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Conférence de presse du 30 octobre 2007


2007/10/30

Dans l'après-midi du 30 octobre, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, la question nucléaire de la Péninsule coréenne, le dossier nucléaire iranien, les problèmes du Moyen-Orient et du Darfour ainsi que les relations sino-canadiennes.

Liu Jianchao : Bonjour tout le monde. Je voudrais d'abord vous annoncer une nouvelle :

Sur l'invitation du Vice-Premier Ministre de la République du Kazakhstan et Président kazakh du Comité de coopération Chine-Kazakhstan Umirzak Shukeev, la Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat et Présidente chinoise du Comité Wu Yi se rendra à Astana le 7 novembre pour assister à la 4e réunion de ce Comité.

Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.

Q : Aujourd'hui, le Secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis Christopher Hill arrivera à Beijing. Il se rendra ensuite en République de Corée et au Japon. Quels sont les principaux sujets qu'il abordera avec la partie chinoise durant cette visite à Beijing ? Quels sont les progrès réalisés ces derniers temps dans la question nucléaire de la Péninsule coréenne ?

R : A ma connaissance, M. Hill viendra prochainement à Beijing. Les officiels du Ministère chinois des Affaires étrangères auront des échanges de vues avec lui sur la question nucléaire de la Péninsule coréenne, le processus des pourparlers à six et le travail à accomplir pour la prochaine étape. Maintenant que les différentes parties travaillent pour la mise en œuvre, de manière sûre et globale, des consensus parvenus pendant les pourparlers, nous espérons que les parties concernées continueront à faire progresser ce processus afin de mieux concrétiser effectivement le document commun important conclu le 3 octobre et d'avancer vers la réalisation de l'objectif de la dénucléarisation de la Péninsule et de la normalisation des relations entre les pays concernés.

Q : Aujourd'hui, le Roi de la Jordanie a déjà entamé sa visite en Chine. En ce qui concerne les relations bilatérales entre les deux pays, quels sont les domaines prioritaires dans lesquels la Chine souhaite renforcer la coopération avec la Jordanie ? Par ailleurs, nous avons pris note que le Roi jordanien avait déclaré que la position chinoise sur la question du Moyen-Orient était appréciée. La Conférence internationale sur le problème du Moyen-Orient se tiendra en novembre prochain aux Etats-Unis, quel est le rôle que la partie chinoise continuera à jouer pour faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient ?

R : Le Roi Abdullah II de Jordanie est arrivé hier à Beijing pour une visite d'Etat en Chine. Le Président Hu Jintao tiendra une cérémonie d'accueil en son honneur à 17 heures cet après-midi et s'entretiendra avec lui. Ces dernières années, la coopération amicale entre la Chine et la Jordanie dans les différents domaines s'est développée dans d'heureuses conditions et le Roi jordanien a effectué plusieurs visites en Chine. Nous souhaitons promouvoir, à travers cette visite, la coopération sino-jordanienne dans les différents domaines, y compris la confiance mutuelle sur le plan politique et la coopération mutuellement avantageuse sur le plan économique. Je crois que les dirigeants des deux pays échangeront également des points de vue sur le processus de paix au Moyen-Orient, une question d'intérêt commun pour toutes les deux parties.

La partie chinoise soutient toujours le processus de paix au Moyen-Orient. Depuis longtemps, elle travaille activement auprès des parties concernées afin de promouvoir la paix et de ramener les différentes parties à la table des négociations. Nous constatons qu'actuellement de nouveaux progrès ont été enregistrés dans la situation du Moyen-Orient. La Chine entend travailler ensemble avec les pays concernés et renforcer la communication avec eux afin de promouvoir le processus de paix. Elle continuera à y jouer un rôle constructif.

Q : Selon les reportages de l'Agence Xinhua, le chef de la délégation de la RPDC aux pourparlers à six Kim Kye-gwan est arrivé aujourd'hui à Beijing, pouvez-vous confirmer cette information ? Le chef de la délégation américaine et le chef de la délégation de la RPDC ont-ils prévu une rencontre à Beijing ?

R : A ma connaissance, le chef de la délégation de la RPDC aux pourparlers à six Kim Kye-gwan est déjà arrivé à Beijing et a commencé son travail. Pour savoir s'il y aura des contacts entre la partie de la RPDC et la partie américaine, je vous prie de vous renseigner auprès de ces deux parties. Je pense que les officiels du Ministère chinois des Affaires étrangères auront des échanges de vues avec M. Kim Kye-gwan à un moment approprié sur le processus des pourparlers.

Q : Le week-end dernier, des Chinois militant pour la préservation de la souveraineté de l'île Diaoyu ont tenté de débarquer sur l'île, mais ont été empêchés par la partie japonaise. Le gouvernement japonais a déjà fait des démarches auprès de la partie chinoise. Quels sont les commentaires de la partie chinoise là-dessus ?

R : Notre position sur cette question est la suivante : Depuis l'antiquité, l'île Diaoyu ainsi que ses îles annexes font partie intégrante du territoire chinois, la Chine possède la souveraineté incontestable sur ces îles. Nous estimons que les actions menées par la partie japonaise contre ces Chinois sont illégales, vont à l'encontre du droit international et constituent une violation de la souveraineté de la Chine. La Chine s'y oppose fermement.

