| Conférence de presse du 10 avril 2008 |
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2008/04/10 |
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Le 10 avril 2008, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse et répondu aux questions concernant, entre autres, le relais de la flamme olympique, les pourparlers à six, la visite du Premier Ministre australien Kevin Rudd en Chine et le problème du Dalaï Lama.
Jiang Yu : Mesdames et Messieurs, bonjour!J'ai d'abord deux nouvelles à vous annoncer :
Sur l'invitation du Ministre japonais des Affaires étrangères M. Masahiko Komura, le Ministre Yang Jiechi effectuera du 17 au 20 avril une visite au Japon, visite qui sera l'occasion pour les deux parties d'échanger leurs vues sur la prochaine visite du Président Hu Jintao au Japon, les relations sino-japonaises et d'autres questions d'intérêt commun.
Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Ministre thaïlandais des Affaires étrangères Noppadon Pattama effectuera une visite officielle en Chine les 14 et 15 avril.
Maintenant je suis prête à répondre à vos questions.
Q : Le Premier Ministre Gordon Brown a déclaré clairement qu'il assisterait à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Beijing, mais pas à la cérémonie d'ouverture. Or l'Agence Xinhua avait annoncé dans une dépêche dimanche dernier qu'il serait présent à la cérémonie d'ouverture en août prochain. Pourquoi les médias ont cru qu'il assisterait à la cérémonie d'ouverture ? La Chine aurait-elle souhaité qu'il y assiste ?
R : Concernant la présence du Premier Ministre Gordon Brown à la cérémonie de clôture, l'Ambassade du Royaume-Uni a déjà donné une explication très claire aux médias. Le Royaume-Uni est le pays hôte de la 30e olympiade. Selon nos sources, le Premier Ministre Gordon Brown assistera à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Beijing.
Concernant la présence des dirigeants étrangers à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, l'invitation a été lancée conjointement par le CIO et le BOCOG aux Comités olympiques des pays et territoires concernés. C'est à ces derniers de convier les membres de famille royale, le chef d'Etat, le chef de gouvernement et le ministre du Sport de leurs pays respectifs. Le BOCOG leur fournira des services nécessaires conformément aux règlements du CIO.
Quant aux informations émises par les médias, c'est eux qui en assument la responsabilité.
Q : Le Dalaï Lama fait en ce moment une escale au Japon et il se rendra après aux Etats-Unis. Quelle est votre réaction à cet égard ? Le Président américain George Bush a exhorté mercredi dernier le gouvernement chinois à dialoguer avec le Dalaï Lama. Quelle est votre réponse à cet appel?
R : Qui est le Dalaï Lama ? La communauté internationale en est de plus en plus consciente. C'est un exilé politique qui se livre, depuis de longues années, sous le couvert de la religion, à des activités de division de la patrie et de sabotage de l'unité interethnique de son pays. Nous espérons que les pays ayant des relations amicales avec la Chine ne soutiendront pas le Dalaï Lama dans ses tentatives de nuire à la Chine. Surtout vu le contexte actuel, nous espérons que les personnalités concernées ne feront rien de susceptible d'encourager tacitement ou de soutenir les saboteurs séparatistes hostiles à la Chine.
Concernant les contacts et dialogues avec le Dalaï Lama, le gouvernement central a exposé à plusieurs reprises sa position. Nous avons toujours fait preuve d'une grande sincérité et d'une grande patience pour maintenir les contacts avec lui. La porte des contacts et dialogues était ouverte dans le passé, elle l'est toujours aujourd'hui. Néanmoins, ce sont justement les actes récents de la clique du Dalaï Lama qui ont entamé la base de ces contacts et dialogues. Nous lui demandons de renoncer véritablement à ses revendications séparatistes, de cesser toute tentative de division de la patrie, de mettre fin à tout acte de violence criminels et de sabotage des JO de Beijing, en vue de créer les conditions nécessaires à des contacts et dialogues.
