| Conférence de presse du 27 novembre 2007 |
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2007/11/27 |
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Dans l'après-midi du 27 novembre 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les pourparlers à six, le sommet Chine-UE, l'élection de Kevin Rudd au poste de Premier Ministre australien, la qualité des produits d'exportation chinois et le dossier nucléaire iranien.' Qin Gang : Bonjour tout le monde. Je voudrais d'abord vous annoncer une nouvelle. Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président de la République de Macédoine Branko Crvenkovski effectuera du 4 au 9 décembre une visite d'Etat en Chine. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Selon certaines sources, une réunion des chefs de délégation des pourparlers à six aurait lieu du 6 au 8 décembre. Pourriez-vous nous confirmer cette information ? Par ailleurs, le Secrétaire d'Etat adjoint américain Christopher Hill viendra en Chine après sa tournée au Japon et en République de Corée du 28 au 29 du mois courant. Quand va-t-il arriver en Chine ? Pensez-vous qu'il visitera la RPDC ? R : En ce qui concerne la date des réunions de la prochaine étape des pourparlers à six, la Chine reste actuellement en étroite communication et concertation avec les autres parties. Pour l'instant, je ne suis pas en mesure de vous donner une date précise. Au sujet de la visite du Secrétaire d'Etat adjoint Christopher Hill en Chine, les concertations sont en cours entre la Chine et les Etats-Unis. Dès qu'il y aura un programme précis, nous vous en informerons. Quant à votre question sur l'éventualité d'une visite de M. Hill en RPDC, il s'agit d'une affaire entre les Etats-Unis et la RPDC. En tant que partie prenante aux pourparlers à six et pays dans la région d'Asie du Nord-Est, la Chine souhaite que les Etats-Unis et la RPDC améliorent sans cesse leurs rapports à travers des dialogues basés sur l'égalité et le respect mutuel, en vue de réaliser la normalisation de leurs relations et progresser vers l'objectif d'une Péninsule coréenne sans armes nucléaires et marquée par la paix et la stabilité durables. C'est non seulement le souhait de la Chine, mais aussi le consensus et l'objectif commun auxquels se sont attachés toutes les parties aux pourparlers à six. La Chine entend œuvrer ensemble avec les autres parties pour atteindre cet objectif. Q : Le nouveau Premier Ministre australien Kevin Rudd est le premier dirigeant occidental qui parle chinois et qui connaît très bien la Chine. Est-ce que cela favorisera le renforcement des relations sino-australiennes ? R : Nous tenons d'abord à féliciter M. Kevin Rudd pour son élection à la tête du nouveau gouvernement fédéral australien. Le Premier Ministre Wen Jiabao lui a déjà adressé un message de félicitations. La Chine attache une haute importance au développement de ses relations avec l'Australie. Elle estime que le développement des relations sino-australiennes, basées sur la coopération et la confiance mutuelle, correspond non seulement aux intérêts communs des deux pays, mais favorise aussi le maintien de la paix et de la stabilité et la promotion du développement et de la prospérité partagés dans la région. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec le nouveau gouvernement australien à l'intensification des échanges amicaux et à l'approfondissement de la coopération mutuellement bénéfique, pour faire avancer de manière saine et régulière les relations de coopération globale entre la Chine et l'Australie. Je voudrais rendre ici hommage au Premier Ministre sortant John Howard. Durant son mandat, M. Howard et le gouvernement australien ont accordé une grande importance au développement des relations sino-australiennes et y ont déployé des efforts actifs. Nous tenons à y exprimer notre appréciation. Satisfaits du développement heureux des relations entre la Chine et l'Australie durant ces dernières années, nous sommes pleinement confiants en l'avenir prometteur de ces relations. Q : Selon certaines sources, récemment des conflits ont éclaté entre les employés et l'employeur d'une société à capitaux coréens installée à Shanghai, et des membres du conseil d'administration coréens auraient été détenus par des ouvriers. Le Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée a exprimé son souhait de voir la partie chinoise aider à régler ce problème. Quelles mesures la partie chinoise entend-t-elle prendre à cet égard ? Deuxième question, que pense la Chine de la réunion entre les Ministres de la Défense de la RPDC et de la République de Corée qui s'est ouverte aujourd'hui ? R : Après avoir appris la nouvelle concernée, je me suis immédiatement renseigné auprès des départements compétents de la municipalité de Shanghai. Selon les informations dont je dispose pour l'instant, la Société Heren de Shanghai, à capitaux 100% coréens, a connu récemment des litiges internes entre les employés et l'employeur. Actuellement, les départements compétents sont en train de traiter cette affaire en vertu de la loi et de manière adéquate. Par ailleurs, l'information selon laquelle « des membres du conseil d'administration coréens auraient été frappés par des employés de la Société Heren » ne correspond pas à la réalité. Quant à l'entretien entre les Ministres de la Défense du Nord et du Sud la Péninsule coréenne que vous avez évoqué, comme vous le savez, la position de la Chine sur les affaires de la Péninsule coréenne est constante. Nous soutenons les deux parties dans leurs efforts pour améliorer leurs relations bilatérales et promouvoir la réconciliation et la coopération à travers des consultations, afin de réaliser la paix et la stabilité durables dans la Péninsule coréenne. La Chine se félicite de l'amélioration des relations entre les deux parties, y compris du deuxième Sommet qui a eu lieu récemment entre la RPDC et la République de Corée. Q : Selon une déclaration faite aujourd'hui par le « Ministère des Affaires étrangères » de Taiwan, la Chine fait pression sur l'Union Européenne pour inclure, lors de la rencontre entre les dirigeants chinois et européens, l'opposition à l'« indépendance de Taiwan » et au « référendum sur l'adhésion de Taiwan à l'ONU » dans la déclaration conjointe Chine-UE. Quel est votre commentaire ? R : La question de Taiwan touche à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'unité de la Chine, ainsi qu'au sentiment national de 1,3 milliard de Chinois. C'est une question de principe importante. A l'heure actuelle, les autorités taiwanaises ont multiplié, de plus belle, les manœuvres sécessionnistes visant l'« indépendance de Taiwan » telles que l'organisation d'un « référendum sur l'adhésion de l'île à l'ONU ». Ces activités séparatistes, si elles se poursuivent, feront peser sans aucun doute une menace sur le développement des rapports entre les deux rives, de même que sur la paix et la stabilité dans la région du détroit de Taiwan, en Asie-Pacifique, voire dans le monde. Il est donc normal qu'elles font l'objet de la condamnation et de l'opposition de tous les pays du monde épris de paix et de justice et attachés au principe d'une seule Chine. Préserver la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan et s'opposer à l'« indépendance de Taiwan », cela correspond aux intérêts de la communauté internationale, y compris à ceux de l'Union Européenne. Sur la question de Taiwan, nous apprécions l'attachement de l'UE au principe de l'unicité de la Chine. Nous souhaitons que dans le contexte actuel, l'UE et ses Etats membres puissent comprendre pleinement la position de la Chine et s'attacher à la justice sur la question de Taiwan. Nous souhaitons, et nous en avons d'ailleurs la confiance, que l'UE, en tant que partenaire global stratégique de la Chine, adopte une position sans ambiguïté contre l'« indépendance de Taiwan ». Q : Selon certaines informations, la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, lors de son entretien avec le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, aurait demandé à la Chine de soutenir l'imposition de sanctions contre l'Iran. Quelle a été la réaction du Ministre Yang ? La position de la Chine sur ce dossier a-t-elle changé ? Par ailleurs, d'après les mêmes sources, durant cet entretien, le Ministre Yang aurait demandé aux Etats-Unis de mettre fin à la vente d'armes à Taiwan. Est-ce que la Chine soutiendra les sanctions contre l'Iran si les Etats-Unis cessent de vendre des armes à Taiwan ? Deuxième question, l'Iran s'est déclaré avoir mis au point un nouveau type de missile balistique d'une portée de 2000 