Q : Quel est votre commentaire sur la rencontre entre le Premier Ministre canadien Joseph Harper et le Dalaï-lama ? Selon l'Ambassadeur de Chine au Canada, les agissements de la partie canadienne porteront inévitablement une atteinte aux relations sino-canadiennes. Etes-vous d'accord avec lui ? Deuxième question, une centaine de parlementaires britanniques ont signé une lettre demandant à la partie chinoise d'assumer une plus grande responsabilité dans le règlement des conflits au Darfour et de cesser la vente d'armes au gouvernement soudanais. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Pour répondre à votre première question, je dis que la partie chinoise s'oppose toujours et avec fermeté à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine par tout pays et toute personne en utilisant la question du Dalaï-lama. Le Tibet est une partie inaliénable du territoire chinois et les affaires tibétaines relèvent purement et simplement des affaires intérieures de la Chine. Les propos tenus par le Dalaï-lama et ses agissements pendant ces dernières décennies montrent que le Dalaï-Lama est un exilé politique qui se livre depuis longtemps à des activités pour diviser la Chine et saper l'unité nationale sous le couvert de la religion.

Faisant fi des multiples représentations solennelles faites par la partie chinoise, la partie canadienne s'obstine à autoriser la visite du Dalaï-lama au Canada, à arranger des rencontres entre les dirigeants canadiens et le Dalaï-lama et à organiser des manifestations pour ce dernier, tout cela constitue une violation flagrante des principes fondamentaux régissant les relations internationales et une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine. La partie chinoise en exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition. Les agissements pervers de la partie canadienne ont gravement blessé les sentiments du peuple chinois et porté une grande atteinte aux relations sino-canadiennes.

La partie chinoise exige que la partie canadienne procède à un examen de conscience sur ses actes erronés sur la question du Dalaï-lama et les corrige, prenne immédiatement des mesures effectives pour en éliminer les effets pernicieux, cesse d'encourager et d'appuyer les activités sécessionnistes des forces séparatistes visant l'« indépendance du Tibet » et mette fin à l'ingérence dans les affaires intérieures chinoises, ceci pour éviter une plus grande atteinte aux relations sino-canadiennes.

Quant à votre deuxième question, la partie chinoise accorde une haute attention au problème du Darfour et y joue un rôle constructif, c'est un fait reconnu de tous. Aujourd'hui où le règlement de ce problème fait toujours face à des difficultés, nous estimons qu'il faut accorder un soutien énergique aux Nations Unies et à l'Union Africaine et coopérer étroitement avec elles dans leurs efforts pour la mise en œuvre globale de la Feuille de route afin de trouver une solution politique au problème du Darfour par voie de négociations. Les différentes parties aux négociations doivent mettre immédiatement fin à tout conflit armé dans la région et réaliser le cessez-le-feu global pour créer une ambiance favorable aux négociations. Toutes les fractions principales de l'opposition du Darfour doivent prendre une part active au processus de négociations politiques et parvenir au plus tôt à une position commune pour les négociations. Les différentes parties aux négociations doivent œuvrer à la conclusion d'un accord de paix global dans l'esprit de concession mutuelle, à travers le dialogue et les consultations et sur la base de l'Accord de paix du Darfour. Quant à la partie chinoise, elle agit toujours avec une attitude constructive et responsable sur la question du Darfour, et nous espérons que la communauté internationale pourra reconnaître ce fait à son juste titre.

Q : La Ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a fait savoir qu'elle essayerait de persuader la Chine d'accepter de nouvelles sanctions contre l'Iran. La partie chinoise s'oppose-t-elle à toute mesure de sanction des Nations Unies contre l'Iran ?

R : Nous avons pris note des propos tenus par la Ministre israélienne des Affaires étrangères. Nous sommes d'avis que les négociations diplomatiques restent la meilleure option pour un règlement pacifique du dossier nucléaire iranien, ce qui correspond aux intérêts communs de la communauté internationale. La partie chinoise estime toujours qu'il ne faut pas recourir arbitrairement à la sanction dans les relations internationales. Dans le contexte actuel où les différentes parties concernées cherchent à résoudre la question nucléaire iranienne par voie de dialogue, il faut surtout éviter le recours à la sanction pour ne pas compliquer la situation.

Q : Le Ministre du Département de la Communication du Comité central du PCC Liu Yunshan a entamé hier une visite en RPDC. Avec qui aura-t-il des entretiens ? Quels en seront les sujets de discussion ?

R : Sur l'invitation du Parti du Travail de la RPDC, du Parti communiste vietnamien et du Parti populaire révolutionnaire lao, M. Liu Yunshan, membre du Bureau politique et du Secrétariat du CC du PCC et Ministre du Département de la Communication du CC du PCC est parti pour la RPDC, le Vietnam et le Laos pour y effectuer des visites amicales entre le 29 octobre et le 2 novembre. Ces visites ont pour objectif principal de promouvoir les relations entre le PCC et les partis au pouvoir des trois pays et de favoriser le développement des relations de bon voisinage et de coopération amicale entre la Chine et les pays concernés. Durant ses visites, M. Liu Yunshan procédera avec les dirigeants des pays susmentionnés à des échanges de vues sur les questions d'intérêt commun et d'expériences en matière de gestion de l'Etat. Il communiquera également aux dirigeants des trois Partis les informations sur le 17e Congrès du PCC.

Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance. Merci de votre présence !



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