| Conférence de presse du 13 novembre 2007 |
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2007/11/13 |
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Dans l'après-midi du 13 novembre 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse et répondu aux questions portant sur la visite du Premier Ministre Wen Jiabao à Singapour en marge des réunions de l'ASEAN, les consultations sino-japonaises sur la Mer de Chine orientale, les pourparlers à six, le Myanmar, le dossier nucléaire iranien et autres.
Liu Jianchao : Bonjour à tous. J'ai d'abord quelques nouvelles à vous annoncer. Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président équatorien Raphael Correa Delgado effectuera une visite d'Etat en Chine du 19 au 25 novembre. Sur l'invitation du Premier Ministre Lee Hsien Loong, le Premier Ministre Wen Jiabao effectuera du 18 au 22 novembre une visite officielle à Singapour où il participera au 11e Sommet ASEAN+ 3, au Sommet ASEAN+Chine et au 3e Sommet de l'Asie de l'Est. Le Premier Ministre Wen Jiabao participera en outre à la 8e rencontre trilatérale entre la Chine, le Japon et la République de Corée. Pour vous fournir plus d'informations sur le déplacement du Premier Ministre Wen Jiabao à Singapour, le Ministre assistant des Affaires étrangères He Yafei donnera un briefing le mercredi 14 novembre à 15h00 dans la salle de conférence de presse du Ministère des Affaires étrangères et vous y serez tous les bienvenus. Sur l'invitation du gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, du gouvernement de la République de Chypre et du gouvernement du Royaume d'Espagne, le Vice-Premier Ministre Hui Liangyu effectuera des visites officielles dans ces trois pays et participera à la cérémonie d'ouverture de la 4e Conférence du Forum sino-espagnol. Le Forum international de haut niveau sur la sécurité alimentaire, organisé conjointement par l'Administration générale du Contrôle de la Qualité, de l'Inspection et de la Qurantaine, le Ministère de la Santé et l'OMS, se tiendra les 26 et 27 novembre à la Résidence des Hôtes d'Etat Diaoyutai à Beijing. De hauts fonctionnaires représentant une quarantaine de pays et régions ainsi qu'une dizaine d'organisations internationales y discuteront ensemble du renforcement de la sécurité alimentaire mondiale autour du thème « intensifier les échanges et la coopération pour assurer la sécurité alimentaire ». Vous êtes tous les bienvenus pour couvrir cet événement. Pour l'inscription et d'autres démarches, veuillez consulter le site web du Centre d'information pour les journalistes étrangers ou vous adresser au Bureau d'information de l'Administration générale du Contrôle de la Qualité, et l'Inspection et de la Quarantaine. Maintenant je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Selon le « China Daily » d'hier, un officiel de l'Administration nationale de la Presse et de l'Edition a dit que la Chine mettrait en place une base de données des journalistes étrangers, estimés à 20 000, qui viendraient couvrir les JO de Beijing. Pourriez-vous préciser un peu plus là-dessus ? Pourquoi cette base de données ? Sur quoi portent les informations ? Comment seront-elles recueillies ? R : Après avoir lu le reportage, le Ministère des Affaires étrangères s'était immédiatement adressé à l'Administration générale de la Presse et de l'Edition pour vérifier cette information qui s'est finalement révélée fausse. Les journalistes étrangers venant couvrir les JO seront divisés en deux catégories. D'un côté, les journalistes inscrits dont les activités sont gérées par le CIO et le Bocog. De l'autre côté, les journalistes non inscrits. Ils seront également les bienvenus à Beijing dans le cadre des JO et nous les aiderons à remplir les formalités nécessaires. Tous les journalistes et correspondants étrangers, inscrits ou non, bénéficieront de notre concours agissant dans leurs reportages sur les jeux ou d'autres sujets pendant les JO. Je tiens à réaffirmer que l'information que vous avez eue n'est pas exacte. Il n'existe pas une telle base de données et je n'ai jamais entendu parler d'un projet à cet égard. Question du même journaliste : Alors pourquoi ces reportages si cela n'existe pas ? R : C'est pour ça qu'à mon avis, les médias concernés devraient faire des éclaircissements nécessaires. Par ailleurs, le Ministère des Affaires étrangères qui est chargé par le Conseil des Affaires d'Etat de la gestion des journalistes