| Conférence de presse du 27 mars 2008 |
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2008/03/27 |
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Dans l'après-midi du 27 mars 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les crimes extrêmement violents -saccages, sabotages, pillages et mises à feu- perpétrés récemment à Lhassa, les faux reportages fabriqués de toutes pièces par certains médias occidentaux. Qin Gang : Mesdames et messieurs, bonjour. D'abord, j'ai une nouvelle à vous annoncer. Sur l'invitation du gouvernement chinois, Son Altesse Royale la Princesse Maha Chakri Sirindorn du Royaume de Thaïlande effectuera une visite en Chine du 2 au 9 avril 2008. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Ce matin, l'arrivée de journalistes à Lhassa a fait l'objet de protestations de moines. Quel est votre commentaire là-dessus ? L'affaire peut-elle témoigner du mécontentement de certains Tibétains vis-à-vis du gouvernement central ? R : D'abord, je voudrais souligner un point : La population multiethnique du Tibet, y compris les moines, est déterminée à préserver l'unité nationale et l'intégrité territoriale de la Chine. Elle s'oppose aux activités sécessionnistes visant à diviser la patrie, et soutient les mesures prises par le gouvernement de la Région autonome du Tibet en vertu de la loi pour sauvegarder la stabilité sociale et défendre les intérêts de la population. S'agissant de l'incident que vous venez d'évoquer, je l'ai appris seulement il y a peu de temps. Ne disposant pas encore d'informations précises, je ne suis pas en mesure de faire des commentaires à ce sujet. Q : Selon des reportages, le dirigeant tchèque a décliné l'invitation formulée par la partie chinoise pour la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing. Est-ce que vous avez des informations précises à ce sujet ? R : Je vais d'abord expliquer à vous tous comment les personnalités politiques étrangères sont invitées à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing : Le Comité international olympique (CIO) et le Comité d'Organisation des JO de Beijing (Bocog) lancent conjointement les invitations aux comités olympiques nationaux et régionaux qui invitent ensuite les représentants des familles royales, les chefs d'Etat, les Premiers Ministres ou les Ministres du Sport de leurs pays ou régions respectifs à assister aux JO de Beijing. C'est aux comités olympiques nationaux et régionaux concernés de décider qui seront invités. Les invités des différents pays à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing seront tous les bienvenus en Chine, et le Bocog leur réservera un accueil chaleureux conformément aux règlements concernés du CIO. Accepter ou pas l'invitation, il s'agit de la réponse donnée par la personnalité concernée au comité olympique de son pays. Je n'ai pas l'intention de me prononcer sur ce sujet. Les JO de Beijing sont un grand rendez-vous sportif des peuples du monde entier. Nous avons la certitude que grâce aux efforts conjugués de tous les peuples du monde, les JO de Beijing seront couronnés de succès. Q : Selon des sources, le gouvernement chinois enverra des personnes en Australie pour y garantir le bon déroulement du relais de la torche olympique. Veuillez le confirmer. R : Après avoir lu le reportage concerné, je me suis renseigné auprès des départements concernés. Il a été confirmé que cette information ne correspond pas à la réalité. Q : J'ai deux questions à vous poser. Première question : Le Département d'Etat américain envisage déjà une visite éventuelle de Ma Ying-jeou aux Etats-Unis. Quel est votre commentaire là-dessus ? Deuxième question : Selon le coordinateur pour les affaires de Taiwan du Bureau d'Asie de l'Est du Département d'Etat américain Douglas Spelman, les Etats-Unis souhaitent améliorer leurs relations avec Taiwan et l'aider à renforcer sa défense militaire. Ils espèrent en même temps que la partie continentale diminuera ses déploiements militaires contre l'Ile. Comment réagissez-vous à ces propos ? R : Concernant votre première question, j'y ai déjà répondu lors de la conférence de presse de mardi dernier. Nous nous en tenons à gérer les affaires liées à Taiwan sur la base du principe de l'unicité de la Chine. Pour répondre à votre deuxième question, la question de Taiwan reste toujours le centre le plus important et le plus sensible dans les relations sino-américaines. Nous espérons que la partie américaine pourra rester fidèle à la politique d'une seule Chine, observer