kilomètres. Quel en est votre commentaire ? R : Le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi et la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice se sont rencontrés le 26 dernier aux Etats-Unis. Ils ont échangé leurs vues sur les relations sino-américaines, dont la question de Taiwain, et les questions internationales d'intérêt commun, y compris le dossier nucléaire iranien. Concernant votre question sur le problème nucléaire iranien, la Chine souhaite que les négociations puissent redémarrer au plus tôt et que la communauté internationale poursuive ses efforts pour trouver une solution pacifique à ce problème par voie de négociations. La Chine continuera à jouer un rôle constructif pour le règlement adéquat du problème nucléaire iranien. Quant à la question de Taiwan, le Ministre Yang a souligné en particulier, durant son entretien, qu'il était dans l'intérêt commun de la Chine et des Etats-Unis de combattre et d'empêcher le « référendum sur l'adhésion de Taiwan à l'ONU », et de préserver la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan. La Chine exhorte les Etats-Unis à observer les trois Communiqués conjoints sino-américains par des actions concrètes, à honorer leurs engagements solennels vis-à-vis de la Chine sur la question de Taiwan, à cesser la vente d'armes à Taiwan et à s'abstenir d'envoyer des messages erronés aux autorités de Chen Shuibian, ceci afin de maintenir ensemble la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan et préserver l'intérêt général des relations sino-américaines. Tout à l'heure, vous avez lié la position de la Chine sur le dossier nucléaire iranien à l'arrêt de la vente d'armes américaines à Taiwan, et je trouve cela non convenable. La question de Taiwan touche à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la cause de la réunification de la Chine, ainsi qu'au sentiment du peuple chinois et aux intérêts centraux de la Chine. Sur cette question, la Chine n'admet jamais de marchander avec sa souveraineté et les principes. Notre position est très ferme et très claire à ce sujet. Nous nous opposons fermement à la vente d'armes à Taiwan par les Etats-Unis. En ce qui concerne votre question sur le développement de missiles par l'Iran, nous souhaitons que la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient et dans la région du Golf puissent être préservées. Toutes les parties concernées de la région doivent y contribuer. Q : Hier, M. Mandelson a fait ouvertement des critiques sur la sécurité sanitaire des aliments chinois au Forum international de haut niveau pour la sécurité sanitaire des aliments. Quelle est la réaction de la Chine ? Par ailleurs, pourriez-vous nous confirmer l'information selon laquelle la Vice-Premier Ministre Wu Yi est arrivée à Shenzhen pour examiner la sécurité sanitaire des aliments ? R : Concernant la question de la sécurité sanitaire des aliments, je voudrais souligner ce qui suit : Le gouvernement chinois s'en tient aux principes dits « accorder la priorité à l'homme et gouverner pour le peuple ». Partant de cet esprit de gouvernance, il attache une importance majeure à la sécurité sanitaire des aliments et à la qualité des produits, et une série de mesures importantes législatives et administratives ont été prises à cet égard et le contrôle par l'opinion publique a été renforcé. La Chine est un grand pays responsable. Surnommée « atelier du monde » par beaucoup de gens, un grand nombre de marchandises vendues dans le monde, dont des produits alimentaires, y sont fabriquées. Nous sommes pleinement conscients que la qualité des produits et la sécurité sanitaire des aliments chinois concernent la sécurité et la santé des consommateurs des différents pays du monde. C'est justement avec cette attitude hautement responsable devant les consommateurs du monde entier que nous travaillons en permanence à l'amélioration de la qualité des produits et de la sécurité sanitaire des aliments. Récemment, nous avons renforcé les mesures et obtenu des résultats tangibles. C'est grâce à l'efficacité de ces mesures et à la performance du mécanisme que ces dernières années, le taux de conformité aux normes des produits chinois est toujours maintenu à plus de 99%. Je viens d'obtenir un chiffre. Pendant les neuf premiers mois de cette année, 0,84% des produits