| Conférence de presse du 20 décembre 2007 |
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2007/12/20 |
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Dans l'après-midi du 20 décembre 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions portant, entre autres, sur le dossier nucléaire de la Péninsule coréenne, l'élection de Lee Myung-Bak à la présidence de la République de Corée, la visite du Premier Ministre japonais Yasuo Fukuda en Chine, les exercices militaires anti-terroristes entre la Chine et l'Inde et le Myanmar.
Qin Gang : Mesdames et Messieurs, bonjour. Maintenant je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Quel est le commentaire de la Chine sur l'élection de Lee Myung-Bak à la présidence de la République de Corée ? R : Nous tenons à féliciter M. Lee Myung-Bak qui est élu 17e président de la République de Corée. La Chine est prête à travailler ensemble avec la République de Corée pour faire avancer de manière continue le partenariat global entre les deux pays. Q : Hier, le candidat du parti démocrate à l'élection présidentielle américaine Barack Obama à proposé d'interdire complètement l'importation des jouets fabriqués en Chine, parce que ces produits présentent des défaillances de sécurité. Quel est votre commentaire ? R : Nous avons déjà exposé à plusieurs reprises la position de la Chine sur la question de la qualité des produits. En réalité, le gouvernement chinois y attache une grande importance. Ayant promulgué ces dernières années une série de lois et de réglementations en la matière, nous avons pris des mesures administratives énergiques et renforcé le contrôle et l'application de la loi sur tous les maillons de la chaîne, allant de la fabrication à la vente en passant par la distribution. Les produits chinois sont dans leur ensemble de qualité fiable et sûre. Il est vrai qu'un certain nombre de produits présentent des défaillances, mais il ne faut pas généraliser les choses en niant carrément la qualité de tous les produits chinois, et encore moins chercher à politiser ce problème. Les produits américains ne sont pas conformes à cent pour cent à la norme de qualité, il existe également des produits défectueux. Est-ce que l'on peut interdire l'importation de tous les produits américains sous ce prétexte ? Je pense qu'une telle démarche serait arbitraire, irraisonnable et injuste. A l'approche du Noël, nous sommes sûrs que les consommateurs américains pourront utiliser les produits chinois en toute tranquillité, et nous espérons que ces produits apporteront la joie de la fête aux consommateurs américains. Q : Aujourd'hui, pendant une conférence de presse, le Président élu sud-coréen Lee Myung-Bak a affirmé que, durant leurs mandats présidentiels, ni Kim Dae-Jung ni Roh Moo-Hyun n'avaient lancé des critiques à la RPDC sur la question des droits de l'homme. Désormais, la République de Corée devrait changer sa politique sur la question des droits de l'homme en RPDC et fera des propositions bienveillantes en la matière. Comment y réagissez-vous ? R : La position de la Chine sur la question de la Péninsule coréenne est constante et claire. Nous sommes pour la préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule coréenne et nous voulons développer des relations de coopération et de bon voisinage avec la RPDC tout en maintenant l'excellence du partenariat global entre la Chine et la République de Corée. Dans les relations internationales, la Chine observe toujours le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d'autrui et elle espère que les deux parties de la Péninsule continueront à œuvrer pour la réalisation de la réconciliation et de l'amélioration de leurs relations à travers le dialogue et la communication. Cela contribuera à la préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule et correspond aux intérêts communs des deux parties. Q : Selon la presse japonaise, le programme de la visite en Chine du Premier Ministre Yasuo Fukuda est presque fixé. Pourriez-vous nous en donner des précisions ? R : Les deux parties sont actuellement en pleines consultations sur la date et le programme de cette visite. Je pense que les nouvelles seront publiées bientôt. Veuillez patienter encore un peu. Q : Pourriez-vous nous dire quelques mots sur la visite du Vice-Ministre Wu Dawei en RPDC? Est-ce qu'il est satisfait de l'état d'avancement de la désactivation des installations nucléaires à Yongbyon ? Selon vous, quels effets l'élection de M. Lee Myung-Bak à la présidence de la République de Corée aura-t-elle sur les pourparlers à six ? R : Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wu Dawei a effectué une visite en RPDC du 17 au 19 décembre. Au cours de sa visite, il a rencontré le Ministre des Affaires étrangères de la RPDC M. Paek Nam Sun, et échangé des points de vue sur des questions liées aux pourparlers à six avec le Vice-Ministre des Affaires étrangères M. Kim Gye Gwan . Il s'est également déplacé à Yongbyon pour constater l'état d'avancement de la désactivation des installations nucléaires. La partie de la RPDC lui a rendu compte de la mise en œuvre du plan d'action de la deuxième phase dans le cadre des pourparlers à six et affirmé qu'elle honorerait ses engagements pour faire avancer le processus des pourparlers à six. La désactivation des installations nucléaires de Yongbyon constitue une composante importante de l'action de la deuxième phase pour matérialiser la Déclaration commune et une étape essentielle vers la dénucléarisation de la Péninsule. Le travail concerné progresse favorablement conformément au consensus des six parties. Nous espérons que toutes les parties continueront à honorer scrupuleusement leurs engagements respectifs selon le principe dit « action contre action » et mettront en œuvre l'action de la deuxième phase de manière globale et équilibrée pour promouvoir ensemble le processus des pourparlers à six. Concernant votre deuxième question, réaliser la dénucléarisation de la Péninsule coréenne à travers les pourparlers à six profite à la paix et à la stabilité durables dans la Péninsule