les trois communiqués conjoints sino-américains, s'opposer à l' « indépendance de Taiwan » et à l'adhésion de l'Ile aux organisations internationales réservées uniquement aux pays souverains et traiter de façon prudente et adéquate la question de Taiwan. S'agissant de la politique du gouvernement chinois sur les relations inter-détroit, le Président Hu Jintao a fait un exposé intégral dans son discours important prononcé le 4 mars. Notre position à cet égard reste inchangée. Q : Pourquoi la chaîne de télévision CNN n'a-t-elle pas été invitée à faire des reportages à Lhassa ? Quand organiserez-vous le prochain voyage des médias étrangers au Tibet ? Lors de sa conversation téléphonique avec le Président Hu Jintao, le Président Bush a exprimé son souhait de voir le gouvernement chinois engager le dialogue avec le Dalaï Lama. Quelle est votre réaction à ce sujet ? D'ailleurs, j'ai entendu dire que jusqu'ici, 660 personnes impliquées dans les incidents perpétrés récemment à Lhassa se sont livrées à la justice. Pourriez-vous le confirmer ? R : Sur votre première question, nous savons bien que la CNN a accordé une attention « particulière » à ces incidents dont elle a également une attente « particulière ». Je comprends votre désir d'aller faire des reportages au Tibet. Le nombre de participants étant limité, soit une dizaine de personnes, nous ne pouvons pas satisfaire à la demande de tout le monde. Nous aurions bien voulu que tous puissent y aller, mais ce n'est guère réaliste. Nous espérons donc bénéficier de votre compréhension. En ce qui concerne la date précise du prochain voyage au Tibet, je n'en dispose pas d'informations. Nous comprenons bien vos souhaits, je suis sûr que vous aurez davantage d'occasions d'aller faire des reportages au Tibet. Hier soir, lors de sa conversation téléphonique avec le Président Bush, le Président Hu Jintao a exposé la position de principe du gouvernement chinois sur la question du Dalaï Lama que je voudrais réaffirmer à cette occasion : Le gouvernement chinois laissera la porte du dialogue toujours grande ouverte. Or, nous demandons au Dalaï Lama de renoncer complètement et véritablement à sa position séparatiste, de cesser les activités sécessionnistes et de reconnaître le fait que le Tibet et Taiwan font partie inaliénable du territoire chinois. Il lui faut notamment arrêter d'inciter et de préméditer au Tibet et dans d'autres régions des crimes violents et des activités visant à saboter les JO de Beijing. Pour savoir combien de personnes se sont déjà livrées à la justice, je vous invite à vous renseigner auprès des départements concernés. Nous exhortons ceux qui ont commis des crimes de saccages, de sabotages, de pillages et de mises à feu et qui n'ont pas encore été portés devant la justice de se livrer le plus tôt possible à la justice et de rompre définitivement avec leur passé. Q : Aujourd'hui, des moines du monastère de Jokhang ont protesté contre l'arrivée des médias de Hong Kong qui y sont allés faire des reportages, disant que le gouvernement a fait venir exprès des visiteurs au monastère et interdit aux moins d'en sortir. Quelle est votre réaction à ce sujet ? R : Nous organisons ce voyage de journalistes étrangers au Tibet pour donner une idée au monde extérieur de ce qui s'y est passé ces derniers jours, et permettre au public d'avoir des informations objectives sur ces incidents. Si certains ont tenu des propos que vous venez d'évoquer, c'est parce qu'ils sont nourris des desseins inavouables. Ces personnes trouveront toujours quelque chose à redire, et ça n'a rien à voir avec ce que l'on organise ou pas cette visite de presse au Tibet. D'après moi, leurs propos sont nullement fondés, irresponsables et ne correspondent pas à la réalité. Je ne suis pas au courant de ce que disent les moines concernés, mais je peux vous affirmer que nous avons organisé ce voyage dans l'objectif de vous montrer un Tibet réel et objectif. Q : Selon certains moines, ils sont contraints de rester dans le monastère depuis le 10 mars. Pourriez-vous nous dire pourquoi ? R : Comme je ne suis pas le porte-parole pour les affaires religieuses, je ne suis pas au courant de ce que vous venez de dire. Pourtant je peux vous assurer que les crimes violents perpétrés à Lhassa ont été apaisés et que l'ordre public de Lhassa est revenu à la normale. Q : Quelle est la réaction de la partie chinoise sur la perturbation de la cérémonie d'allumage de la flamme olympique survenue lundi dernier à Athènes ? R : Vous n'étiez peut-être pas