Q : Aujourd'hui à midi le Président du CIO Jacques Rogge a dit lors d'une conférence de presse que la Chine devait faire plus d'efforts dans le domaine des droits de l'homme. Quelle est votre réaction à ces propos ? Le Dalaï Lama a réclamé au Japon devant la presse une enquête sur les violences tout en disant qu'il ne fallait cependant pas arrêter de manifester d'une manière non violente. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ?
R : Les officiels du CIO ont exprimé à maintes reprises leur soutien aux JO de Beijing et aux principes et à l'esprit de la Charte olympique, estimant qu'il ne faut pas introduire des facteurs politiques dans les JO où ils n'ont rien à faire. Nous espérons que les officiels du CIO ne cèderont pas devant les pressions et s'en tiendront comme par le passé aux principes de la Charte olympique.
Concernant le problème du Dalaï Lama, ce qu'il dit compte peu à mon avis, mais seul importe ce qu'il fait. Ses faits et gestes de ces derniers temps montrent pleinement que la « paix » et la « non-violence » qu'il prône sont de purs mensonges. De tels mensonges, nous en avons déjà entendu assez. Maintenant il est temps de voir ce qu'il fait.
Q : Quels sont les impacts de la visite du Dalaï Lama sur les relations sino-japonaises ? Par ailleurs, en 1951, le gouvernement central a signé avec lui un Accord en 17 articles portant sur la libération pacifique du Tibet. Dans cet accord, le Dalaï Lama a reconnu le Tibet comme une partie de la Chine. Cet accord est-il toujours valable ?
R : La nature des récents événements est très claire. Devant les graves crimes de violence, saccage, pillage et incendies criminels, le gouvernement chinois a pris des mesures dans le cadre de la loi et avec beaucoup de retenue. Cela est évident pour tout pays et toute personnalité objectifs et pratiquant la justice. Jusqu'à présent, les gouvernements de près de 130 pays ont manifesté publiquement leur compréhension et soutien pour la position juste du gouvernement chinois sur la question du Tibet.
Concernant l'Accord en 17 articles, vous pouvez vous adresser au gouvernement de la Région autonome du Tibet ou aux départements compétents car il ne relève pas de diplomatie.
Le statut historique du Tibet est incontestable. Depuis la nuit des temps le Tibet a toujours été une partie intégrante du territoire chinois. Depuis le 13e siècle, soit sous la dynastie des Yuan, les autorités centrales exercent sans interruption une administration effective au Tibet. Ces plus de 700 ans d'administration effective sont un fait historique indéniable. Le Tibet n'a jamais été un Etat indépendant. Voilà un fait incontestable, mais aussi un consensus de la communauté internationale. Si cela vous intéresse, vous pouvez consulter les archives.
La libération pacifique du Tibet fait partie de la libération de la Chine tout entière. Nous avions par ailleurs libéré les villes de Nanjing et de Shijiazhuang. Peut-on alors dire qu'elles sont des Etats indépendants ? Le Tibet n'a jamais été un Etat indépendant. Voilà un fait incontestable, mais également un consensus auquel est parvenue la communauté internationale.
Q : Hier le Premier Ministre Kevin Rudd a dit dans son discours prononcé à l'Université de Beijing qu'il y avait effectivement d'importants problèmes de droits de l'homme au Tibet. Quelles sont vos réactions à ces propos ?
R : Le gouvernement chinois accorde une grande importance à la protection et à la promotion des droits humains de tous les Chinois, quelle que soit leur origine ethnique. Le gouvernement central a adopté depuis de longues années une politique préférentielle à l'égard du Tibet. Le Tibet connaît un développement socio-économique rapide, sa culture est bien protégée et la liberté de croyance religieuse des Tibétains est réellement garantie par la loi. Nous avons toutes les raisons de dire que l'état des droits de l'homme au Tibet est à sa meilleure période dans l'histoire. C'est là une réalité que toute personne objective et juste peut noter et reconnaître.
Concernant les récents événements, le gouvernement chinois a exposé plusieurs fois sa position. Au fond le problème du Dalaï Lama n'est pas un problème de droits de l'homme, ni de religion. C'est une lutte entre la séparation et l'anti-séparation, entre la violence et l'anti-violence. C'est un problème de principe majeur qui touche à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine. Nous espérons que la communauté internationale comprendra et respectera la position ferme et solennelle du gouvernement et du peuple chinois. Je tiens également à souligner que les affaires du Tibet sont de pures affaires intérieures de la Chine auxquelles aucun gouvernement ou organisation étranger n'a le droit de s'ingérer. C'est là notre position ferme de principe.