alimentaires exportés par l'UE en Chine ne sont pas conformes aux normes de qualité, alors que seulement 0,2% des produits alimentaires exportés par la Chine à l'UE n'en sont pas durant le premier semestre 2007. C'est pour vous dire que le taux de non conformité aux normes des produits d'exportation de la Chine est inférieur à celui des produits européens. Si vous avez des doutes sur l'objectivité et la véracité des statistiques chinoises, je peux vous donner des chiffres venant d'un pays tiers : suivant les statistiques publiées en juillet dernier par le Ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être, sur le marché japonais, le taux de conformité aux normes des produits alimentaires chinois est de 99,42%, plus élevé que celui des produits de l'Union Européenne (99,38%) et celui des produits américains (98,69%). Je vous prie de bien retenir ces chiffres. Je peux vous dire en toute responsabilité, et aux consommateurs du monde entier, que les aliments chinois sont sûrs et fiables dans leur ensemble. Mais cela ne signifie pas que nous refusons de reconnaître qu'il existe des problèmes de qualité sur certains produits chinois. Loin d'ignorer ces problèmes, nous travaillons, avec une attitude hautement responsable, à améliorer et à augmenter le taux de conformité aux normes de qualité de nos produits et aliments. Cela veut dire que nous allons déployer 100% d'efforts pour régler le problème de qualité de moins de 0,2% de nos produits alimentaires. Je vous prie de croire à l'attitude déterminée et claire du gouvernement chinois. Je dois aussi indiquer que la sécurité alimentaire n'est pas un problème spécifique à la Chine, mais un défi commun pour tous les pays du monde. Au lieu de se faire des reproches mutuels stériles, on doit travailler ensemble pour préserver la sécurité alimentaire et la santé de l'homme. A notre avis, les reportages et commentaires sur les questions liées à sécurité alimentaire doivent être honnêtes, objectifs, justes, scientifiques et responsables. Toute partialité ou exagération visant à atteindre des objectifs dépassant la sphère de la sécurité alimentaire est à condamner. Certains prétendent que 80% des produits de contrefaçon et de mauvaise qualité signalés dans l'UE viennent de la Chine. Ce n'est pas une accusation ordinaire, car elle soulève un problème très sérieux. Cette allégation ne correspond pas à la réalité. Ceux qui ont avancé ce chiffre sont tenus de le prouver. On ne peut pas se fier à celui qui dit n'importe quoi. Il faut regarder la réalité et les preuves et parler de façon honnête et responsable. Si quelqu'un peut prouver de manière convaincante que ces 80% de produits de contrefaçon et de mauvaise qualité sont fabriqués en Chine, le gouvernement chinois assumera, de façon responsable, ses responsabilités et travaillera pour y remédier. Mais, si cette affirmation se révèle injuste et non objective, que pourra-t-on faire alors ? Le gouvernement chinois doit non seulement bien contrôler la qualité des produits, mais aussi défendre les marques chinoises et leurs réputations, les droits et intérêts légitimes des fabricants chinois, de même que ceux des consommateurs. Vous m'avez demandé si la Vice-Premier Ministre Wu Yi est allée à Shenzhen. Je ne sais pas beaucoup sur son agenda. Mais je peux vous dire que dans deux jours, se tiendra à Shenzhen, au Guangdong, une réunion sur la qualité des produits chinois. Cette réunion est une composante importante de la campagne nationale sur le contrôle de la qualité des produits qui durera quatre mois. Cette campagne cible trois catégories de produits : produits alimentaires, produits agricoles, et produits pharmaceutiques. Deux opérations de contrôle sur place ont déjà été menées respectivement à Hangzhou et à Weifang. S'agissant de la qualité des produits, le gouvernement chinois a non seulement annoncé des politiques et mesures, il attache également une grande importance à leur mise en application, en envoyant des inspecteurs dans les différentes régions pour contrôler et activer la mise en œuvre de ces politiques et mesures. Par exemple, actuellement, dans tous les marchés de produits agricoles, les certifications du contrôle sanitaire et des fournisseurs des produits ainsi qu'un strict système d'enregistrement des flux de marchandises sont exigés.