présent à la conférence de presse de mardi dernier à laquelle j'ai donné ma réponse à cette question. Nous condamnons avec véhémence cet acte ignoble qui va à l'encontre de l'esprit olympique, de l'aspiration commune des peuples du monde entier et qui constitue une violation du noble idéal de l'humanité. Il finira par échouer. Nous sommes convaincus que grâce au soutien des peuples de différents pays, le relais de la torche olympique se déroulera dans d'heureuses conditions. Q : Cela fait plusieurs fois que je vous pose la même question. Pourriez-vous nous donner le bilan des morts dans les incidents violents survenus à Lhassa, dans le Gansu, le Qinghai et dans d'autres régions où vivent des Tibétains, ainsi que le nombre des morts du côté des civils innocents, des policiers et des malfaiteurs ? R : Pour l'instant je ne peux pas vous donner une réponse complète. D'après les statistiques dont je dispose pour le moment concernant les incidents de violences perpétrés à Lhassa, 18 civils innocents ont été brûlés vifs ou tués à coup de machette, 382 personnes ont été blessées, dont 58 dans un état très grave ; du côté des policiers et des militaires, 242 morts et blessés, dont 218 légèrement blessés, 23 grièvement blessés et un mort. Q (du même journaliste) : Le « gouvernement tibétain en exil » a déclaré que 140 personnes auraient trouvé la mort. Quelle est votre explication à ce sujet ? R : J'ignore comment il a fait le calcul. Vous pouvez peut-être lui poser la question. Est-il capable de donner les noms des morts ? A-t-il des preuves solides ? Q : Comment la Chine réagit-elle à la livraison par erreur par le Département de la défense américain de cônes de nez de missile à Taiwan ? Cette affaire a-t-elle été évoquée lors de la conversation téléphonique entre le Président Hu Jintao et le Président Bush ? R : Nous y exprimons notre sérieuse préoccupation et notre vif mécontentement. Nous avons fait des représentations solennelles auprès de la partie américaine en lui demandant de faire une enquête approfondie sur cette affaire et de communiquer fidèlement et à temps les informations concernées à la partie chinoise afin de supprimer les effets négatifs de cet incident et les conséquences fâcheuses qui en découlent. Nous exhortons une fois de plus la partie américaine à honorer ses engagements pris envers la partie chinoise dans le Communiqué du 17 août et à cesser la vente d'armes à Taiwan et tout contact militaire avec l'Ile, ceci afin d'éviter de porter atteinte à la paix et à la stabilité dans le Détroit de Taiwan de même qu'au développement sain et régulier des relations sino-américaines. En ce qui concerne les sujets abordés par les deux chefs d'Etat lors de leur conversation téléphonique hier soir, nous avons déjà publié les informations en la matière. Q : Le nouveau Premier Ministre élu du Pakistan Yusuf Raza Gillani a prêté serment à la cérémonie d'investiture. Quel est votre commentaire à ce sujet ? R : Nous le félicitons chaleureusement pour son élection. Le Premier Ministre Wen Jiabao lui a adressé un message de félicitations. La Chine et le Pakistan maintiennent d'étroites relations de coopération amicale et de bon voisinage. Nous entendons œuvrer en commun avec le Pakistan, grand voisin, ami sincère et bon partenaire de la Chine, pour faire avancer sans cesse les relations d'amitié et de coopération sino-pakistanaises. Q : Le « gouvernement tibétain en exil » a déclaré que la police chinoise avait tiré sur les moines en manifestation pacifique le 24 mars à Garze dans la Province du Sichuan, faisant un mort et un blessé dans un état grave, et arrêté plus de 90 personnes après les manifestations. Veuillez le confirmer. R : J'ai déjà donné des éléments là-dessus lors de ma dernière conférence de presse. Le 24 mars à Garze, un petit groupe de malfaiteurs se sont livrés à des actes de saccages, de sabotages, de pillages et de mises à feu et ont attaqué des policiers armés en service. Un policier a été tué et plusieurs autres ont été blessés. Les départements chinois concernés ont traité cette affaire conformément à la loi. Les personnels chinois chargés de l'application de la loi sont censés être présents là où les crimes et les infractions ont lieu. Cela me paraît tout à fait logique. Ce qui me paraît bizarre, c'est que chaque fois que des incidents similaires ont lieu, la clique du Dalaï Lama en est au courant. Cela m'intéresse beaucoup. Vous pouvez vous aussi faire une enquête là-dessus. Toutes les pistes seront utiles. Q : J'ai lu