Q : Ce matin le Premier Ministre Wen Jiabao et son homologue australien Kevin Rudd ont-ils évoqué lors de leur entretien la question du Tibet ? Quelles sont les autres questions abordées ?
R : J'aimerais bien vous présenter des informations sur l'entretien entre les deux Premiers Ministres. Ce matin, le Premier Ministre Wen a eu un entretien avec le Premier Ministre Kevin Rudd à Beijing. Les deux parties sont parvenues dans une atmosphère sincère et réaliste à une large identité de vues sur l'approfondissement sur tous les plans de leurs relations de coopération mutuellement bénéfique.
Le Premier Ministre Wen a souligné que le développement des relations sino-australiennes a apporté des bénéfices immenses aux deux pays et contribué à la paix, à la stabilité et au développement en Asie-Pacifique. Très attachée à ses relations avec l'Australie dans une optique stratégique et à long terme, la Chine est prête à œuvrer de concert avec l'Australie, sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages réciproques, pour les porter à un nouveau palier.
Le Premier Ministre Wen Jiabao a exposé à son homologue australien la position de principe du gouvernement chinois sur la question de Taiwan et lui a présenté le développement socio-économique de la Région autonome du Tibet, ainsi que les efforts réels déployés pour promouvoir les droits de l'homme et protéger la culture tibétaine. Le Premier Ministre Kevin Rudd a exprimé sa compréhension à cet égard tout en soulignant que son pays, partant d'une vision stratégique, souhaite devenir un partenaire à long terme pour le développement de la Chine. Il a réaffirmé que son gouvernement reste attaché au principe d'une seule Chine et que cette position est constante. L'Australie s'oppose au boycott des Jeux olympiques de Beijing et souhaite qu'ils soient couronnés d'un plein succès.
Q : Le Président français Nicolas Sarkozy a dit mardi dernier que si le gouvernement chinois refuse de dialoguer avec le Dalaï Lama, il n'assistera pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Quelle est votre réaction à cet égard ? La Chine estime-t-elle que le refus des dirigeants étrangers de participer aux JO de Beijing risque d'en diminuer la valeur ?
R : Les Jeux olympiques de Beijing sont un grand événement sportif de tous les peuples du monde. Ils représentent également une plate-forme importante pour le renforcement de l'amitié et l'approfondissement des échanges et de la coopération entre les peuples du monde entier. Le gouvernement et le peuple chinois souhaitent du fond du cœur et à bras ouverts la bienvenue à tous ceux qui aiment la paix et le mouvement olympique pour leur présence aux JO de Beijing.
Je n'ai pas vu le dirigeant français que vous évoquiez faire une telle déclaration. Le succès des JO est dans l'intérêt de tous les pays du monde, y compris la France. Nous sommes convaincus que la position de la France qui soutient la ville de Beijing pour bien organiser les JO ne changera pas.
Q : La Chine s'inquiète-t-elle des perturbations lors du passage de la flamme olympique la semaine prochaine à New Delhi en Inde ? A-t-elle discuté des mesures de sécurité avec l'Inde ? Est-ce qu'elle est satisfaite des efforts faits jusqu'ici par le gouvernement indien ?
R : Le passage de la flamme olympique à New Delhi en Inde est une fierté pour les peuples asiatiques, y compris les Indiens. La partie indienne a fait savoir à la Chine qu'elle attend avec impatience l'arrivée de la flamme olympique en Inde. Nous travaillerons en étroite coopération avec la partie indienne pour assurer le déroulement sans à-coups du relais de la torche pour que les peuples du monde entier puissent voir l'attachement des Indiens au mouvement olympique.