et correspond aux intérêts communs de toutes les parties, y compris la République de Corée, c'est aussi un consensus dégagé entre les six parties. Nous sommes convaincus que la République de Corée, quel que soit le changement intervenu dans la situation à l'intérieure du pays, continuera à travailler avec les autres parties concernées pour faire avancer sans cesse le processus des pourparlers à six. Q : L'envoyé spécial de l'UE pour le Myanmar a récemment fait savoir qu'il souhaitait voir la Chine jouer un rôle constructif pour trouver une solution à la question du Myanmar, tout comme ce qu'elle a fait dans le dossier nucléaire de la Péninsule coréenne. Comment la Chine voit-elle son rôle dans le dossier du Myanmar ? Quelle est son analyse sur la situation actuelle dans le pays ? La Chine demandera-t-elle au gouvernement du Myanmar de libérer Aung Sans Suu Kyi et d'autres personnalités en captivité ? R : La Chine souhaite voir un Myanmar marqué par la stabilité, la démocratie, la réconciliation et le développement. La réalisation de la paix, de la stabilité et du développement au Myanmar non seulement correspond aux intérêts du pays, mais également retient l'attention de la Chine, car les deux pays sont des voisins importants l'un pour l'autre. A notre avis, ce sont les propres efforts du gouvernement et du peuple du Myanmar qui comptent pour trouver une solution à ce problème. Il faut respecter absolument le principe de trouver une solution au problème du Myanmar à travers le dialogue et la concertation. Le Myanmar est un Etat souverain. Il appartient au gouvernement du Myanmar et à toutes les parties concernées du pays de trouver, par consultations, une voie permettant de réaliser un véritable dialogue et la réconciliation. La communauté internationale devrait y jouer un rôle constructif tout en respectant la souveraineté et la volonté de ce pays. La Chine, quant à elle, continuera de jouer un rôle constructif pour trouver une solution adéquate à cette question. Actuellement, la situation au Myanmar tend à se stabiliser. Nous devons donc continuer à appuyer les efforts de médiation du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar Ibrahim Gambari et à encourager l'ASEAN à jouer un rôle plus important dans le dossier. La partie chinoise est disposée à maintenir le contact avec l'UE. Q : Selon certaines sources, la Chine et l'Inde mènent actuellement, pour la première fois, des exercices anti-terroristes conjoints au Yunnan. Pourriez-vous nous confirmer la date exacte de ces exercices ? Pensez-vous que cela permettra de dissiper la méfiance entre les deux pays ? Par ailleurs, la Chine et l'Inde ont déjà mené plusieurs tours de consultations au sujet de leur frontière, est-ce qu'elles ont enregistré des progrès récemment ? R : Sur votre première question, à ma connaissance, les exercices anti-terroristes Chine-Inde ont commencé le 19 décembre et se termineront le 27 prochain. Ces exercices anti-terroristes conjoints ont pour objectif d'accroître la compréhension et la confiance mutuelles entre la Chine et l'Inde, et notamment entre leurs armées, et de renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme ainsi que sur les autres questions de sécurité non-classiques, en vue de combattre ensemble les forces terroristes, séparatistes et extrémistes, et de faire progresser le partenariat de coopération stratégique entre les deux pays. Quand vous me demandez si ces exercices permettront de dissiper la méfiance entre les deux pays, je vous dis qu'en fait, la Chine et l'Inde, qui sont deux voisines importantes l'une pour l'autre et les deux plus grands pays en développement dans le monde, partagent une large identité de vues dans de nombreux domaines, comme le maintien de la paix mondiale, la promotion du développement commun et le renforcement de leur coopération multi-sectorielle. C'est la chose la plus importante. L'amitié et la coopération représentent le courant principal dans les relations sino-indiennes. Quant à l'existence de divergences entre les deux pays, c'est tout à fait normal. Le Japon et les Etats-Unis sont l'un pour l'autre des alliés stratégiques. Croyez-vous qu'ils ont des vues totalement convergentes sur toutes les questions ? Nous estimons que la Chine et l'Inde doivent, conformément aux principes du respect mutuel, de l'égalité et des avantages réciproques, élargir leur consensus et dissiper leurs divergences grâce au développement de leurs relations et au renforcement continu de leur confiance mutuelle. Quant aux problèmes qui demeurent pour l'instant sans solution, nous pouvons rechercher un terrain d'entente par delà les divergences, pour éviter que cela affecte l'intérêt général des relations entre les deux pays. La Chine et l'Inde, deux pays promoteurs des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, savent bien comment traiter adéquatement leurs relations bilatérales. Il existe des différends entre la Chine et l'Inde sur la question de frontière. Mais les deux parties sont tous d'avis qu'il faut garder à l'esprit l'intérêt à long terme de leurs relations et travailler dans un esprit de respect et d'entente mutuels pour y trouver une solution le plus tôt possible, car cela correspond à leurs intérêts communs. Les deux pays sont déjà parvenus à un accord sur les principes politiques régissant le règlement de la question de frontière, ce qui sert à jeter une base et à définir les orientations pour leurs négociations futures en vue d'un règlement adéquat de ce problème. Suivant les instructions de leurs dirigeants, les représentants spéciaux des deux pays pour la question de frontière ont mené activement des consultations et dialogues sérieux pour trouver une solution à cette question dans les meilleurs délais. La Chine continuera à intensifier ses efforts avec l'Inde à cet égard. En attendant de trouver une solution finale, il faut préserver la paix, la stabilité et la tranquillité dans les zones frontalières, afin d'éviter que la question de frontière devienne un obstacle entravant le développement des relations sino-indiennes.