étrangers, ensemble avec le Bocog, accorderont des facilités et des services aux journalistes étrangers pendant les JO. Q : Le Myanmar sera peut-être l'un des sujets de discussion lors des réunions de l'ASEAN à Singapour la semaine prochaine. Quelle sera la déclaration de la Chine sur l'évolution de la situation dans le pays ? Ma deuxième question, selon le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, les autorités du Myanmar devraient fixer un calendrier pour la réforme politique. Quelle est votre réaction ? Une troisième question, certains spécialistes disent que la Chine a seulement fait semblant de collaborer avec les Nations Unies en exhortant le Myanmar à mener la réforme politique. Qu'en pensez-vous ? R : Concernant votre première question, lors des réunions de l'ASEAN qui auront lieu à Singapour, les dirigeants échangeront leurs points de vue sur la promotion de la coopération, de la prospérité partagée, de la stabilité et du développement en Asie de l'Est. Le Myanmar est membre de l'ASEAN. La Chine respectera donc le choix collectif pour décider de discuter ou non de cette question pendant les réunions. Mais sur le fond, la question du Myanmar est une affaire intérieure du pays qui devrait être réglée adéquatement par le gouvernement et le peuple du Myanmar eux-mêmes à travers des concertations. Le gouvernement chinois s'est exprimé à plusieurs reprises sur cette question. Nous souhaitons voir un Myanmar stable, démocratique, réconcilié qui se développe. Cela correspond aux intérêts non seulement de la Chine qui est voisin du Myanmar, mais aussi de la région, et surtout de l'ASEAN. La démarche de la Chine sur cette question est totalement basée sur les intérêts communs de tous les pays de la région et non pas sur ses propres intérêts. Quant au calendrier que vous avez mentionné, je n'en ai pas entendu parler. L'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU Ibrahim Gambari a fait en août dernier une visite au Myanmar où il a rencontré des officiels du gouvernement et des représentants de l'opposition. D'une façon générale, la visite a obtenu des progrès. Mais il faut également noter que c'est une question compliquée qui ne peut pas être définitivement réglée par quelques tentatives de médiation. La Chine continuera à appuyer les efforts de médiation du Secrétaire général et le travail de l'envoyé spécial Gambari. Troisièmement, certains accusent la Chine de fausse coopération, c'est tout à fait sans fondement et malintentionné. Comme je viens de le rappeler, il est dans l'intérêt du peuple du Myanmar, de la Chine mais aussi de la région entière de trouver une solution adéquate à cette question. Nous espérons sincèrement que le pays réalisera la stabilité, le développement, la démocratie et la réconciliation. La Chine continuera à jouer, comme par le passé, un rôle constructif dans ce dossier. Q : La Chine et le Japon organiseront le 14 prochain à Tokyo un tour de consultations sur la Mer de Chine orientale. Sera-t-il toujours possible d'aboutir à un projet consensuel avant l'automne? Une deuxième question, au sein du gouvernement japonais, certains proposent des concessions mutuelles en vue d'un projet de compromis, au cas où elles n'arriveraient pas à se mettre d'accord. La partie chinoise a-t-elle des propositions similaires ? R : Pendant la visite au Japon du Premier Ministre Wen Jiabao en avril dernier, les dirigeants des deux pays sont parvenus à un consensus important pour la poursuite des consultations sur la Mer de Chine orientale. La Chine et le Japon ont ainsi convenu de tenir le 11e tour de consultations le 14 novembre, c'est-à-dire demain, à Tokyo. Le Directeur général d'Asie du Ministère chinois des Affaires étrangères Hu Zhengyue et le Directeur d'Asie et d'Océanie du Ministère japonais des Affaires étrangères Kenichiro Sasae conduiront respectivement une délégation pour y participer. La partie chinoise attache une grande importance à ces consultations et a déployé des efforts pour les faire progresser. Nous continuerons à mener ces consultations d'une manière active et pragmatique, en conformité avec le consensus des dirigeants des deux pays. Nous espérons que la partie japonaise travaillera dans le même sens. La partie chinoise est ouverte à tous les projets qui seront proposés pendant les consultations. Ce que je voudrais souligner, c'est que les efforts conjugués des deux parties sont indispensables pour parvenir à un consensus.