Q : Cela fait 5 ans que les Etats-Unis ont engagé la guerre en Iraq, une guerre qui a déjà fait des millions de morts et de blessés et de nombreux réfugiés sans abri. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ? Vous avez dit que les Jeux olympiques de Beijing sont un grand moment de la paix. Or le Président Bush est le premier responsable de la guerre de l'Iraq. L'inviter aux Jeux olympiques, est-ce aller à l'encontre des objectifs de l'olympisme, à savoir la paix ?
R : Sur la question iraquienne, nous avons toujours préconisé un règlement adéquat dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Nous souhaitons que la situation sur place se stabilise rapidement pour que les Iraquiens puissent gouverner eux-mêmes leur pays et jouir d'une vie paisible et prospère.
Le gouvernement et le peuple chinois sont tout à fait capables d'offrir aux peuples du monde entier une édition des Jeux olympiques magnifique, originale et de haut niveau. Nous souhaitons la bienvenue à tous ceux qui aiment le mouvement olympique pour venir aux JO de Beijing. Quant à l'invitation des invités d'honneur spéciaux, elle s'effectue selon les règles du CIO.
Q : La flamme olympique de Beijing a terminé son parcours à San Francisco le 9 avril dans l'après-midi, heure locale. Quel est votre commentaire ?
R : Au cours du relais de la torche olympique à San Francisco, nous avons vu, à travers de multiples images émouvantes, de nombreux ressortissants chinois patriotes et des habitants de San Francisco accueillir de manière chaleureuse et solonnelle la flamme olympique. Ils ont exprimé par-là l'ardeur des peuples du monde entier qui soutiennent et attendent les Jeux olympiques avec enthousiasme. La flamme poursuivra son parcours contre vents et marées et propagera les valeurs de la paix, de l'amitié et du progrès partout dans le monde. Rien ne peut l'arrêter.
Q : Des moines ont manifesté hier devant les journalistes étrangers en visite au Gansu en criant retour du Dalaï Lama et droits de l'homme. La Chine se rend-elle compte de leur mécontentement vis-à-vis de la politique religieuse du gouvernement central ?
R : Hier, un infime nombre de lamas ont crié des slogans devant des journalistes étrangers. Ce fait n'a-t-il pas montré justement qu'ils ont la liberté d'expression ? Je me demande quels droits de liberté ils veulent. Ils jouissent des droits à l'existence, au développement et à la liberté de croyance religieuse, lesquels sont respectés par le gouvernement central et protégés par la loi. S'ils réclament des droits pour violer la loi à leur guise et se livrer aux actes sécessionnistes, je pense qu'ils n'auront jamais ces droits. Ces lamas ne représentent qu'une poignée de personnes, alors que le monastère qui a accueilli les journalistes hier compte plus de 1 000 lamas.
Q: Le Président du Pakistan Pervez Musharraf commencera aujourd'hui sa visite en Chine. Quels dirigeants chinois rencontrera-t-il ? Et quels sont les sujets à aborder ?
R : Le Président Musharraf effectuera une visite d'Etat en Chine du 10 au 15 avril et se présentera à la session annuelle du Forum de Bo'ao. Lors de sa visite, il s'entretiendra avec le Président Hu Jintao, rencontrera le Président du Comité permanent de l'APN Wu Bangguo, le Premier Ministre Wen Jiabao et le Président de la Conférence consultative politique du Peuple chinois Jia Qinglin. Des accords seront signés entre la Chine et le Pakistan.
Les relations de bon voisinage et de coopération amicale sino-pakistanaises remontent à un demi-siècle. Les deux pays maintiennent entre eux une amitié à toute épreuve et une coopération tous azimuts. Nous espérons que la visite en Chine du Président Musharraf contribuera à élever le niveau du partenariat stratégique entre les deux parties.
Q : Avant-hier, les Etats-Unis et la RPDC ont une rencontre à Singapour, et d'importants progrès ont été obtenus concernant la déclaration du programme nucléaire de la RPDC. Hier soir, la RPDC a salué ces résultats, mais les Etats-Unis ne les ont pas encore reconnus. Quelle est la position chinoise là-dessus? La date de la reprise des pourparlers à six a-t-elle été fixée ?
