| Conférence de presse du 15 février 2011 |
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2011/02/15 |
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Le 15 février 2011, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a tenu une conférence de presse. Ma Zhaoxu : A l’invitation du Président Hu Jintao, le Président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev effectuera, du 21 au 23 courant, une visite d’Etat en Chine. Durant sa visite, le Président Noursoultan Nazarbaïev s’entretiendra avec le Président Hu Jintao et rencontrera respectivement le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Wu Bangguo et le Premier Ministre Wen Jiabao. Les deux parties procèderont à des échanges de vues approfondis sur l’approfondissement des relations bilatérales et de la coopération pragmatique dans différents domaines et les dossiers internationaux et régionaux d’intérêt commun, et signeront une série d’accords de coopération bilatérale. Le Président Noursoultan Nazarbaïev se rendra également à Tianjin. Nous sommes convaincus que cette visite contribuera à la promotion de la confiance politique mutuelle, à l’approfondissement de la coopération pragmatique et au développement du partenariat stratégique entre la Chine et le Kazakhstan. Q : Le gouvernement japonais appelle les pays tiers à ne pas participer aux activités économiques sur les « quatre îles du Nord » disputées par le Japon et la Russie. Cependant, selon les médias, des entreprises chinoises et russes auraient signé au début du mois des accords de coopération sur ces îles. Veuillez confirmer cette information. Quelle est la position du gouvernement chinois sur cette question ? R : Je ne suis pas au courant de l’information que vous venez d’évoquer. Les « quatre îles du Nord » relèvent d’un dossier bilatéral entre la Russie et le Japon. Nous croyons que les deux pays pourront y trouver une solution adéquate par un dialogue amical.
Q : Samedi dernier, le Ministère chinois des Affaires étrangères a réagi à la déclaration du G4 sur la réforme du Conseil de Sécurité. Selon certains analystes chinois, si l’Inde présente seule sa candidature à un siège permanent, il est possible que la Chine la soutienne. Comment y réagissez-vous ? R : Je ne sais pas de quel analyste chinois vous parliez. La position du gouvernement chinois est claire. Nous sommes d’avis que, sur le dossier de la réforme du Conseil de Sécurité, les Etats membres doivent mener d’amples consultations démocratiques en tenant compte des intérêts et des préoccupations de tous pour parvenir à une solution globale et à un consensus le plus large possible. La Chine entend maintenir des contacts avec toutes les autres parties et faire des efforts en commun avec elles pour assurer que la réforme aille dans un sens permettant de préserver l’intérêt général de l’ONU et l’unité de ses Etats membres. Q : Le Conseil de Sécurité a tenu, le 14, une réunion à huis clos sur les conflits à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande et publié, à l’issue de cette réunion, une déclaration du Président. Comment voyez-vous la situation actuelle à la frontière entre les deux pays ? R : Le Cambodge et la Thaïlande sont tous pays voisins et amis de la Chine. Nous sommes préoccupés par les échanges de tirs entre les deux pays et regrettons que les affrontements aient fait des morts et des blessés. Nous espérons que les deux parties continueront à faire preuve de sang-froid et de retenue, feront le maximum pour apaiser les tensions, privilégieront l’intérêt général que sont le développement à long terme de leur relation et la paix et la stabilité dans la région, et règleront adéquatement leurs différends par le dialogue et les consultations. Le Cambodge et la Thaïlande sont tous deux membres de la grande famille ASEAN. Nous saluons et soutenons les efforts de médiation de l’ASEAN pour calmer les tensions entre ces deux pays, et entendons travailler avec l’ASEAN et toute la communauté internationale pour jouer un rôle constructif, pour un règlement adéquat de ce problème. Le 14 dernier, le Conseil de Sécurité a examiné la situation dans la région. Le Président en exercice du Conseil a d’ailleurs fait une déclaration à la presse. La Chine espère que les débats au Conseil inciteront le Cambodge et la Thaïlande à poursuivre le dialogue pour un règlement pacifique de leur divergence et aideront les efforts de médiation de l’ASEAN. Nous resterons en contact avec les deux pays et les autres parties sur ce sujet. Q : Préoccupée par les sécheresses au Nord de la Chine, la FAO s’inquiète que cela ait des conséquences sur les cours des céréales sur le marché mondial. La Chine a-t-elle suffisamment de réserves en céréales ? A-t-elle besoin d’en acheter sur le marché international ? Deuxième question, comment la Chine définit-elle dans le 12e plan quinquennal sa politique extérieure, notamment ses relations avec les pays voisins et les Etats-Unis ? R : Votre première question