Q : Le Secrétaire d'Etat adjoint aux finances des Etats-Unis est actuellement en visite à Beijing. Quels dirigeants va-t-il rencontrer ? Quels seront les sujets de discussion ? A mon avis, sa visite a pour objectif de discuter de la suspension des échanges commerciaux des sociétés étrangères avec l'Iran. Quelle est la position de la Chine là-dessus ? R : Je n'ai pas d'informations concernant cette visite, et je vous renvoie au Ministère des Finances. Sur le nucléaire iranien, la Chine et les Etats-Unis maintiennent des contacts. La partie chinoise est pour la préservation du régime international de la non-prolifération nucléaire. Elle espère que la partie iranienne pourra répondre positivement aux préoccupations et appels de la communauté internationale en adoptant une position souple et que les différentes parties pourront faire preuve de patience et de sincérité pour promouvoir un règlement par dialogue et concerté de la question nucléaire iranienne. Nous estimons que le recours arbitraire aux sanctions, surtout aux sanctions unilatérales, n'aide pas à résoudre la question. Q : Pouvez-vous nous présenter le programme de la visite du Président équatorien en Chine ? R : Durant sa visite en Chine, le Président Correa s'entretiendra avec le Président Hu Jintao. Il rencontrera également le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Wu Bangguo ainsi que M. Li Changchun, membre permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois. Les deux parties échangeront sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun. A part Beijing, le Président Correa se rendra également à Xi'an et à Shanghai. La Chine accorde une grande importance à cette visite du Président Correa et lui souhaite plein succès. Elle est convaincue que cette visite contribuera au développement des relations entre les deux pays. Pour vous situer dans le contexte, depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Equateur en 1980, les relations bilatérales se sont développées dans d'heureuses conditions avec des échanges de haut niveau fréquents. En 2006, le volume du commerce bilatéral a totalisé 802 millions de dollars US ; de janvier à septembre 2007, il a atteint 669 millions de dollars US. Nous sommes prêts à continuer à promouvoir le développement des relations d'amitié entre les deux pays sur la base des principes énoncés dans le Communiqué sur l'établissement de leurs relations diplomatiques. Q : Le Président de la République de Corée Roh Moo-hyun a proposé de tenir une réunion quadripartite entre la Chine, la RPDC, les Etats-Unis et la République de Corée pour discuter de l'instauration d'un mécanisme de paix en Asie du Nord-Est, quelle est la position de la Chine là-dessus ? La réunion des Ministres des Affaires étrangères des pourparlers à six a-t-elle eu des avancées ? Certains parlementaires américains ont déposé une motion consistant à soutenir « le référendum de Taiwan sur son adhésion à l'ONU », quelles sont les réactions chinoises là-dessus ? Le Secrétaire d'Etat aux Finances des Etats-Unis a exhorté la Chine à réévaluer le renminbi, quels sont les commentaires de la Chine ? R : La partie chinoise accorde une grande importance aux propositions des parties concernées sur le processus des pourparlers à six et le mécanisme de paix en Asie du Nord-Est et maintient des contacts avec elles. Nous sommes disposés à mener de nouvelles discussions avec elles. Concernant la date de la réunion des Ministres des Affaires étrangères des six, les parties se sont mises d'accord, dans le document du 3 octobre, pour tenir cette réunion à un moment qui leur conviendrait. Actuellement, elles sont en pleine mise en œuvre du document commun du 13 février. J'espère que leurs efforts conjoints pourront faire progresser sans cesse les pourparlers à six et le processus de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne. S'agissant de votre deuxième question, je voudrais souligner que nous nous opposons fermement à la soi-disant « motion » déposée par des parlementaires américains. Comme tout le monde le sait, il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois et le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal représentant toute la Chine. Voilà un consensus général de la communauté internationale dont les Etats-Unis. Confirmé par la Résolution 2758 de l'Assemblée générale de l'ONU, ce consensus est incontestable et indéniable. Concernant le taux de change du renminbi, les autorités compétentes ont exposé à maintes reprises la position du gouvernement chinois. Cette position n'a pas changé. Q : Quels messages transmettra le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi à la partie iranienne pendant sa visite en Iran ? Est-ce que la Chine craint que les sanctions contre l'Iran ne compromettent ses intérêts économiques en Iran