant, je suis prête à répondre à vos questions.

Q : Voudriez-vous nous présenter le programme de la visite du Président Jia Qinglin ? Va-t-il visiter d'autres villes à part Tokyo ?

R : S'agissant du programme de cette visite, des consultations sont en cours entre les parties chinoise et japonaise.

Cette année qui marque le 35e anniversaire de la normalisation des relations entre la Chine et le Japon et qui est consacrée « Année des échanges culturels et sportifs Chine-Japon » offre aux deux pays une importante opportunité pour développer leurs relations. La partie chinoise entend travailler en commun avec la partie japonaise, sur la base des trois documents politiques majeurs sino-japonais, pour développer les relations stratégiques mutuellement avantageuses, favoriser les échanges et la coopération dans les différents domaines, intensifier les échanges non-gouvernementaux et resserrer les liens d'amitié entre les deux peuples afin de promouvoir un développement sain et régulier des relations sino-japonaises.

Q : Aujourd'hui, les Etats-Unis, l'Inde, l'Australie, Singapour et le Japon lancent des manœuvres militaires conjointes. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? Voyez-vous dans ces manœuvres une menace ?

R : Dans l'actuelle conjoncture internationale, la Chine préconise que les pays adoptent un nouveau concept de sécurité et engagent le dialogue et la coopération sur la base de la confiance mutuelle, des avantages réciproques, de l'égalité et de la concertation en vue d'assurer la sécurité de tous et de promouvoir le développement partagé. Une région Asie-Pacifique harmonieuse et stable basée sur la confiance mutuelle entre les différents pays correspond aux intérêts communs de ces derniers.

La Chine prend une part active à la construction de la paix, à la coopération et au développement dans la région Asie-Pacifique. Nous entendons poursuivre nos efforts avec les autres pays pour approfondir la confiance mutuelle par le dialogue, promouvoir la coopération à travers la confiance mutuelle et réaliser le gagant-gagnant par la coopération.

Q : Les dirigeants chinois et australiens sont convenus de mettre sur pied un mécanisme de dialogue stratégique annuel, quel en est l'objectif ? L'Australie a déjà établi ce genre de mécanismes avec le Japon et les Etats-Unis. Alors celui éventuel avec la Chine vise-t-il à faire contrepoids ? Deuxième question, le Président américain Bush a appelé, au Sommet de l'APEC, les différents pays à redoubler d'efforts pour lutter contre le changement climatique. Selon la Chine, le Sommet de l'APEC est-il une enceinte appropriée pour aborder ce sujet ? La partie chinoise envisage-t-elle d'avancer de nouvelles mesures en la matière ?

R : Le Président Hu Jintao est en ce moment en visite d'Etat en Australie. Ce matin, il a eu un entretien avec le Premier Ministre australien John Howard.

Les deux parties sont convenues de renforcer le dialogue, d'approfondir la confiance mutuelle, d'élargir le consensus et d'étendre la coopération afin de promouvoir un développement global et approfondi des relations sino-australiennes. Le Président Hu Jintao a formulé une proposition en quatre points à ce sujet : 1. Multiplier les échanges de haut niveau et lancer le dialogue stratégique. Les deux parties ont décidé de mettre sur pied un mécanisme de dialogue stratégique annuel sino-australien qui permettrait un renforcement de leur dialogue et leur concertation sur les dossiers importants touchant au développement à long terme de leurs relations bilatérales ainsi qu'à la paix et au développement du monde. 2. Etendre la coopération économique et commerciale pour réaliser le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant. 3. Intensifier les échanges intellectuels afin d'approfondir l'amitié entre les deux peuples. 4. Renforcer la communication et la concertation en vue de construire ensemble une région Asie-Pacifique harmonieuse. A l'issue de leur entretien, le Président Hu Jintao et le Premier Ministre John Howard ont assisté à la cérémonie de signature de six documents de coopération entre la Chine et l'Australie dans les domaines économique, commercial, énergétique, judiciaire, culturel et autres.

Pour répondre à votre deuxième question, la Chine est favorable à ce qu'une déclaration sur le changement climatique illustrant la volonté politique des différentes parties soit publiée à l'issue de ce Sommet de l'APEC. Nous espérons que toutes les parties pourront agir conformément à la « Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques » et au principe de la responsabilité commune mais différenciée défini par le « Protocole de Kyoto » et procéder à de vastes consultations pour essayer d'aboutir à des résultats équilibrés reflétant le consensus obtenu.

