| Conférence de Presse du 8 novembre 2007 |
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2007/11/08 |
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Dans l'après-midi du 8 novembre 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse et répondu aux questions concernant, entre autres, les pourparlers à six, la situation au Pakistan, l'attentat suicide en Afghanistan et le dossier nucléaire iranien.
Liu Jianchao : Mesdames et messieurs, bonjour. D'abord, j'ai une nouvelle à vous annoncer : Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangère Yang Jiechi, le Ministre du pouvoir populaire pour les Relations extérieures de la République Bolivarienne du Venezuela M. Nicolas Maduro effectuera une visite officielle en Chine du 13 au 15 novembre prochain. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions : Q : Selon les reportages de certains médias européens, la Chine interdira l'introduction de la Bible dans le Village Olympique durant les Jeux Olympiques de Beijing. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Nous avons noté ces reportages et procédé immédiatement à une vérification auprès des départements concernés. Les résultats montrent qu'il s'agit d'une information tout à fait fausse. Le gouvernement chinois et les départements concernés n'ont jamais élaboré une telle réglementation, il est encore moins question d'annoncer une telle nouvelle. Depuis toujours, le gouvernement chinois respecte et protège, conformément à la loi, la liberté de croyance religieuse des étrangers en Chine. Dans le Règlement de la République populaire de Chine sur les activités religieuses des étrangers en territoire chinois, il a été stipulé clairement comme suit : A leur entrée sur le territoire chinois, les étrangers peuvent apporter des imprimés, des produits audiovisuels et d'autres articles religieux réservés à leur propre usage. Les autorités compétentes chinoises et le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques de Beijing n'ont pas établi les soi-disant règlements interdisant l'utilisation de la Bible dans le Village Olympique ; d'ailleurs, il leur est impossible de faire un tel règlement. Nous doutons profondément de l'intention dans laquelle certaines personnes ont fait courir une telle rumeur. Nous espérons qu'elles ne mèneront pas d'activités qui sont défavorables à elles-mêmes et nuisibles en même temps à la connaissance mutuelle et à l'amitié entre le peuple chinois et les autres peuples du monde. Q : Selon le Président américain Bush, il n'a pas pu faire autrement que de soutenir le Président pakistanais Musharraf car sinon, le Pakistan aurait été tombé dans le chaos. En quelle considération la Chine soutient-elle Musharraf ? R : Quelle politique à adopter par les Etats-Unis à l'égard du Pakistan, cela est une affaire des Américains. S'agissant de la position de la Chine, nous suivons de près l'évolution de la situation au Pakistan et nous avons la certitude que le gouvernement et le peuple pakistanais sont capables de résoudre eux-mêmes leurs problèmes. Nous espérons que le Pakistan préservera sa stabilité et son développement. Q : Quels sont les commentaires de la Chine sur le dernier attentat suicide en Afghanistan ? R : La Chine condamne vivement cette attaque terroriste, adresse ses condoléances aux victimes et témoigne de la sympathie aux familles des victimes et aux blessés. En tant que pays voisin ami de l'Afghanistan, la Chine soutiendra, comme par le passé, le gouvernement afghan dans ses efforts inlassables pour lutter contre les forces terroristes et préserver la stabilité du pays. Q : Selon des informations, le Ministre d'Etat de Singapour Lee Kuan Yew effectuera une visite en Chine du 14 au 17 novembre. Veuillez nous présenter le programme de sa visite en Chine. Quels sont les dirigeants chinois qu'il rencontrera ? R : D'après des informations, M. Lee Kuan Yew envisage de venir en visite en Chine. Nous sommes en train de mener des consultations avec la partie singapourienne sur les arrangements de sa visite. Nous annoncerons les informations en temps opportun une fois le programme défini. Q : Les reportages sur l'interdiction d'apporter la Bible dans le Village Olympique ont suscité une vive attention aux Etats-Unis. Est-ce que vous êtes surpris par de tels reportages ? Est-ce que vous trouvez que le monde extérieur ne connaît pas assez la politique chinoise sur la religion ? La Chine a déjà modéré les limitations des interviews faites par les journalistes étrangers en Chine. Est-ce qu'elle envisage aussi de réduire les restrictions sur les activités religieuses durant les Jeux Olympiques de Beijing ? R : J'ai noté que la rumeur en question a provoqué un impact négatif dans le monde. C'est pourquoi je tiens à redresser officiellement le fait à cette occasion. En même temps, j'ai aussi constaté que le porte-parole du Comité olympique américain a fait une mise au point sur cette rumeur. Nous tenons à lui exprimer nos remerciements. En effet, certaines personnes dans le monde ne veulent pas voir la Chine organiser les Jeux Olympiques, elles ne veulent surtout pas que ce soit une réussite. Leurs agissements s'opposent non seulement à la Chine, mais aussi aux peuples bienveillants du monde entier. Les Jeux Olympiques de Beijing seront non seulement un événement important pour le peuple chinois, mais aussi, et surtout, une excellente occasion de rencontre pour les peuples du monde. Ceux qui ont diffusé la rumeur et tenté de porter atteinte aux Jeux Olympiques de Beijing doivent faire leur examen de conscience et s'abstenir d'agir de sorte à nuire aux autres et à eux-mêmes. S'agissant de la liberté de croyance religieuse, la Constitution chinoise protège la liberté des citoyens chinois de croire ou non aux religions. Le gouvernement chinois traite en vertu de la loi les affaires religieuses et protège, toujours selon la loi, les activités religieuses normales des étrangers en Chine. Les religieux des différents pays du monde peuvent être rassurés : en Chine, leurs droits et intérêts sont pleinement garantis pourvu qu'ils mènent des activités religieuses en respectant la loi. Q : Aujourd'hui, c'est la Journée des Journalistes en Chine et l'organisation « Reporters sans frontières » appelle la Chine à libérer les journalistes chinois détenus. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Deuxième question, selon des reportages, la Chine et l'Indonésie, premier pays de l'ASEAN à avoir noué un partenariat stratégique avec elle, ont signé un accord de coopération sur la défense. Pourriez-vous nous donner des détails sur cet accord ? R : S'agissant de votre première question, je voudrais saisir cette occasion pour souhaiter une bonne fête aux journalistes chinois et étrangers. Je ne sais pas sur quel fondement l'organisation « Reporters sans frontières » a proféré des accusations que vous venez d'évoquer et de qui il s'agit exactement. Même s'ils sont des journalistes, ces gens-là doivent respecter les lois et réglementations. Ceux qui transgressent la législation chinoise seront naturellement condamnés par la justice. Sur cette question, nous ne voulons pas voir cette organisation faire des commentaires irresponsables. En Chine, la liberté des journalistes pour faire des reportages conformément à la loi est pleinement garantie. Il y a quelques jours, les départements concernés ont établi spécialement un règlement pour assurer le droit d'information des journalistes chinois lorsqu'ils couvrent les cas d'urgence. J'espère que vous pourrez prendre note de cela. Concernant le contenu de l'accord de coopération sur la défense entre la Chine et l'Indonésie, puisque je ne l'ai pas encore lu, je vous propose de vous renseigner auprès des services compétents. La Chine et l'Indonésie sont l'une comme l'autre pays influents en Asie-Pacifique. La coopération entre les deux pays dans les différents domaines, y compris les échanges et les contacts dans le domaine de la défense, s'avère régulière et gagne sans cesse en ampleur. Nous entendons multiplier les échanges et les contacts avec la partie indonésienne afin de contribuer à la paix, à la stabilité et au développement de notre région.
Q : Aujourd'hui, mes collègues et moi, nous sommes allés faire un reportage près de la Place Tian'anmen où des policiers nous ont demandé de montrer nos passeports et d'autres papiers. Ils ont même voulu m'emmener au Bureau de l'administration de l'entrée et de la sortie. J'ai entendu dire que la Police de Beijing a récemment pris de nouvelles mesures vis-à-vis des journalistes étrangers selon lesquelles ces derniers sont tenus de montrer les pièces d'identité susmentionnées, ce qui ne correspond pas au Règlement sur les reportages faits en Chine par les journalistes étrangers durant les Jeux Olympiques de Beijing et la période préparatoire. Pourriez-vous m'expliquer pourquoi on a adopté cette pratique ? Les journalistes étrangers qui viendront en Chine faire des reportages durant les Jeux Olympiques seront-il soumis à la même exigence ? R : Je comprends votre préoccupation sur cette question. Pourtant, il ne s'agit que d'un cas isolé. Puisque je ne possède pas d'informations précises pour le moment, je demanderai à mes collègues de se renseigner immédiatement auprès des services compétents. Si c'est pour assurer l'ordre public, c'est tout à fait compréhensible que la Police procède à des interpellations nécessaires sur place et demande aux journalistes étrangers de montrer leurs pièces d'identité. S'il s'agit d'une méconnaissance et d'une application incorrecte des règlements concernés par les services compétents, nous donnerons à ces derniers davantages d'explications là-dessus. S'il s'agit d'un malentendu entre la Police et les journalistes ou d'un manque de coopération de la part des journalistes, j'espère que les deux parties pourront renforcer leurs contacts à l'avenir. Bref, je vous souhaite bon travail en Chine et j'espère que vous pourrez respecter les lois et les réglementations chinoises. Q : Le Président iranien a fait savoir, hier, que le programme nucléaire de son pays était irréversible. Ces propos influenceront-t-ils la position de la Chine sur le dossier nucléaire iranien ? Dans quelles circonstances la Chine soutiendra-t-elle les sanctions contre l'Iran ? R : Nous suivons de près la question nucléaire iranienne et espérons que l'Iran pourra tenir pleinement compte des préoccupations et de l'appel de la communauté internationale, y répondre activement et faire preuve de flexibilité dans le dialogue et les contacts. Nous souhaitons que les parties concernées puissent trouver une solution pacifique à cette question par voie de négociations diplomatiques. Pour ce faire, la Chine continuera à jouer un rôle constructif. Nous entendons également renforcer nos contacts avec les différentes parties concernées pour faire évoluer la question vers un règlement pacifique. Q : Selon la partie américaine, la Chine, en tant que pays président des pourparlers à six, annoncera les mesures concrètes pour la désactivation des installations nucléaires de la RPDC à Nyongbyon. La partie chinoise a-t-elle l'intention de le faire ? Par ailleurs, quand est-ce que la Chine souhaite que la RPDC déclare son programme nucléaire ? R : S'agissant de votre première question, nous espérons que les différentes parties concernées pourront parvenir à un consensus sur la déclaration des mesures de désactivation des installations nucléaires de la RPDC. Cela ne pose pas de problème pour la partie chinoise. En plus, nous nous réjouissons de constater qu'actuellement la désactivation se déroule dans d'heureuses conditions. Nous espérons que cet élan se maintiendra et que l'objectif et les tâches fixés dans le document commun du 3 octobre seront réalisés sans à-coups. Concernant votre deuxième question, le document commun du 3 octobre a prévu la déclaration par la RPDC de tout son programme nucléaire. Nous espérons que les engagements concernés seront honorés comme prévu. Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance. Merci de votre présence ! |