Q : Selon la presse sud-coréenne, pour garantir la sécurité et éviter tout débordement, les services touristiques chinois interdiraient aux groupes de touristes étrangers de venir visiter la Chine de mai à août 2008. Est-ce que vous confirmez cette information ? Si c'est le cas, pourriez-vous nous en dire les raisons ? R : Votre question me rend perplexe. Je n'ai pas lu ce reportage et je doute de sa véracité. La Chine est un grand pays touristique. Nous travaillons toujours pour encourager et favoriser le développement et la prospérité du tourisme en Chine, avec le souhait que le développement de ce secteur permette aux peuples du monde de mieux connaître l'histoire et la culture chinoises ainsi que la Chine d'aujourd'hui et contribue par là au raffermissement des liens d'amitié entre les autres peuples du monde et le peuple chinois. Ces dernières années, lors de leurs entretiens avec leurs homologues étrangers, les dirigeants chinois ont toujours souligné l'importance de l'intensification de la coopération touristique et des échanges en la matière pour renforcer la connaissance mutuelle et l'amitié entre leurs pays. Voilà une politique bien établie du gouvernement chinois, et cette politique ne changera pas. Q : Le Ministre Wang Jiarui du Département de Liaison internationale du Comité central du PCC est en visite en Corée du Sud. Quels sont les objectifs de cette visite ? R : Concernant les détails de la visite du Ministre Wang Jiarui en République de Corée, je vous propose de vous renseigner auprès du Département de Liaison internationale du Comité central du PCC. À ma connaissance, sa visite en Corée du Sud a comme objectif de promouvoir les relations sino-sud-coréennes et les rapports d'amitié entre les partis politiques des deux pays. Il attend de procéder, durant cette visite, à un dialogue et à des échanges de vues avec des dirigeants sud-coréens et des personnalités de différents milieux de ce pays pour explorer ensemble avec eux la voie du renforcement des échanges d'amitié et de la coopération entre la Chine et la République de Corée. La Chine et la République de Corée sont l'une pour l'autre voisins et partenaires importants. Plus leurs relations bilatérales sont étroites et les sentiments entre les deux peuples sont profonds, plus la base de leur coopération d'amitié est solide, et plus le développement de cette coopération est durable. Q : Aujourd'hui, la délégation composée de toutes les parties concernées des pourparlers à six a examiné sur place le travail de désactivation des installations nucléaires de Yongbyon en Corée du Nord. Pourriez-vous nous donner des détails sur ce sujet ? R : Hier, nous avons déjà publié des informations sur ce sujet. Jusqu'à présent, je n'ai pas vu le rapport de cette délégation. Nous espérons qu'elle pourra commencer à travailler au plus tôt et dans d'heureuses conditions dès leur arrivée à Yongbyon, pour obtenir une avancée solide vers la dénucléarisation de la Péninsule coréenne et réaliser les objectifs et les calendriers fixés dans la Déclaration commune du 19 septembre et le Document commun du 3 octobre. J'attends, tout comme vous, de voir son rapport. Q : Selon certaines sources, le Vietnam a protesté contre les exercices militaires que mène la Chine dans les îles Xisha en estimant que cela constitue une violation de la « souveraineté » vietnamienne. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ? R : Il est de notoriété publique que la Chine possède la souveraineté incontestable sur les îles Xisha et les îles environnantes. Il n'y a aucun litige sur cette question entre la Chine et le Vietnam. Les exercices de routine de la marine chinoise dans les eaux des îles Xisha sont des activités normales qui se déroulent dans les eaux maritimes chinoises, et c'est une affaire qui relève de la souveraineté chinoise. La critique de la partie vietnamienne est totalement injustifiée. Q : Concernant la délégation qui visite la Corée du Nord, en plus de l'Ambassadrice Chen, y a-t-il encore d'autres membres chinois ? La partie chinoise espère-t-elle que la Corée du Nord va déclarer la liste de son programme nucléaire pendant la visite de la délégation dans ce pays ? R : Le principal représentant de la partie chinoise est l'Ambassadrice Chen Naiqing chargée des affaires de la Péninsule coréenne du Ministère des Affaires étrangères. Elle est accompagnée d'autres personnels des départements concernés du Ministère. Sur votre deuxième question, ma réponse est que nous espérons que cette visite donnera des fruits, et aidera à la réalisation des objectifs du Document commun du 3 octobre. Ce serait un pas important dans le processus de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne. Q : La société BHP Billiton envisage actuellement d'acheter le groupe RIO TINTO. Si le coup est réussi, elle monopoliserait très probablement le cours des minerais de fer. Qu'en pense le gouvernement chinois