R : Hier, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wu Dawei a rencontré les chefs des délégations et les personnalités concernées. Les Etats-Unis et la RPDC ont respectivement informé la Chine de leur rencontre. Ces deux pays se sont mis d'accord sur la question de la déclaration du programme nucléaire. Les parties concernées considèrent toutes que ce consensus, très positif, aidera à faire avancer encore davantage le processus des pourparlers à six. La Chine se félicite de voir les Etats-Unis et la RPDC faire preuve de patience pour régler leurs préoccupations respectives par dialogue.
La Chine estime que les conditions tendent à se réunir pour tenir la réunion des chefs de délégations des six pays. Les parties y sont également favorables. Nous entendons maintenir d'étroits contacts et concertations avec les parties concernées sur les questions s'y rapportant pour faire progresser sans cesse le processus des pourparlers à six et matérialiser les objectifs fixés dans la déclaration conjointe.
Q : Lors du passage de la flamme olympique à Londres et à Paris, les gardiens chinois de la flamme ont perturbé l'exécution de la loi par les polices locales alors que la Chine a souligné à maintes reprises que la souveraineté d'un Etat doit être respectée. Que pensez-vous du comportement des gardiens de la flamme ? Dans les prochaines étapes du relais de la flamme, comment rempliront-ils leur mission ? Faut-il leur apprendre comment faire pour respecter la police d'un Etat souverain ?
R : Les gardiens de la flamme ont été choisis selon les exigences du CIO et comme l'usage olympique le veut. Ce sont des volontaires sélectionnés par le BOCOG parmi les étudiants de l'Institut de la Police. Le BOCOG a nettement affirmé que leur mission est de défendre la pureté et la dignité de la flamme olympique et d'assurer que la torche et la flamme olympiques ne soient agressés ni entachés. Ils ne sont pas chargés de l'application de la loi.
Pendant le relais de la flamme, nous avons vu des organisations et des éléments semer des troubles. Ceux qui tentent de profiter du relais pour préparer le chemin à leurs activités antichinoises n'atteindront jamais leur but. Les sécessionnistes pour l'« indépendance du Tibet » ont montré pleinement leur nature et leur visage de sécession, de violence et de sabotage devant le monde entier. Hier, l'Assemblée générale des Comités nationaux olympiques (ACNO) s'est tenue à Beijing, réunissant les délégations de 205 pays et territoires. Les représentants ont unanimement exprimé leur volonté de participer, avec soutien, aux JO de Beijing. Je crois que cela est la voix des acteurs principaux des JO.
Q : Le Président Jacques Rogge a dit que la Chine devrait faire plus d'efforts dans le domaine des droits de l'homme. Vous venez de dire que le CIO doit s'en tenir à la Charte olympique et s'opposer à la politisation des JO. Selon vous, M. Rogge a-t-il politisé les JO lui aussi ?
R : Je n'ai pas entendu le Président Rogge dire cela. Il se trouve que ses propos tenus dans certaines enceintes ont été déformés et malcompris par certaines personnes. Je pense que vous devez tous connaître très bien la position de M. Rogge sur la Charte olympique. Il a dit plusieurs fois que les JO sont un événement pour les peuples du monde entier, et que les questions sans rapport avec les JO ne devraient pas être introduites dans les sites olympiques.
Q : Le Congrès américain a adopté hier une résolution appelant la Chine à dialoguer avec le Dalaï Lama, en estimant que la Chine doit ouvrir le Tibet aux journalistes étrangers et aux enquêteurs internationaux. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
R : Sur votre première question, nous donnerons plus tard une réponse formelle. Je voudrais souligner ici que la détermination du peuple chinois de sauvegarder la souveraineté d'Etat, l'intégrité territoriale, l'unité nationale et la stabilité sociale est inébranlable et qu'aucune force ne saura entraver la marche en avant du peuple chinois. Face à ces pressions injustes, le peuple chinois travaillera plus assidûment dans une plus grande unité pour réaliser un développement plus remarquable.
