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Conférence de presse du 27 avril 2012


2012/04/27

Le 27 avril 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Weimin a tenu une conférence de presse.

Liu Weimin : Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président de la République de Colombie Juan Manuel Santos Calderon effectuera une visite d'Etat en Chine du 8 au 12 mai.

Durant cette visite, le Président Juan Manuel Santos Calderon s'entretiendra avec le Président Hu Jintao, rencontrera le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Wu Bangguo, le Premier Ministre Wen Jiabao et le Vice-Premier Ministre Li Keqiang, et assistera au Forum sur l'investissement Chine-Colombie. Les deux parties signeront des accords de coopération économique, technique, commerciale et culturelle. Nous sommes convaincus que cette visite permettra de promouvoir davantage la coopération amicale et mutuellement avantageuse entre les deux pays et nous espérons qu'elle sera un grand succès.

Q : Le Vice-Premier Ministre russe Dmitri Rogozine est actuellement en visite en Chine. Veuillez nous donner des informations sur ses rencontres avec les dirigeants chinois.

R : Sur l'invitation de la partie chinoise, le Vice-Premier Ministre de la Fédération de Russie Dmitri Rogozine est en visite en Chine du 26 au 28 avril. Cette visite fait partie des échanges de haut niveau sino-russes de cette année. Il a été reçu par le Vice-Président Xi Jinping, le Vice-Président de la Commission militaire centrale Guo Boxiong et le Conseiller d'Etat Dai Bingguo, et les deux parties ont procédé à des échanges de vues sur les relations bilatérales et des questions d'intérêt commun.

Le Vice-Président Xi Jinping a indiqué, lors de sa rencontre avec le Vice-Premier Ministre Dmitri Rogozine, que les relations sino-russes sont parmi les relations bilatérales les plus importantes du monde d'aujourd'hui, et que le développement des relations sino-russes est un enjeu important pour la prospérité des deux pays, pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde, ainsi que pour l'évolution future des relations internationales et de l'échiquier mondial. Rappelant les consensus importants dégagés par les dirigeants des deux pays sur les relations bilatérales et les grands dossiers internationaux et régionaux d'intérêt commun, il a souligné la nécessité pour les deux parties de travailler ensemble pour concrétiser ces consensus sur tous les plans, enrichir le partenariat global de coordination stratégique sino-russe, stimuler davantage la vitalité et la potentialité des relations bilatérales, et porter celles-ci sans cesse à des niveaux plus élevés.

Le Vice-Président Xi Jinping a fait remarquer que la situation internationale et régionale à l'heure actuelle connaît des mutations complexes et profondes, et que le monde se trouve à une période de grand développement, de vastes changements et d'importants réajustements. Il a souligné l'importance pour la Chine et la Russie qui partagent une identité de vues sur de nombreux dossiers importants de renforcer davantage leur coordination stratégique, de bien gérer les défis et les opportunités, et de bien préserver leurs intérêts communs afin de contribuer à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans le monde.

Q : La CEDEAO vient de publier, le 26 avril, une déclaration du Sommet, annonçant l'envoi imminent des forces armées en Guinée-Bissau pour stabiliser la situation locale, et donnant 72 heures à la junte du pays pour rendre le pouvoir. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous soutenons depuis toujours les pays et organisations régionales de l'Afrique dans leurs efforts actifs visant à préserver la paix, la stabilité et l'intégrité territoriale en Afrique par la solidarité et la coopération. Nous espérons que les différentes parties concernées en Guinée-Bissau pourront répondre favorablement à l'appel au rétablissement de l'ordre constitutionnel lancé par la communauté internationale et adopter des mesures effectives pour régler au plus tôt et adéquatement la crise par le dialogue et les consultations.