et comment y réagira-t-il ? R : La fusion de ces deux entreprises relève d'un acte commercial. Je n'ai pas de commentaire à faire sur ce sujet. Mais nous espérons que les cours des ressources minières sur le marché international pourront refléter les rapports offre-demande et la loi du marché, qu'ils seront durables, stables et bénéfiques à tout le monde, et qu'ils conduiront à des résultats gagnant-gagnant pour les exportateurs, les importateurs et les autres parties concernées. Q : Le destroyer lance-missiles « Shenzhen » de Chine visitera demain le Japon. Pourriez-vous nous dire plus sur cette visite ? Quel est l'objectif de cette visite ? Ma deuxième question est la suivante : Est-ce que la question de Taiwan sera abordée au cours du Sommet Chine-Europe ? Est-ce que la Chine va exiger que les contenus sur l'opposition au « référendum sur l'adhésion de Taiwan à l'ONU » soient inclus dans la déclaration conjointe du Sommet ? R : A ma connaissance, le destroyer lance-missiles « Shenzhen » de la marine chinoise effectuera très prochainement une visite d'amitié au Japon. C'est la première fois qu'un navire militaire de la marine chinoise fait une visite d'amitié au Japon depuis la normalisation des relations sino-japonaises. Actuellement, les relations sino-japonaises s'améliorent et se développent sans cesse. Les dirigeants des deux pays sont parvenus à un consensus important consistant à renforcer le dialogue et les échanges entre les deux pays dans le domaine de la défense nationale. Récemment, lors de leur rencontre à Singapour, le Premier Ministre Wen Jiabao et son homologue japonais Yasuo Fukuda ont confirmé de nouveau ce consensus. La prochaine visite d'amitié du navire militaire chinois au Japon s'inscrit justement dans le cadre du dialogue et des échanges sino-japonais en matière de défense nationale. Nous espérons que cette visite sera couronnée de succès, et nous sommes sûrs que le Japon lui réservera un accueil cordial et amical en vue de l'amélioration de la connaissance mutuelle entre les deux parties dans le domaine de la défense. Sur votre deuxième question, l'Union Européenne a réitéré son attachement au principe d'une seule Chine. La Chine et l'UE sont liées par un partenariat global stratégique. Elles doivent se prêter mutuellement compréhension et soutien sur les grandes questions de principe. C'est pourquoi nous espérons, et nous en sommes d'ailleurs convaincus, que l'UE continuera à témoigner de la compréhension et du soutien à la position chinoise sur la question de Taiwan et exprimera clairement sa position sur ce sujet. Q : A l'heure actuelle, dans le monde, les appels à l'appréciation du yuan sont très pressants. A l'approche du Sommet Chine-Europe, la Chine prendra-t-elle de nouvelles mesures sur cette question ? R : Nous comprenons les préoccupations de l'UE sur cette question, et nous espérons qu'elle comprendra également celles de la partie chinoise, et surtout tiendra compte des efforts qu'elle a déployés depuis des années dans la promotion de la réforme du mécanisme du taux de change du yuan et des succès obtenus à cet égard. En juillet 2005, nous avons commencé à adopter un système de taux de change flottant maîtrisé, basé sur l'offre et la demande du marché et réajusté par référence à un panier de monnaies. Ces dernières années, le taux de change du yuan, notamment par rapport à celui des principales monnaies internationales a connu des hausses et des baisses ainsi que des fluctuations dans les deux sens. La souplesse du yuan s'est accrue tangiblement. Jusqu'à présent, la valeur du yuan a connu une appréciation cumulée de 11,6% par rapport au dollar US et de 11,4% par rapport au yen japonais. Certes, en raison de la dépréciation du dollar, la valeur du yuan a connu une certaine baisse par rapport à l'euro. Le gouvernement chinois reste ferme dans sa détermination à promouvoir la réforme du système des changes du yuan. Nous continuerons à travailler dans ce sens selon les principes de l'autonomie, de la contrôlabilité et de la progressivité. C'est-à-dire, nous allons faire jouer davantage le rôle fondamental du marché dans la formation du taux de change du yuan, perfectionner le système du taux de change flottant maîtrisé et accroître la flexibilité du taux de change du yuan pour maintenir une quasi-stabilité de ce taux à des niveaux rationnels et équilibrés. Je pense que cela correspond non seulement aux intérêts de la Chine, mais aussi de la région, voire du monde entier pour le développement économique. Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue et les échanges avec la partie européenne, à améliorer la connaissance mutuelle entre les deux parties en matière de politiques de change, et à œuvrer ensemble au maintien de la sécurité et de la stabilité du marché monétaire et financier international. Si vous n'avez plus de question, je lève la séance. Merci de votre présence. Au revoir. |



