| Conférence de presse du 18 avril 2012 |
|
2012/04/18 |
|
Le 18 avril 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Weimin a tenu une conférence de presse. Liu Weimin : Sur l'invitation du gouvernement de la Fédération de Russie, du gouvernement de la Hongrie, du gouvernement fédéral du Royaume de Belgique et de l'Union européenne, le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat Li Keqiang effectuera une visite officielle du 26 avril au 4 mai en Russie, en Hongrie, en Belgique et au siège de l'Union européenne. Q : Récemment, les principaux partis politiques népalais sont parvenus à un accord sur la question de l'intégration dans l'armée des combattants du Parti communiste du Népal-unifié (maoïste), ce qui marque une avancée importante dans le processus de paix. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : La Chine se félicite de cette avancée importante enregistrée dans le processus de paix au Népal. Comme voisin et ami du Népal, la Chine espère sincèrement que les différents groupes politiques népalais continueront à rechercher le consensus politique à travers le dialogue et les concertations pour achever le plus tôt possible le processus de paix et le processus constituant en vue d'engager le pays sur la voie de la stabilité politique et du développement économique. La Chine attache une haute importance au développement des relations d'amitié et de coopération avec le Népal, soutient les efforts népalais pour préserver l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale et réaliser la paix, la stabilité et la prospérité. Elle accordera, comme par le passé, des assistances au développement économique et social du Népal dans la mesure de ses possibilités. Q : Veuillez nous présenter les dernières évolutions du dossier des pêcheurs chinois détenus aux Palaos. Par ailleurs, quels sont vos commentaires sur les déclarations du Ministre philippin des Affaires étrangères le 17 dernier parlant d'une saisine du Tribunal international du droit de la mer de la question de l'île Huangyan ? R : Concernant votre première question, dernièrement, la Chine a trouvé un accord amiable avec le parquet des Palaos. Aujourd'hui, les pêcheurs chinois pourraient rentrer en Chine après paiement d'une amende. L'Ambassade de Chine en Micronésie reste en contacts avec les autorités des Palaos pour régler la suite de l'affaire. Concernant votre seconde question, l'île Huangyan fait partie intégrante du territoire chinois, donc la question de la saisine du Tribunal international du droit de la mer ne se pose pas. Après l'incident survenu au large de l'île Huangyan, la partie chinoise a plusieurs fois fait des représentations auprès des autorités philippines. Le 15 avril, la Vice-Ministre des Affaires étrangères Fu Ying a convoqué d'urgence le Chargé d'affaire par intérim de l'Ambassade des Philippines pour évoquer les tensions au large de l'île Huangyan. Le 18 avril, elle a convoqué une nouvelle fois le Chargé d'affaire des Philippines sur ce sujet. Mme Fu Ying a fait part des préoccupations profondes de la Chine concernant le harcèlement des bateaux de pêche chinois par les navires de guerre philippins au large de l'île Huangyan. Maintenant que la situation commence à s'apaiser après des consultations entre les deux parties, elle a souhaité que les Philippines honorent leurs engagements et retirent rapidement leurs navires de la lagune afin de rendre la paix et la tranquillité à cette zone. Ces derniers jours, certains personnages philippins de haut niveau ont multiplié des déclarations publiques, prétendant que les Philippines possèdent la souveraineté sur l'île Huangyan. Cela va à l'encontre des faits historiques et du droit. L'île Huangyan fait partie intégrante du territoire chinois. Nous rejetons intégralement les revendications philippines sur l'île Huangyan qui n'ont aucun fondement. La souveraineté de la Chine sur l'île Huangyan est fondée sur une base juridique solide. La Chine a été le premier pays à découvrir et à baptiser l'île Huangyan, et le premier à l'intégrer dans son territoire et à y exercer la juridiction. Les eaux adjacentes de l'île Huangyan sont un lieu de pêche traditionnel pour les pêcheurs chinois. Depuis les temps anciens, les bateaux de pêche chinois se rendent régulièrement dans cette zone pour pêcher. Le Bureau national des Statistiques de Chine, le Bureau national de Sismologie et le Bureau national des Affaires océaniques ont effectué à plusieurs reprises des études scientifiques sur l'île Huangyan et ses eaux adjacentes. Jusqu'en 1997, les Philippines n'ont jamais formulé d'objection sur la souveraineté chinoise et les activités d'exploitation de la Chine sur cette île. En plus, ils ont plusieurs fois exclu l'île Huangyan du territoire philippin. Sur les cartes publiées par les Philippines en 1981 et en 1984, l'île Huangyan était indiquée comme ne faisant pas partie du territoire philippin. Si la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer permet aux Etats côtiers d'avoir une zone économique exclusive large de 200 milles marins, elle ne les autorise pas à s'approprier un territoire d'un autre Etat. L'idée et les actes qui consistent à changer l'appartenance d'un territoire en invoquant la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer vont à l'encontre du droit international, y compris des buts et principes de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Nous exhortons les Philippines à respecter la souveraineté territoriale de la Chine et à observer scrupuleusement l'entente réalisée entre les deux parties en s'abstenant de tout acte susceptible de compliquer ou d'amplifier le problème et de provoquer une escalade de la situation pour rétablir le plus tôt possible la paix et la tranquillité dans les eaux de l'île Huangyan et contribuer à préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et l'intérêt général des relations sino-philippines.