Q : Selon certaines sources, le 26 courant, le Secrétaire philippin aux Affaires étrangères Albert Del Rosario aurait déclaré que le comportement de la Chine au large de l'île Huangyan était agressif et contraire à la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale, et que les Philippines étaient prêtes à accepter la médiation de l'ASEAN pour régler les litiges sur cette île. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? Par ailleurs, on aurait dit que les Philippines étaient également prêtes à soumettre la question de l'appartenance de l'île Huangyan à l'arbitrage international et informeraient, par une note, la partie chinoise des documents concernés. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La question de l'île Huangyan touche à la souveraineté territoriale de la Chine, et le récent indicent est entièrement provoqué par le harcèlement par la force d'un navire militaire philippin contre les pêcheurs et bateaux de pêche chinois. Les Philippines, auparavant, ont clairement affirmé que l'île Huangyan ne faisait pas partie de leur territoire avant de se rétracter en réclamant la souveraineté sur l'île chinoise Huangyan. En faisant cela, elles violent les principes fondamentaux des relations internationales en matière de respect de la souveraineté et d'intégrité territoriale. Les Philippines doivent respecter effectivement la souveraineté territoriale de la Chine et s'abstenir de tout acte susceptible d'aggraver et de compliquer la situation pour que la paix et la tranquillité reviennent le plus tôt possible dans les eaux de l'île Huangyan.

S'agissant de votre deuxième question, j'ai déjà expliqué la position de la Chine hier. Je tiens à souligner que l'île Huangyan fait partie intégrante du territoire chinois. Imaginez si un pays pouvait soumettre à son gré un territoire d'un autre pays à l'arbitrage international, que deviendrait le monde ?!

Q : Le Président colombien se rendra-t-il dans d'autres villes que Beijing durant sa visite en Chine ? Quels seront les accords signés par les deux parties ? Veuillez nous présenter l'état actuel des relations bilatérales entre la Chine et la Colombie.

R : A ma connaissance, à part Beijing, le Président Juan Manuel Santos Calderon se rendra aussi à Shanghai. Les accords de coopération signés par les deux parties concerneront principalement les domaines économique, commercial et culturel. Nous en publierons des informations au moment opportun au cours de cette visite.

Pour ce qui est des relations sino-colombiennes, elles se développent dans d'heureuses conditions depuis l'établissement des relations diplomatiques il y a 32 ans entre la Chine et la Colombie. Notamment ces dernières années, les deux parties ont vu leurs échanges de haut niveau se multiplier, leur confiance politique mutuelle s'approfondir, leur coopération pragmatique s'étendre sans cesse, et leur coopération économique et commerciale remporter des fruits remarquables. Elles ont également une coopération qui progresse de manière régulière dans les domaines énergétique, financier, de télécommunications et d'infrastructures, des échanges sociaux, humains et culturels dynamiques, et de bonnes concertations et coordinations dans les affaires internationales et régionales.

Q : La Chine a exprimé à plusieurs reprises son souhait de voir la paix et la stabilité au Soudan et au Soudan du Sud. Avez-vous vendu des armes au Soudan ? Si oui, n'est-ce pas contraire à votre position sur la préservation de la paix et de la stabilité dans les deux pays ?

R : Nous avons œuvré activement en faveur de l'apaisement des relations entre le Soudan et le Soudan du Sud, ces efforts sont connus de tous. Nous entretenons des échanges et coopération normaux avec le Soudan, ce qui correspond aux intérêts des deux parties. Le gouvernement chinois adopte depuis toujours une attitude prudente et responsable sur l'exportation d'armements, et exerce un contrôle strict sur toutes ses exportations d'armements en vertu des obligations internationales qui lui incombent et de la législation nationale. La coopération sino-soudanaise en la matière n'enfreint pas les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Q : Hier, le Premier Ministre Wen Jiabao a participé à la Rencontre des dirigeants Chine-Europe centrale et orientale avec 16 autres dirigeants européens, et prononcé une allocution au 2e Forum économique et commercial Chine-Europe centrale et orientale. Selon certains commentaires, la coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays de cette région a donné des résultats remarquables, et la présente visite du Premier Ministre Wen Jiabao montre que ces pays sont en train de devenir une priorité de la politique européenne de la Chine. Quelles sont les considérations stratégiques de la Chine derrière cette opération ?