des reportages très détaillés qui disaient que les émeutes de Lhassa seraient manipulées par la CIA et soutenues financièrement par un réseau international sur une plus grande échelle. Croyez-vous en l'authenticité de ces informations ? Si c'est la CIA qui tirait les ficelles en coulisses, comment réagirait la Chine ? R : Notre position de principe est que le Tibet fait partie de la Chine depuis l'antiquité. Consultez des archives historiques et vous connaîtrez l'origine du problème de l'« indépendance du Tibet ». Ce terme d'« indépendance du Tibet » n'existait même pas il y a une centaine d'années. Alors qui a inventé ce terme ? Je vous renvoie également aux archives historiques pour trouver la réponse. Ce qui vous aidera à faire des reportages plus conformes à la réalité et plus objectifs au sujet du Tibet et du Dalaï Lama. Les affaires du Tibet relèvent des affaires intérieures de la Chine. Le gouvernement chinois s'oppose fermement à toute ingérence étrangère dans les affaires tibétaines et les affaires intérieures de la Chine en général. Nous engageons les pays concernés à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine, à respecter les normes régissant les relations internationales universellement reconnues et à ne pas prêter soutien aux actes séparatistes de la clique du Dalaï Lama sous quelque forme que ce soit, sous quelque prétexte que ce soit. Je tiens à réaffirmer que le gouvernement chinois a la détermination et la capacité de défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine. Q : Aujourd'hui, le Ministère de la Sécurité publique (MSP) a déclaré qu'une femme ouïgoure de 19 ans avait reconnu d'avoir pris part à l'attentat déjoué à bord d'un vol de China Southern Airlines le 7 mars dernier. Pouvez-vous nous en donner plus de détails ? Est-ce qu'elle est citoyenne chinoise ? Selon le MSP, d'autres personnes se sont impliquées dans cet attentat, combien sont-elles au total ? Cette femme ouïgoure avait fait l'objet de tortures visant à lui arracher des aveux ? R : Sur l'incident du vol de China Southern Airlines du 7 mars dernier, le Ministère de la Sécurité publique a publié aujourd'hui les avancements dans les enquêtes. Je n'ai donc rien à ajouter. Les enquêtes se poursuivent. Je suis convaincu qu'avec l'approfondissement des enquêtes, la vérité finira par se faire jour. Les autorités compétentes chinoises n'ont fait que traiter le cas en vertu de la loi. Pourquoi une telle question ? Beaucoup d'infractions sont commises partout dans le monde. Les Etats-Unis et la France ne font pas exception. Les auteurs des infractions y sont mis en examen et inculpés. Est-ce que vous avez posé la même question aux autorités de ces pays ? Est-ce que vous leur avez demandé aussi si elles ont eu recours aux tortures pour arracher des aveux ? J'ignore le fondement de votre question. Voulez-vous bien m'expliquer pourquoi vous me posez à moi une telle question ? Journaliste : Avez-vous répondu à ma question ? R : Je vous y ai déjà répondu. Nous n'avons pas triché. Nous ne fabriquons jamais de fausses informations.
Q : Vous savez sans doute qu'il y a un site web non gouvernemental baptisé anti-CNN.com qui, en référence à la chaîne CNN, a été lancé pour dénoncer les reportages de CNN et d'autres médias étrangers non conformes à la réalité au sujet du Tibet. Est-ce que vous appréciez ou soutenez ce site ? Est-ce que le gouvernement chinois le soutient sur le plan financier ou matériel ? Ma deuxième question concerne le Vatican. On a appris que le Ministère chinois des Affaires étrangères est en négociation avec les autorités du Vatican sur l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Pouvez-vous nous donner plus d'informations là-dessus ? R : Ce que vous avez évoqué reflète un phénomène social et mérite réflexion de tous les médias ici présents. Vous voulez savoir si le gouvernement chinois y a joué un rôle. Vous devez bien lire les reportages de certains médias occidentaux. Est-ce qu'on a besoin de l'encouragement du gouvernement pour lancer ce genre d'initiative ? Il s'agit bien d'une initiative purement populaire par laquelle les différents milieux chinois condamnent et critiquent les reportages malhonnêtes, irresponsables et contraires à la déontologie du journalisme. Les événements de Lhassa sont du passé, le Tibet et l'ensemble de notre pays auront un meilleur avenir. Mais les événements de Lhassa ont laissé un héritage au grand public chinois. Ils ont servi de miroir dévoilant le vrai visage de certaines personnes