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Conférence de presse du 13 avril 2012


2012/04/18

 

Le 13 avril 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Weimin a tenu une conférence de presse.

Q : La Conseillère d'Etat Liu Yandong est actuellement en visite au Royaume-Uni et M. Li Changchun, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, effectuera également bientôt une visite dans ce pays. Pourriez-vous nous donner plus d'informations en la matière ?

R : La Conseillère d'Etat Liu Yandong a entamé le 12 avril une visite au Royaume-Uni, au siège de l'Union européenne, en Belgique et à Chypre. Durant son séjour au Royaume-Uni, elle co-présidera avec la partie britannique la 1er réunion du mécanisme des échanges culturels sino-britanniques de haut niveau et participera aux manifestations du Salon du livre de Londres 2012 dont la Chine est l'invitée d'honneur. Concernant la visite au Royaume-Uni de M. Li Changchun, membre du Comité permanent du Bureau politique du CC du PCC, vous pourriez vous renseigner auprès du Département de Liaison internationale du CC du PCC.

Q : Selon certaines sources, les militaires de la Guinée-Bissau auraient annoncé qu'ils ont pris le contrôle du gouvernement. Comment voyez-vous la situation actuelle dans ce pays ?

R : Nous sommes consternés par l'annonce de la prise du contrôle du gouvernement par les militaires bissau-guinéens et nous nous inquiétons des conséquences que cela pourrait avoir sur la situation politique et sécuritaire en Guinée-Bissau. Nous continuerons à évaluer la situation suivant l'évolution des événements.

Q : Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a annoncé que le Conseil de Sécurité se préparait à envoyer rapidement une délégation d'observateurs en Syrie pour superviser l'application du cessez-le-feu. Quelle est la position chinoise là-dessus ?

R : Nous apportons activement nos soutiens et concours aux bons offices de l'Envoyé spécial Kofi Annan, et nous sommes prêts à travailler ensemble avec les parties concernées pour pousser les différentes parties syriennes à préserver le cessez-le-feu, apaiser la tension et favoriser le dialogue politique en vue d'un règlement équitable, pacifique, adéquat et rapide de la question syrienne dans l'intérêt de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Nous soutenons tout effort favorable à l'arrêt rapide des violences et à la promotion du dialogue politique, et nous continuerons à participer, avec une approche constructive, aux discussions du Conseil de Sécurité de l'ONU sur ce sujet.

Q : La RPDC a annoncé l'échec du lancement de son satellite. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Par ailleurs, le Conseil de Sécurité de l'ONU se réunira en urgence ce soir, heure de Beijing, pour discuter de cette opération de la RPDC. Quelle est la position chinoise sur ce sujet ?

R : Nous avons noté les informations sur le lancement du satellite par la RPDC et les réactions des différentes parties concernées. Nous espérons que les parties concernées pourront faire preuve de sang-froid et de retenue, s'abstenir de tout acte nuisible à la paix et à la stabilité dans la Péninsule et dans la région et poursuivre les contacts et le dialogue afin de préserver ensemble la paix et la stabilité dans la Péninsule et dans la région.

Quant à votre deuxième question, nous estimons que dans la situation actuelle, toute parole et action de la communauté internationale doivent contribuer à favoriser la préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule et en Asie du Nord-Est.

Q : Selon certaines sources, les Ambassadeurs du Japon et de la République de Corée sont venus aujourd'hui au Ministère. Ont-ils parlé du lancement de satellite de la RPDC avec la partie chinoise ?

R : Nous maintenons toujours les concertations et la coordination avec la RPDC, la Russie, les Etats-Unis, le Japon et la République de Corée sur le lancement de satellite par la RPDC et nous continuerons à le faire dans l'avenir.

Q : La Chine soutiendra-t-elle des sanctions contre la RPDC si celle-ci annonce un projet d'essai nucléaire ?

R : La Chine préconise depuis toujours la dénucléarisation de la Péninsule coréenne qui correspond aux intérêts communs de toutes les parties concernées. Cette position n'a pas changé.

Q : Croyez-vous que le lancement du satellite par la RPDC a échoué ? La RPDC a-t-elle eu auparavant des concertations avec la Chine ?

R : Nous avons noté les informations publiées par la RPDC sur le lancement de son satellite. Elle a auparavant annoncé que la période du 12 au 16 avril serait la fenêtre de lancement du satellite. A ma connaissance, la Chine n'a pas été informée avant le lancement.

Q : Qu'a fait la Chine après l'annonce par la RPDC de son programme du lancement de satellite ? Que comptez-vous faire pour la prochaine étape ?