R : La Chine et les pays de l'Europe centrale et orientale sont liés par une amitié traditionnelle, marquée ces dernières années par une bonne dynamique de développement régulier des relations entre les deux parties, des échanges aux différents niveaux qui ne cessent de s'intensifier, et une coopération fructueuse dans tous les domaines. A l'heure actuelle, la Chine et les pays de l'Europe centrale et orientale se trouvent tous à un stade de développement important. Les deux parties sont fort complémentaires sur le plan économique et leur coopération recèle de grandes potentialités. Surtout aujourd'hui, sur fond de crise financière internationale et de crise de la dette en Europe, les deux parties partagent le souhait d'approfondir leur coopération pour réaliser le gagnant-gagnant.

La coopération économique et commerciale est le volet le plus dynamique et le plus prometteur des relations entre la Chine et les pays de l'Europe centrale et orientale. Attachant une haute importance au développement de ses relations économiques et commerciales avec l'Europe centrale et orientale, la Chine est prête à travailler en commun avec ces pays pour élargir davantage le commerce bilatéral et renforcer les investissements mutuels et la coopération économique et technique. Nous ferons valoir pleinement les différents mécanismes d'échanges économiques et commerciaux entre les deux parties, et faciliterons davantage les investissements et le commerce afin de créer des conditions favorables au développement sain et continu de nos relations économiques et commerciales.

La Chine et l'Union européenne sont liées par un partenariat global stratégique. Soutenant depuis toujours le processus de l'intégration européenne, la Chine est favorable à ce que l'Europe joue un rôle accru sur la scène internationale. La plupart des 16 pays de l'Europe centrale et orientale sont déjà membres de l'UE, et ceux qui ne le sont pas encore travaillent aussi à y adhérer. Les relations d'amitié et de coopération entre la Chine et les pays de l'Europe centrale et orientale constituent une partie importante des relations sino-européennes, et partant, l'approfondissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et cette région est bénéfique au développement global des relations sino-européennes.

Q : A notre connaissance, un projet de résolution distribué au Conseil de Sécurité par les Etats-Unis aurait affirmé que si le Soudan et le Soudan du Sud ne mettaient pas fin à leurs conflits comme le demandait l'UA, le Conseil de Sécurité devrait leur imposer des sanctions. Quelle est votre attitude vis-à-vis de ce projet de résolution ? Avez-vous eu des contacts avec la partie américaine sur ce sujet ?

R : A ma connaissance, les membres du Conseil de Sécurité mènent actuellement des consultations sur cette question. La Chine a expliqué à maintes reprises sa position sur la question entre le Soudan et le Soudan du Sud. La Chine et les Etats-Unis ont eu une bonne coopération en faveur de la réconciliation entre ces deux protagonistes, et sont restés en concertations et consultations au sein du Conseil de Sécurité. Nous continuerons à exercer respectivement notre influence en vue d'amener ces deux pays à apaiser rapidement la situation et à régler leurs contradictions et litiges par voie de négociations.

Q : Le 24 courant, l'UA a publié un communiqué sur la situation entre le Soudan et le Soudan du Sud, proposant une « feuille de route » comme solution. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous apprécions les efforts inlassables de l'UA en faveur du règlement de la question entre le Soudan et le Soudan du Sud, et saluons la « feuille de route » qu'elle a récemment proposée. Nous espérons que le Soudan et le Soudan du Sud pourront coopérer activement avec les efforts de médiation de l'UA et de la communauté internationale, renouer rapidement les négociations et régler adéquatement leurs divergences. La Chine entend travailler avec la communauté internationale pour continuer à contribuer activement à la coexistence pacifique entre ces deux pays.

Q : Selon certaines sources, une équipe d'alpinistes chinois et pakistanais feraient ensemble de l'escalade dans la région du Cachemire, et cette information aurait suscité la préoccupation de l'Inde. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je n'ai pas vu l'information que vous évoquiez. La position chinoise sur la question du Cachemire est claire. Nous souhaitons voir l'Inde et le Pakistan régler leurs litiges par le dialogue et les consultations.



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