Q : Veuillez nous présenter le programme et les sujets à aborder de la visite en Russie du Vice-Premier Ministre Li Keqiang. Et veuillez nous donner des informations précises sur l'entretien du Ministre Yang Jiechi avec son homologue syrien. R : Concernant votre première question, durant sa visite en Russie, le Vice-Premier Ministre Li Keqiang aura des entretiens et des rencontres avec les principaux dirigeants russes et échangera des vues de manière approfondie avec eux sur la mise en œuvre continue du plan du développement des relations sino-russes pour les dix ans à venir, la promotion sur tous les plans de la coopération bilatérale et les questions majeures d'intérêt commun. Nous sommes convaincus que la visite du Vice-Premier Ministre Li Keqiang permettra de renforcer davantage la confiance politique mutuelle sino-russe, de promouvoir la coopération bilatérale dans différents domaines et d'obtenir de nouveaux résultats dans le développement du partenariat global de coordination stratégique sino-russe. Concernant votre seconde question, ce matin, le Ministre Yang Jiechi s'est entretenu avec le Ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Moualem en visite à Beijing. Les deux parties ont échangé principalement leurs vues sur la situation syrienne. Le Ministre Yang Jiechi a salué l'annonce récente par le gouvernement syrien et l'opposition syrienne de cessez-le-feu qui marque, selon lui, un pas vers l'arrêt total des violences. Il a présenté la position de principe et les efforts de la Chine sur la question syrienne et souhaité que le gouvernement syrien continue à mettre en œuvre les propositions en six points de l'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la crise syrienne Kofi Annan, et à coopérer activement avec M. Kofi Annan, honore effectivement ses engagements de cessez-le-feu et de retrait des troupes, mette en application la résolution dernièrement adoptée par le Conseil de Sécurité sur l'envoi en Syrie d'une mission préparatoire de vérification de l'ONU, prenne des mesures pour faciliter le déploiement du mécanisme de vérification du cessez-le-feu et ouvre effectivement un processus inclusif de dialogue politique et de réforme, afin de contribuer au règlement équitable, pacifique et adéquat de la question syrienne. Dans le même temps, le Ministre Yang a exprimé le vœu que l'opposition syrienne honore également ses engagements de cessez-le-feu et applique « les propositions en six points » de M. Kofi Annan. M. Walid al-Moualem a présenté la situation actuelle en Syrie, salué la position objective, impartiale et constante de la Chine sur la question syrienne et ses efforts en faveur d'un règlement politique de la question. Il a indiqué que le gouvernement syrien continuerait à coopérer avec les efforts de médiation de Kofi Annan, à observer et appliquer « les propositions en six points » de ce dernier, à honorer ses engagements de cessez-le-feu et de retrait des troupes, et à coopérer avec la mission de vérification de l'ONU. Les deux Ministres ont également échangé leurs vues sur les relations bilatérales sino-syriennes. Q : La RPDC aurait déclaré vouloir prendre des mesures de représailles contre les pays qui souhaitaient la sanctionner, et refusé de laisser les agents de l'AIEA entrer sur son territoire. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Préserver la paix et la stabilité dans la Péninsule coréenne et en Asie du Nord-Est, cela est dans l'intérêt des différentes parties concernées et relève de leur responsabilité commune. L'expérience a montré que le dialogue et les consultations constituent le seul choix juste pour régler la question de la Péninsule coréenne. Nous espérons que les différentes parties concernées pourront faire preuve de sang-froid et de retenue, s'en tenir aux consultations et au dialogue, continuer à faire avancer le processus de dénucléarisation de la Péninsule et préserver ensemble la paix et la stabilité dans la région. S'agissant de l'inspection de l'AIEA, nous espérons que les différentes parties concernées pourront poursuivre leurs dialogue et contacts à ce sujet.