R : Nous avons exprimé notre préoccupation et inquiétude vis-à-vis de l'évolution de la situation suite à l'annonce par la RPDC des son projet du lancement de satellite. Ces derniers temps, nous en avons discuté à plusieurs reprises et nous maintenons d'étroites concertations avec les parties concernées dont la RPDC, la Russie, les Etats-Unis, la République de Corée et le Japon. Il faut souligner que la préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule et en Asie du Nord-Est correspond aux intérêts communs et relève de la responsabilité commune de toutes les parties concernées. Nous espérons qu'elles pourront adopter une vision globale et à long terme et faire preuve de sang-froid et de retenue pour contribuer ensemble à la gestion adéquate de la situation actuelle. Dans le contexte actuel, nous poursuivrons nos échanges et notre coordination avec les parties concernées pour préserver ensemble la paix et la stabilité dans la région.

Q : A ma connaissance, une rencontre est prévue entre les Ministres chinois et indien des Affaires étrangères à Moscou en marge de la réunion des Ministres des Affaires étrangères Chine-Russie-Inde. Veuillez nous en donner plus d'informations. La question de la Mer de Chine méridionale sera-t-elle abordée ?

R : La 11e Réunion des Ministres des Affaires étrangères chinois, russe et indien se tient aujourd'hui à Moscou avec la participation d'une délégation chinoise conduite par le Ministre Yang Jiechi. Lors de la réunion, les Ministres échangeront leurs vues sur les dossiers internationaux et régionaux d'intérêt commun et l'approfondissement de la coopération pragmatique entre les trois pays. Nous sommes convaincus que la réunion permettra de renforcer la confiance politique mutuelle et d'approfondir davantage la coopération pragmatique entre les trois pays. Je n'ai, pour l'instant, pas d'informations pour vous dire si la question que vous évoquiez sera abordée lors de l'entretien sino-indien, mais je crois que la partie chinoise publiera bientôt des informations en la matière.

Q : Les conflits se poursuivent sur les frontières entre le Soudan et le Soudan du Sud. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a publié hier une déclaration du président sur ce sujet. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous exprimons notre préoccupation vis-à-vis de la récente montée des tensions entre le Soudan et le Soudan du Sud. Nous espérons que les deux parties pourront réaliser immédiatement le cessez-le-feu, faire preuve de retenue et coopérer activement avec l'Union africaine dans ses efforts de bons offices en vue d'un règlement pacifique de leurs litiges par des moyens politiques comme le dialogue et les négociations. Les deux pays doivent se montrer mutuellement le plein respect de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de l'un et de l'autre. Il faut que le Soudan du Sud retire immédiatement ses troupes du territoire du Soudan et que les troupes du Soudan, de leur côté, arrêtent les violences militaires. Nous soutenons le rôle pilote joué par le groupe de mise en œuvre de haut niveau de l'UA dans la médiation et nous appelons la communauté internationale à créer un environnement propice à son travail.

Q : Quels sont les derniers développements dans l'affaire de la confrontation entre les navires chinois et philippins au large de l'île Huangyan ?

R : L'île Huangyan fait partie intégrante du territoire chinois. La partie philippine a harcelé les pêcheurs chinois, violant la souveraineté de la Chine et le consensus des deux pays de préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et de ne pas compliquer ou exagérer les problèmes. Voilà la cause de cet incident. Nous avons déjà fait, à Beijing comme à Manille, des représentations solennelles auprès de la partie philippine. L'envoi par la Chine de bateaux de service public au large de l'île Huangyan, ayant pour objectif de protéger la sécurité des bateaux et des pêcheurs chinois, relève des activités normales de l'application de la loi. Nous exhortons la partie philippine à prendre en compte l'intérêt général de l'amitié entre les deux pays et à œuvrer ensemble avec la Chine pour un règlement rapide et adéquat de cette affaire afin de préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et de créer des conditions favorables au développement sain et régulier des relations sino-philippines.

Q : Veuillez nous présenter le programme de la visite du Premier Ministre Wen Jiabao en Europe. Quels sont les officiels qui l'accompagneront ?

R : Nous avons publié des informations sur la visite du 20 au 27 avril du Premier Ministre Wen Jiabao en Islande, en Suède et en Pologne ainsi que sur sa participation à l'Exposition de Hanovre en Allemagne. Nous tiendrons un briefing dans l'après-midi de lundi prochain sur ce sujet et vous êtes tous les bienvenus.

Q : Selon certaines sources, un avion de supervision maritime chinois s'est rapproché hier des escorteurs des forces d'autodéfense japonaises près de la « ligne médiane », comme ce qu'a dit la partie japonaise, en Mer de Chine orientale. Veuillez confirmer cette information.

R : Nous avons noté ces informations qui ne correspondent pas à la réalité. A ma connaissance, l'avion de supervision maritime chinois menait des activités normales au-dessus des eaux sous juridiction chinoise en Mer de Chine orientale en respectant les règles internationales en matière d'abordage. Nous n'acceptons pas le soi-disant « ligne médiane ». La Chine et le Japon n'ont jamais tracé une telle ligne en Mer de Chine orientale.



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