Q : Est-ce que la RPDC a fourni au Vice-Ministre Wu Dawei le projet de déclaration de son programme nucléaire durant sa visite dans ce pays ? Quels sont les résultats de cette visite ? R : Au sujet de la déclaration par la RPDC de son programme nucléaire, on trouve des dispositions pertinentes dans le Document commun et la Déclaration commune, cela doit encore faire l'objet de davantage de discussions entre les six parties. Nous espérons que toutes les parties pourront honorer leurs engagements avec tout le sérieux qui s'impose, en vue d'une application globale et équilibrée du Document commun. En ce qui concerne les résultats de la visite du Vice-Ministre Wu Dawei en RPDC, je vous ai déjà donné des informations tout à l'heure. Cette visite a permis à la Chine de multiplier sa communication et d'échanger ses vues avec la RPDC, ce qui est nécessaire et important pour l'avancement des pourparlers à six. En effet, la Chine maintient toujours des contacts et des concertations étroits avec toutes les autres parties. Q : Le Vice-Ministre Wu Dawei a déclaré que chacune des parties devrait honorer ses propres engagements suivant le principe dit « action contre action ». Quelles actions la RPDC a-t-elle demandé aux autres parties de prendre pendant qu'elle démantèle ses installations nucléaires à Yongbyon ? R : Concernant les responsabilités que les parties concernées doivent assumer et les devoirs qu'elles ont à remplir, c'est clairement défini dans le Document commun. Ce que les parties doivent faire maintenant, c'est de traduire leurs engagements en actions concrètes et de mettre en œuvre effectivement et complètement les consensus et accords qu'elles ont obtenus. La Chine, elle aussi, honorera ses propres engagements et remplira le devoir qui lui incombe, et elle continuera à jouer un rôle actif pour faire avancer les pourparlers à six. Q : Le Ministre bolivien des Relations extérieures effectuera bientôt une visite en Chine. Pourriez-vous nous présenter le programme de cette visite, les personnalités que le Ministre va rencontrer et les accords qui vont être signés par les deux parties ? R : A ma connaissance, M. David Choquehuanca Céspedes, Ministre bolivien des Relations extérieures et du Culte, effectuera une visite en Chine sur l'invitation de son homologue chinois Yang Jiechi, avec qui il aura un entretien. Et il sera aussi reçu par le Premier Ministre Wen Jiabao. Quant aux accords qui seraient éventuellement signés par les deux parties, je ne dispose pas d'information à ce sujet pour l'instant. Q : Au cours de la visite du Vice-Ministre Wu Dawei en RPDC, est-ce que celle-ci a promis d'accomplir la désactivation de ses installations nucléaires à Yongbyon avant la fin de cette année ? R : Comme je vous ai déjà dit, au cours de la visite du Vice-Ministre Wu Dawei, la RPDC a affirmé qu'elle honorerait sérieusement ses engagements pour faire avancer le processus des pourparlers à six. C'est tout ce que je peux vous dire pour l'instant concernant l'attitude de la RPDC. Q : Selon la presse d'aujourd'hui, le Premier Ministre britannique Gordon Brown viendrait en visite en Chine. Pourriez-vous nous présenter le programme de sa visite et les principaux sujets de discussions entre les deux parties ? R : Concernant la visite du Premier Ministre britannique Gordon Brown en Chine, nous serons heureux de l'accueillir le plus tôt possible avec l'espoir que cette visite contribuera au développement ultérieur du partenariat global stratégique entre la Chine et le Royaume-Uni. A l'heure actuelle, la partie chinoise et la partie britannique sont en consultation sur la date et le programme de cette visite. Je ne suis pas en mesure de vous en dire plus avant qu'ils soient fixés, mais nous vous en informerons au moment convenu. S'il n'y a plus de questions, je lève la séance. Merci de votre présence et à la prochaine ! |