ne relève pas de la compétence du Ministère des Affaires étrangères. Comme nos amis journalistes s’y intéressent beaucoup, je me suis renseigné auprès des départements compétents et d’experts. Voici quelques éléments de réponse pour votre information. La Chine est quasi-autosuffisante en céréales. Même si elle en importe un peu, la quantité importée est soumise à des quotas, représente une part insignifiante dans le commerce international des céréales, et n’a donc aucun impact majeur sur les cours internationaux des céréales. La Chine a connu depuis sept ans consécutifs de bonnes récoltes. Les réserves céréalières chinoises abondent et peuvent satisfaire la demande domestique. Il n’y aura donc pas de retombée sur les cours internationaux des céréales. Quant aux conséquences éventuelles des récentes sécheresses sur le blé d’hiver, les services chinois concernés prennent en ce moment des mesures pour les réduire au minimum. Quant à votre deuxième question, j’y ai déjà répondu lors de la dernière conférence de presse. Le 12e plan quinquennal a clairement exposé les orientations de la politique extérieure chinoise durant cette période. Par ailleurs, je vous recommande l’article Poursuivons la voie du développement pacifique écrit par le Conseiller d’Etat Dai Bingguo. Cet article a expliqué plus en détail les principes de la politique extérieure chinoise exposés dans le 12e plan quinquennal et a retenu l’attention de l’opinion chinoise et internationale. Je vous conseille de bien lire cet article qui vous sera certainement utile.
Q : La Réunion des Ministres des Finances et des Gouverneurs de banque centrale du G20 se tiendra cette semaine à Paris. Quelle est la position chinoise sur la régulation des flux de capitaux internationaux, la lutte contre la spéculation sur les matières premières et l’élargissement du G20 ? R : Les départements chinois concernés sont en pleine préparation de la Réunion des Ministres des Finances et des Gouverneurs de banque centrale du G20. Pour des informations plus précises, je vous propose de vous adresser aux départements qui participeront à la réunion. Dès le début, la Chine participe activement à la coopération au sein du G20. Nous souhaitons que le G20, organisation importante à nos yeux, puisse connaître un développement régulier. La Chine continuera à prendre toute sa part aux différentes travaux du G20 comme un acteur actif et constructif. Q : Selon les dernières statistiques, la Chine vient de dépasser le Japon pour devenir la deuxième économie du monde. Cela suscite désormais des inquiétudes de l’extérieur sur la puissance chinoise. Quelle est votre réaction là-dessus ? R : Je ne suis pas spécialiste de cette question, mais je voudrais tout de même vous faire partager mes points de vue. Ces dernières années, la Chine a maintenu une croissance de PIB relativement rapide. Son volume économique global augmente sans cesse et des progrès notables ont été enregistrés dans son développement. Mais en même temps, il nous faut être bien conscient des retards et des points faibles de l’économie chinoise. Le PIB est l’un des indices essentiels pour mesurer la puissance économique d’un pays, mais pas le seul. Avec une population d’un milliard trois cent millions d’habitants, la Chine a un PIB par tête d’habitant qui la place à peu près au 100e rang du monde, soit inférieur à la moitié de la moyenne mondiale, selon les chiffres du PMI et d’autres organisations internationales. À en juger par le critère d’un dollar américain par personne et par jour fixé par les Nations Unies, la Chine compte encore 150 millions de pauvres. Les problèmes de déséquilibre, d’incohérence et d’insoutenabilité demeurant très aiguës dans le développement chinois, la nature de la Chine comme pays en développement ainsi que la réalité nationale fondamentale qui fait que la Chine se trouve toujours et se trouvera encore pour une longue période au stade primaire du socialisme n’ont pas changé, tel est un fait dont nous sommes bien conscients. La Chine poursuivra la stratégie d’ouverture d’avantages mutuels et de gagnant-gagnant pour approfondir sa coopération économique avec les autres pays et promouvoir un développement partagé dans la région et dans le monde. Quel que soit son niveau de développement, la Chine, en tant que membre responsable de la communauté internationale, s’en tiendra toujours à la voie du développement pacifique et jouera le rôle qui lui revient dans la préservation de la paix mondiale et la promotion du développement commun.
Q : Selon les médias, le Président colombien a annoncé que la Colombie collaborerait avec la Chine pour construire un chemin de fer reliant le Pacifique et l’Atlantique. Veuillez le confirmer et nous en donner plus d’informations. R : J’ai vu les reportages concernés mais je ne dispose pas d’informations précises. Etant donné que c’est une question d’ordre économique et commercial, je vous propose de vous adresser aux départements compétents. |