Le gouvernement chinois accorde une haute importance au changement climatique et agit activement contre ce fléau. Nous avons pris des mesures efficaces pour affronter ce problème et protéger l'environnement écologique, et ces mesures ont obtenu des résultats notables. Nous continuerons à œuvrer, tout comme par le passé, avec la communauté internationale à explorer, dans le cadre du développement durable, de nouvelles voies efficaces pour lutter contre le changement climatique.

Q : J'ai deux questions à vous poser. Première question : selon certains reportages, les réseaux informatiques des services gouvernementaux allemand, américain et britannique ont été cibles d'attaques des pirates informatiques chinois. La partie chinoise a-t-elle lancé une enquête sur cette affaire ? Deuxième question : selon des reportages récents, la Chine s'opposera probablement, au sein du Groupe des fournisseurs nucléaires, à un accord de coopération américano-indien en matière de nucléaire civil. Ces informations sont-elles fiables ? Quelle est la position de la Chine sur cet accord ?

R : S'agissant de votre première question, le gouvernement chinois rejet et interdit depuis toujours tout acte informatique criminel. La législation chinoise est stricte là-dessus. Par ailleurs, nous avons montré la volonté de renforcer encore davantage la coopération internationale en la matière. L'accusation d'attaques informatiques par des militaires chinois contre les sites gouvernementaux de certains pays, qui n'a aucun fondemen, est irresponsable et révélatrice de desseins inavoués. A ma connaissance, jusqu'ici, la police chinoise n'a reçu de la part des pays concernés aucune demande d'aide dans l'enquête de cette affaire.

Pour répondre à votre deuxième question, nous avons pris note que les avis sont partagés au sein du Groupe des fournisseurs nucléaires au sujet de l'assouplissement des restrictions sur l'exportation nucléaire à destination de l'Inde. La partie chinoise estime que les différents pays peuvent développer une coopération sur l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire en observant leurs obligations internationales, et que cette coopération doit contribuer à la préservation du mécanisme international de la non-prolifération et au renforcement de son efficacité.

Q (du même journaliste) : Cela veut dire que la partie chinoise estime que le Groupe des fournisseurs nucléaires n'a aucune raison de ne pas approuver l'accord de coopération américano-indien ?

R : Je viens de clarifier la position de la Chine à ce sujet et je le répète : nous sommes d'avis que les différents pays peuvent mener une coopération sur l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire en observant leurs obligations internationales, et que cette coopération doit contribuer à la préservation du mécanisme international de la non-prolifération et au renforcement de son efficacité. La partie chinoise participera au débat sur cette question sur la base de ce principe.

Q : J'ai aussi deux questions. Premièrement, selon Washington Post du 5 courant, la Directrice générale de l'Agence nationale d'administration et de contrôle des aliments et des médicaments de l'Indonésie aurait dit que lors de sa rencontre avec la partie chinoise, celle-ci lui avait poposé d'assouplir les critères de sécurité imposés sur les produits chinois, ce qui a été refusé. Veuillez confirmer cette information. Une autre question sur ce sujet, certains pays de l'Asie du Sud-Est trouvent que la partie chinoise a adopté des mesures différentes envers les pays développés et les pays en voie de développement en ce qui concerne la sécurité alimentaire. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Les informations de Washingtong Post sont complètement fausses. D'après ce que nous avons obtenu des institutions pertinentes, le gouvernement indonésien a envoyé en Chine une grande délégation qui s'est entretenue hier avec l' Administration générale de l'inspection de la qualité, du contrôle et de la quarantaine de Chine, et l'entretien ne s'est pas du tout passé comme mentionné dans le reportage. Le chef de la délégation indosienne a aussi confirmé que la partie indonésienne n'avait jamais lancé de tels propos.