Quant à la situation au Tibet, vous savez très bien qu'auparavant il suffisait de remplir des formalités pertinentes pour se rendre au Tibet. Pourquoi y a-t-il eu des changements récemment ? Nous n'aurions pas voulu voir cela. Mais il s'agit des dispositifs particuliers pris pour une période particulière. Nous espérons que tout reviendra à la normale au plus tôt, et que les journalistes étrangers se montreront compréhensifs vis-à-vis de ces dispositifs. Nous avons récemment organisé des visites au Tibet pour des journalistes et des officiels d'ambassades étrangères en Chine justement pour répondre à vos besoins de connaître ce qui s'était passé sur place.
Si quelqu'un évoque une soi-disant enquête internationale indépendante, j'aimerais poser une question à mon tour : Comment les gouvernements des Etats concernés sont-ils intervenus en cas d'émeutes violents criminels éclatés dans des villes européennes et américaines ? Et quelle a été la réaction des autres pays à cet égard ? Vous avez bien constaté ce qui s'est passé. Mais alors pourquoi est-ce que vous adoptez une différente attitude envers la Chine ? S'il faut faire une enquête, je pense qu'on doit bien commencer par enquêter pourquoi une dizaine de missions diplomatiques chinoises accréditées à l'étranger ont été violemment attaquées. Qui a agi en coulisse derrière tous ces incidents ? Qui sont les émeutiers ? Quel est leur but ? Je pense que la vérité sera rétablie quand on aura trouvé une réponse à ces questions.
Q : J'ai lu un article sur Internet, selon lequel le « Congrès des Jeunes tibétains » est une organisation terroriste d'obédience de la violence. Que savez-vous encore de cette organisation? Quel est votre commentaire sur ce qu'a fait cette organisation ?
R : Ce qu'elle a dit et fait est bien connu des peuples du monde entier qui en feront un jugement juste.
Q : Quels accords le Président Musharraf signera avec la partie chinoise lors de sa visite en Chine ?
R : Les accords à signer entre les deux parties sont toujours en consultations. Les activités liées à la signature seront ouvertes à la presse.
Q : Vous avez parlé des gardiens de la flamme. Le gouvernement australien a fait savoir que la protection de la flamme doit être prise en charge par la police locale et qu'il refuse d'accepter ces gardiens qui continueront à protéger la flamme. Quel est votre commentaire là-dessus ?
R : Concernant le relais de la torche olympique, vous pouvez vous adresser au porte-parole du Centre du relais de la flamme pour avoir les détails. Au sujet du passage de la flamme en Australie, les parties chinoise et australienne mènent une coopération étroite. Nous espérons et nous sommes sûrs que la police australienne pourra assurer pleinement et efficacement la protection de la flamme, parce que la flamme olympique n'appartient pas seulement au peuple chinois, mais aux peuples du monde entier.
Q : Selon des organisations sécessionnistes pour l'« indépendance du Tibet » à l'étranger, il est impossible que le Tibet soit réouvert le 1er mai. Pourriez-vous le confirmer ? Le Président du CIO Jacques Rogge est d'avis que les difficultés rencontrées lors du passage de la flamme montrent que les JO sont en crise. Etes-vous d'accord avec lui ? La Chine en est-elle tenue pour responsable?
R : Actuellement le gouvernement de la Région autonome du Tibet s'efforce de stabiliser la situation dans son ensemble afin de ramener l'ordre social à la normale. Quant à la date de l'ouverture à l'extérieur du Tibet et aux modalités d'entrer dans la région pour les étrangers, vous pouvez vous adresser au gouvernement local.
La Chine souhaite, à travers une édition des JO réussie, originale et de haut niveau, faire rayonner l'esprit olympique et apporter une contribution active au développement durable et favorable du mouvement olympique. Les problèmes surgis dans le passage de la flamme sont provoqués par des forces de sabotage.
Q : Les Premiers Ministres chinois et australien ont-ils abordé, lors de leur entretien dans la matinée, le problème du changement climatique ?
R : Ce matin, la Chine et l'Australie ont publié, après l'entretien des deux Premiers Ministres, la Déclaration conjointe sur une coopération plus étroite sur le changement climatique. Dans cette Déclaration, les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer davantage la coopération pour relever ensemble le défi du changement climatique. En réitérant leurs engagements envers la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto, les deux parties ont souligné encore une fois que les pays développés doivent prendre l'initiative de continuer à réduire l'émission des gaz à effet de serre après 2012 selon le principe des responsabilités communes mais différenciées et la feuille de route de Bali et en fonction de leurs capacités.