Q : Récemment, le Gouverneur de la Préfecture de Tokyo Ishihara Shintaro aurait déclaré que le gouvernement de Tokyo comptait acheter, dans le courant de l'année, certaines îles de l'archipel Diaoyu auprès des particuliers. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : L'île Diaoyu et ses îles adjacentes font partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité. La Chine y possède une souveraineté incontestable. Toute mesure unilatérale entreprise par le Japon concernant les îles Diaoyu est illégale, nulle et non avenue, et ne peut en rien changer le fait que ces îles appartiennent à la Chine. Les propos et actes irresponsables de certains hommes politiques japonais non seulement violent la souveraineté de la Chine, mais aussi nuisent à l'intérêt général des relations sino-japonaises. Q : Récemment, certains officiels de l'Union européenne ont déclaré que la création par le gouvernement chinois d'un fonds de développement de l'aviation civile aurait pour but d'esquiver la taxe carbone aérienne de l'UE. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : La Chine participe depuis le début d'une manière active et constructive aux efforts de réduction des émissions aériennes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Nous estimons que la question des émissions du secteur aérien international, qui fait partie de la lutte internationale contre les changements climatiques, doit être réglée à travers d'amples consultations et dans un cadre multilatéral, en respectant les principes et dispositions fixés dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto. Nous nous opposons aux mesures unilatérales en la matière. La Chine continuera à participer d'une manière active et constructive aux efforts de réduction des émissions aériennes de l'OACI dans le respect des principes susmentionnés. S'agissant de la question que vous évoquiez, je vous propose de vous renseigner auprès du département compétent. Q : Le 16 courant, la CEDEAO s'est dite prête à envoyer des troupes en Guinée-Bissau, et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) a également proposé d'y envoyer des forces de maintien de la paix. Quels sont vos commentaires là-dessus, et êtes-vous pour ces deux propositions ? R : Nous nous prononçons contre la prise de pouvoir par la force qui s'est produite en Guinée-Bissau, et nous appelons à un rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel et de la stabilité sociale, ainsi qu'à un règlement de la crise actuelle par voie de dialogue et de consultations. Nous soutenons les organisations et pays de la région comme la CEDEAO et la CPLP dans leurs efforts de médiation actifs. Quant à la proposition de la CEDEAO et de la CPLP d'envoi de forces de maintien de la paix en Guinée-Bissau, je n'en connais pas encore les détails et je dois attendre qu'il y ait plus d'informations pour vous donner une réponse. Q : Etes-vous inquiets que l'élection présidentielle en France qui se tiendra ce week-end n'affecte les relations sino-françaises ? R : Nous souhaitons un bon déroulement de l'élection présidentielle en France. Nous sommes convaincus que faire avancer davantage le partenariat global stratégique sino-français correspond aux intérêts communs des deux pays et des deux peuples et que les différentes parties en France sont toutes pour un développement plus poussé des relations sino-françaises. Q : Selon le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, il faudrait envoyer en Syrie une mission plus importante de supervision du cessez-le-feu. Quelle est la position de la Chine là-dessus ? R : Nous soutenons l'envoi d'une mission préparatoire de vérification en Syrie en vertu des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l'ONU. A notre avis, cela aidera à préserver le cessez-le-feu actuel et à encourager le gouvernement syrien et les différentes factions de l'opposition à ouvrir le processus de dialogue politique. Nous espérons voir les différentes parties en Syrie accorder soutien et concours au travail de la mission préparatoire. Quant à l'ampleur de la future mission de vérification, nous attendons de connaître les recommandations de M. Kofi Annan et de la mission préparatoire. Q : La Première Ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra est actuellement en visite en Chine, veuillez nous en donner plus d'informations. Allez-vous signer des contrats de trains à grande vitesse ? R : La Première Ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra est aujourd'hui en visite en Chine. Hier après-midi, elle s'est entretenue avec le Premier Ministre Wen Jiabao. Les informations concernées ont déjà été publiées. La coopération économique et commerciale sino-thaïlandaise a un grand avenir, y compris dans le domaine de la construction des chemins de fer. Concernant la question précise que vous évoquiez, je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.
Q : Hier, la RPDC a déclaré qu'elle abandonnait le consensus du 29 février conclu avec les Etats-Unis, quels sont vos commentaires là-dessus ? Par ailleurs, le Secrétaire général du Cabinet japonais Fujimura Osamu a fait savoir que le gouvernement japonais envisagerait d'acheter les îles Diaoyu, quels sont vos commentaires à ce sujet ? R : S'agissant de votre première question, le consensus du 29 février entre la RPDC et les Etats-Unis est d'une grande importance pour le processus de dénucléarisation, la paix et la stabilité dans la Péninsule coréenne. Il a été obtenu au prix de grands efforts et mérite d'être préservé. Nous espérons que les différentes parties pourront travailler ensemble pour que ce consensus soit maintenu et mis en application et régler adéquatement les questions en suspens par des consultations et le dialogue. Concernant votre deuxième question, tout acte unilatéral de la partie japonaise concernant l'île Diaoyu et ses îles adjacentes est illégal, nul et non avenu, et ne peut en rien changer le fait que ces îles appartiennent à la Chine. |