Concernant votre deuxième question, tous les produits chinois, exportés ou importés, doivent correspondre aux lois et règlements ainsi qu'aux normes pertinentes de la Chine, en même temps qu'aux critères et exigences imposés aux pays exportateurs. Il s'agit d'une politique constante du gouvernement chinois, qui traite les questions de contrôle et de quarantaine des produits selon les principes de l'égalité, du dialogue et de la coopération, et conformément aux règles scientifiques. Nous estimons qu'il est discriminatoire de déterminer les critères de contrôle et de quarantaine sur les produits exportés en fonction de la taille et de la puissance des partenaires commerciaux. La Chine ne le fait pas et elle s'oppose à ce que les autres pays le fassent.

Q : Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon est récemment en visite au Soudan. Quel est le commentaire de la partie chinoise sur ce sujet ? Quelle sera l'influence de cette visite sur le processus de paix dans la région du Darfour ? Quelles mesures diplomatiques la Chine prendra-t-elle sur le dossier du Darfour ?

R : La Chine apprécie les efforts actifs déployés par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon pour régler adéquatement le problème du Darfour, et soutient le rôle important de l'ONU dans le règlement de ce problème.

La Chine estime que, dans le contexte actuel, la communauté internationale doit chérir et préserver l'élan positif qui s'est manifesté dans le dossier du Darfour et mettre à plein profit le mécanisme de consultations entre le gouvernement soudanais, les Nations Unies et l'Union Africaine pour assurer un développement équilibré des opérations de maintien de la paix et du processus politique, aider le Soudan à améliorer la situation humainitaire et sécuritaire dans la Région du Darfour, et contribuer au règlement global et adéquat du problème.

Le gouvernement chinois a toujours joué un rôle constructif et actif dans le dossier du Darfour. Du 3 au 12 septembre, le représentant spécial du gouvernement chinois pour le Darfour Liu Guijin est en visite aux Etats-Unis et aux Nations Unies. Il procèdera à d'amples échanges avec des officiels, des parlementaires, des intellectuels et la presse sur le dossier du Darfour.

Q : Le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Gye Gwan est actuellement à Beijing. Veuillez nous donner des informations là-dessus.

R : Ce matin, le Vice-Ministre Wu Dawei a rencontré le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Gye Gwan. Celui-ci a informé M. Wu Dawei des résultats de la réunion de travail entre la RPDC et les Etats-Unis. Les deux parties ont par ailleurs échangé leurs points de vue sur l'orientation du prochain tour des pourparlers à six.

Q : Selon des reportages, un « Sommet Taiwan-Afrique » se tiendrait à Taiwan le 9 prochain. Quel est le commentaire de la Chine sur ce sujet ?

R : Ce n'est pour rien d'autre que d'intensifier les activités secessionnistes visant l'« indépendance de Taiwan » sur la scène internationale que les autorités de Taiwan ont programmé récemment un « Sommet Taiwan-Afrique », qui d'ailleurs n'obtiendra pas de soutien des peuples du monde. L'amitié Chine-Afrique représente la tendance générale. La majorité des pays africains s'en tiennent à la politique d'une seule Chine et s'opposent aux activités sécessionnistes des autorités de Taiwan. Toute tentative à l'encontre du courant historique est vouée à l'échec.

Q : Le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Gye Gwan en visite en Chine a-t-il affirmé que la RPDC achèverait d'ici la fin de l'année la désactivation de ses installations nucléaires ? Est-ce que la Chine s'inquiète de la coopération nucléaire américano-indienne ?

R : Concernant votre deuxième question, j'ai été claire tout à l'heure sur la position chinoise. Je n'ai rien à ajouter.

Pour la première question, la RPDC a effectivement avancé des projets concrets pour donner des informations complètes sur son programme nucléaire et désactiver ses installations nucléaires, sur lesquels les parties concernées procèderont à des consultations. Lors du prochain tour des pourparlers, les différentes parties auront une discussion approfondie sur les questions concernées. Nous poursuivrons activement les concertations et coordinations avec les autres parties pour mener à bien les actions de la prochaine étape et faire avancer le processus des pourparlers à six d'un pas assuré.

Q : Quand se tiendra le prochain tour des pourparlers à six ?

R : La partie chinoise est en pleine concertation avec les autres parties pour déterminer les dates du 6e tour des pourparlers à six. Nous vous en informerons dès qu'elles seront fixées.

Si vous n'avez pas d'autres questions, la séance est levée. Merci de votre présence. A la semaine prochaine.



RECOMMANDER A
       IMPRIMER