Les deux parties ont également avancé des projets et propositions détaillés pour leur coopération en matière de lutte contre le changement climatique. Vous pouvez consulter le texte de la déclaration sur Internet.
Q : Lors de la réunion des directeurs généraux politiques de six pays sur le dossier nucléaire iranien à Shanghai, la Chine avancera-t-elle de nouvelles propositions ?
R : La réunion des directeurs généraux politiques des Ministères des Affaires étrangères de six pays qui se tiendra à Shanghai accueillera les directeurs généraux politiques des Ministères des Affaires étrangères des Etats-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, et le Directeur général des relations extérieures de la Commission européenne. La réunion a pour but de matérialiser la déclaration commune publiée début mars par les six Ministres des Affaires étrangères, selon laquelle il faut régler adéquatement le problème nucléaire iranien par le dialogue et des pourparlers approfondis. Au cours de cette réunion, les parties exploreront activement les projets de reprise des pourparlers pour régler le problème nucléaire iranien. Nous entendons déployer des efforts actifs pour pousser les différentes parties à apporter une solution au problème nucléaire iranien par voie diplomatique. Nous espérons que les efforts communs des parties concernées pourront faire aboutir la réunion à des résultats positifs.
Q : Vous venez de dire que la liberté de croyance religieuse est protégée par la loi au Tibet. Mais l'interdiction imposée aux Tibétains de conserver le portrait du Dalaï Lama est-elle un exemple de la liberté de croyance religieuse ?
R : Ce que vous venez de dire m'est inconnu. J'ai déjà dit que le problème entre nous et le Dalaï Lama n'est pas d'ordre ethnique ni religieux, mais une question de sécession ou d'anti-sécession et une question politique d'importance majeure qui touche à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine. Je vais vous préciser encore une fois que les droits à la liberté de croyance religieuse de la population multiethnique du Tibet sont pleinement respectés et garantis.
Q : Ma question porte sur la réunion des directeurs généraux politiques de six pays sur le dossier nucléaire iranien à Shanghai. Est-ce la première fois que la Chine organise une telle réunion ? Comment les journalistes pourront-ils couvrir cette réunion ?
R : C'est la première réunion du genre organisée par la Chine. Si vous souhaitez la couvrir, nous prendrons positivement en considération votre demande.
Q : Une question sur le déplacement des étrangers au Tibet. Le Ministère des Affaires étrangères a confirmé que le Tibet serait réouvert aux étrangers durant la période de la fête du 1er mai. Mais les choses semblent peu sûres maintenant. Pourriez-vous le confirmer ?
R : Je n'ai pas vu d'annonce formelle du gouvernement de la Région autonome du Tibet sur ce sujet. Si vous avez des questions là-dessus, je vous prie de vous adresser au gouvernement de la Région autonome du Tibet.
Je vous ai expliqué à plusieurs reprises qu'actuellement on a pris des dispositifs particuliers pour une période particulière et que nous souhaitons que l'ordre social puisse être rétabli au plus vite.
Q : Maintenant les journalistes étrangers peuvent-ils se rendre librement au Gansu, au Qinghai et au Sichuan ? Y a-t-il des limites pour ces déplacements ?
R : A ma connaissance, s'il y a des limites de visites pour des régions, c'est parce qu'il y a eu là-bas des actes de violence : saccages, pillages et incendies criminels. Les gouvernements locaux sont en droit d'adopter des mesures spéciales dans une période spéciale en fonction de la situation sur place.
Quant au cas du Sichuan, du Gansu et d'autres régions, vous pouvez poser la question aux gouvernements locaux. Le Gansu et le Sichuan couvrent une vaste surface, une grande partie de ces deux provinces n'a pas été atteinte par ces violences.
Si vous n'avez pas d'autres questions, la séance est terminée. Merci de votre présence. Au revoir !
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