dans le monde. Ils ont servi de leçon, leçon négative qui apprend aux Chinois ce que sont réellement l'impartialité et l'objectivé vantées par les médias occidentaux. Les événements de Lhassa sont certes une chose mauvaise et malheureuse, mais ils ont au moins servi à cela. Pour répondre à votre deuxième question, nous nous en tenons toujours aux deux principes sur l'amélioration et la gestion de nos relations avec le Vatican. Ces deux principes n'ont pas changé. Q : La semaine dernière, un citoyen américain suspecté d'avoir vendu des renseignements secrets à la Chine a été condamné aux Etats-Unis. Quelle est la réaction chinoise ? La Chine a toujours insisté sur l'objectivité des reportages. Comment expliquez-vous l'interruption de la transmission en direct de la cérémonie d'allumage de la flamme olympique lundi dernier à Athènes ? R : Concernant votre première question, le soi-disant vol par la Chine de secrets militaires américains est fabriqué de toutes pièces et dénué de tout fondement. Nous avons répété à maintes reprises notre position solennelle à ce sujet. Pour répondre à votre deuxième question, les Chinois ne sont pas ignorants des sales tours joués par une clique de personnes à Athènes il y a quelques jours. Ils en sont au courant et ont exprimé leur vive indignation à cet égard. Q : Selon l'Agence de Presse allemande DPA, les départements chinois de la sécurité publique ont bloqué le Monastère de Ramoche à Lhassa qui a été coupé d'aliments, un moine est mort de faim. Pouvez-vous le confirmer ? R : Je n'ai pas d'informations là-dessus. Mais je peux vous réaffirmer que le Tibet se développe et progresse, les moines tibétains comme toutes les communautés ethniques du Tibet, conformément à la loi, jouissent des droits et libertés dont le droit à une vie heureuse. Le Tibet d'aujourd'hui n'est plus une société de servage plus ténébreuse et cruelle que l'Europe du Moyen Age. J'ignore l'origine de votre information, mais je ne crois pas en son authenticité. Vos collègues de la DPA sont ici présents, vous pouvez leur demander d'où vient cette information. Q : Je suis de la DPA. Maintenant, nous ne pouvons obtenir des informations qu'auprès des « Tibétains en exil ». Nous n'aurions pas voulu le faire ainsi, mais nous ne pouvons obtenir davantage d'informations auprès des autorités compétentes chinoises. Nous voulons vérifier les informations auprès des autorités locales pour assurer l'objectivité de nos reportages, mais c'est très difficile. R : Prenons un exemple : Si une personne a faim et qu'elle n'a pas d'argent pour acheter de quoi manger, aura-t-elle le droit de voler, de piller et de braquer les banques ? Il s'agit là de la logique de bandit. Q : Une réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se tiendra ce week-end. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a dit qu'il aborderait, à cette occasion, le problème du Tibet. Est-ce que la Chine a des échanges de vues avec des officiels de l'UE avant cette réunion ? R : Je tiens à souligner ici que la question du Tibet relève strictement des affaires intérieures de la Chine qui ne tolère aucune ingérence étrangère. J'espère que l'UE saura distinguer le vrai du faux et condamner les auteurs des violences et des crimes, car ce sont eux qui ont enfreint la loi, perturbé l'ordre public, saboté la stabilité sociale et menacé la vie normale des habitants. Il ne manque pas d'infractions dans les pays de l'UE. Comment les gouvernements et les polices de ces pays gèrent ce genre de problèmes ? Qu'ils y réfléchissent. Sur cette question, il ne faut ni avoir deux poieds deux mesures ni envoyer de signal erroné à la clique du Dalaï Lama. La politique du gouvernement central à l'égard du Dalaï Lama est conséquente et claire. Q : Je crois que vous savez combien il est difficile pour nous de connaître la vérité des événements de Lhassa. Des fois, nous n'avons pas d'autres choix que de diffuser des informations fournies par des Tibétains à l'étranger. L'une de leurs preuves est une photo publiée sur Internet montrant un cadavre troué de balles dans le Gansu. Croyez-vous en l'authenticité de cette photo ? Avez-vous des détails ? R : Je ne suis pas en mesure de confirmer l'authenticité de la photo dont vous parlez. Mais je peux vous dire que les autorités et personnes compétentes de l'application de la loi ont le droit d'exercer leur pouvoir là où il y a des infractions. S'il n'y a plus de questions, la séance d'aujourd'hui est levée. Merci de votre présence et à la prochaine. |