et sa sécurité énergétique ? R : Le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi a entamé ces derniers jours une visite en Iran. Durant cette visite, il procédera à des échanges de vues avec la partie iranienne sur les relations bilatérales, le dossier nucléaire et d'autres questions internationales et régionales d'intérêt commun. A ma connaissance, les entretiens et rencontres n'ont pas encore eu lieu. Concernant les questions à l'ordre du jour, nous vous les présenterons en temps utile. Quant à la façon de régler la question nucléaire iranienne, nous sommes d'avis qu'il est dans l'intérêt de toutes les parties de rechercher une solution globale, à long terme et adéquate à travers les négociations diplomatiques. Q : Je voudrais poser une question concernant la Convention d'Ottawa sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Cela fait dix ans que la Convention a été signée, alors que, selon les rapports de certaines organisations non gouvernementales, l'explosion des mines fait encore beaucoup de victimes dans le monde. Est-ce que le gouvernement chinois envisage de cesser la production des mines antipersonnel ? S'il tient à en produire, quelle en est la raison ? R : Le gouvernement chinois soutient depuis toujours les efforts humanitaires de la communauté internationale pour régler la question des mines. Bien que la Chine ne soit pas partie à la Convention d'Ottawa sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, elle adhère à ses buts et principes, soutient l'objectif final de réaliser l'interdiction totale des mines antipersonnel et reste en bonnes communication et coopération avec les Etats parties à la Convention. Pays signataire de la Convention sur certaines armes conventionnelles et du Protocole amendé sur les mines terrestres, la Chine les a toujours strictement appliqués et a œuvré à la cause internationale du déminage. La partie chinoise entend renforcer sa coopération avec les différentes parties et continuer à apporter sa contribution au règlement de la question des mines. Q : Le Sommet Chine-UE se tiendra à la fin du mois courant. A ma connaissance, la question de Taiwan sera sujet de discussion. Quelle prise de position attend la Chine de l'UE sur cette question de Taiwan ? R : Le Sommet Chine-UE se tiendra à la fin du mois courant à Beijing. Nous serons heureux d'accueillir les dirigeants de l'UE qui auront des consultations avec les dirigeants chinois sur les relations sino-européennes et un large éventail de sujets. Ce Sommet intervient à un moment où les relations sino-européennes accèdent à une étape historique importante. Nous espérons que ce Sommet aboutira à des résultats substantiels sur une série de questions majeures. La question de Taiwan touche aux intérêts vitaux de la Chine. L'UE s'en tient depuis longtemps à la politique d'une seule Chine, et la Chine espère qu'elle restera dans cette voie correcte. Q : Le 17e Congrès du Parti communiste chinois a réaffirmé la stratégie de développement pacifique de la Chine. Beaucoup de gens à travers le monde ont noté que la Chine utilisait son « soft power » pour résoudre les questions internationales. Ce recours au « soft power » est-il directement lié à sa stratégie de développement pacifique ? Est-ce que le développement pacifique et l'utilisation du « soft power » correspondent à la stratégie diplomatique à long terme de la Chine ? R : La notion du « soft power » fait l'objet d'un certain degré de consensus et non pas d'une parfaite convergence de vues dans les milieux académiques. A mon avis, beaucoup de facteurs comptent pour évaluer le « soft power » d'un pays, y compris la question de savoir si ce pays peut assurer des échanges entre ses meilleures traditions culturelles et celles des autres pays du monde et s'il peut traiter les affaires dans les relations internationales de manière juste et responsable. Il est clairement indiqué dans le rapport du 17e Congrès que la Chine poursuivra indéfectiblement sa voie de développement pacifique. Cela correspond aux intérêts fondamentaux de la Chine et aide à la paix et au développement dans le monde. Sur ce point, l'objectif du peuple chinois rejoint celui des autres peuples du monde. Nous sommes prêts à travailler la main dans la main avec eux pour établir des relations caractérisées par le respect mutuel et les concertations d'égal à égal sur le plan politique, la coopération et la complémentarité sur le plan économique, les échanges, l'inspiration mutuelle et la recherche de convergence par-delà les divergences sur le plan culturel, ainsi que la confiance mutuelle et le renforcement de la coopération sur le plan sécuritaire, afin de construire un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune. Si vous n'avez plus de question, je lève la séance. Merci de votre présence ! |



