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Déclaration de la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu au sujet de la discussion de la situation du Tibet et de l'émission des commentaires par la réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne


2008/03/30

Q : Ce week-end, le Conseil Affaires générales et Relations extérieures de l'Union européenne a tenu en Slovénie une réunion informelle et a publié un communiqué de presse après la discussion de la question du Tibet. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La question du Tibet est une affaire purement intérieure de la Chine dans laquelle aucun pays étranger ni aucune organisation internationale n'a le droit de s'immiscer. La Chine exprime donc son vif mécontentement vis-à-vis de la discussion de la situation au Tibet et de l'émission des commentaires par la réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Les incidents de saccage, de sabotage, de pillage et de mise à feu qui ont eu lieu à Lhassa et ailleurs sont des actes de violence criminels qui ont perturbé la vie culturelle et religieuse des populations locales, saboté l'ordre public dans la société, porté gravement atteinte aux droits de l'homme et mis en péril la vie et la sécurité des biens du peuple. Pour préserver l'ordre public et protéger la population et la sécurité des biens, tout Etat responsable dans le monde prendra, selon la loi, des mesures pour mettre fin aux violences criminelles. Le gouvernement de la Région autonome du Tibet a fait preuve d'une grande retenue tout au long de la gestion de cette affaire et a réussi à préserver la justice sociale et à restaurer rapidement l'ordre public. Dans ses actions, il a gagné l'adhésion et le soutien sincères de toute la population dont nos compatriotes tibétains. Toujours très attaché à la protection des droits de l'homme et au développement de la culture traditionnelle et des religions tibétaines, le gouvernement chinois a investi énormément de moyens humains, matériels et financiers dans la protection, la rénovation et la construction des infrastructures culturelles et religieuses au Tibet pour répondre aux besoins des activités culturelles et religieuses de nos compatriotes tibétains et des populations croyantes, ce qui a permis à la Région autonome du Tibet de réaliser des progrès sans précédent dans les différents secteurs. A l'heure actuelle, la Chine compte plus de 50 instituts de recherches de tibétologie avec essentiellement des chercheurs d'origine tibétaine, qui assurent une protection efficace du patrimoine cultuel et des arts folkloriques tibétains. Ayant un statut égal à celui du mandarin, la langue tibétaine est en effet promue comme la première langue au Tibet et enseignée comme une matière principale dans le programme scolaire de toutes les écoles tibétaines. La langue tibétaine est même devenue la première langue d'ethnie minoritaire de Chine répondant aux normes internationales. Les manifestions religieuses de toutes sortes se déroulent en toute tranquillité au Tibet. Le gouvernement central a même investi des sommes colossales dans la rénovation du Palais de Potala, du Monastère de Jokhang et d'autres monastères et lieux de culte au Tibet. Aujourd'hui, le Tibet compte quelques 1 780 lieux de culte de différentes sortes et plus de 46 mille bonzes et bonzesses. La liberté de croyance religieuse y est pleinement respectée.

Nous demandons vivement à l'Union européenne et à ses Etats membres de faire preuve de lucidité et de condamner sans équivoque les violences criminelles de saccage, de sabotage, de pillage et de mise à feu ainsi que leurs auteurs, au lieu d'adopter deux poids et deux mesures et de confondre le vrai et le faux, afin d'éviter de blesser, une fois de plus, les victimes innocentes de l'incident du 14 mars au Tibet et leurs familles, d'envoyer de faux signal à la communauté internationale et à la clique du Dalaï Lama, et d'encourager l'arrogance des séparatistes tibétains dans leurs actes de violence criminels.

La politique du gouvernement chinois à l'égard du Dalaï Lama est constante. Tant que celui-ci renoncera réellement à sa revendication de l' « indépendance du Tibet », cessera ses activités sécessionnistes, arrêtera surtout d'orchestrer et d'encourager des violences criminelles au Tibet et ailleurs et de saboter les Jeux Olympiques de Beijing, et reconnaîtra que le Tibet et Taiwan font partie intégrante du territoire chinois, nous serons disposés à poursuivre les discussions avec lui. Pour le juger, nous devons non seulement écouter ses discours, mais aussi observer ses actes.



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