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Conférence de presse du ministère des Affaires étrangères de Chine


2004/07/13

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhang Qiyue a présidé la conférence de presse régulière dans l'après-midi du 13 juillet.

Zhang Qiyue : Mesdames et Messieurs, bon après-midi ! Je vous annonce d'abord une nouvelle : Sur l'invitation du Président chinois Hu Jintao, le Président de la République de Namibie Sam Nujoma effectuera une visite de travail en Chine du 19 au 26 juillet.

Je suis maintenant prête à répondre à vos questions.

Q : Avant-hier, dans votre réponse à la question du point de presse relative à la visite à Taïwan du vice-Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong, vous avez dit que le Singapour doit assumer toute responsabilité qui pourrait en découler. Des précisions sur les conséquences et responsabilité que vous visez, s'il vous plait. Selon des informations, le gouverneur de la Banque populaire de Chine Zhou Xiaochuan a supprimé son plan de voyage au Singapour, vous pourriez le confirmer ?

R : Le problème de Taïwan concerne les intérêts vitaux de la Chine. La position de principe du gouvernement chinois à ce sujet d'importance primordiale est conséquente, ferme et claire. Entant que vide-Premier ministre du Singapour, le voyage à Taïwan qu'avait fait Lee Hsien Loong, sous quelle forme qu'elle soit et avec quel prétexte qu'il emprunte, a commis une grave contravention aux engagements promis par le gouvernement singapourien concernant l'application de la politique d'une Chine, a porté le préjudice à la base politique de la relation sino-singapourienne, ce qui pourra causer inévitablement, dans la relation Chine-Singapour et dans leur coopération bilatérale, des conséquences fâcheuses dont la partie singapourienne doit naturellement en assumer toute responsabilité.

A propos du cas concret que vous avez évoqué, ma réponse est que, dans le contexte actuel, les échanges entre la Chine et le Singapour en souffrent immanquablement.

Q : La suppression de la visite au Singapour que devait faire Zhou Xiaochuan cette semaine signifie-telle une protestation contre le voyage à Taïwan du vice-Premier ministre Lee Hsien Loong ? La deuxième question : Le quotidien taïwanais Taïwan Times a dit que le voyage de Lee Hsien Loong avait pour but de coordonner le dialogue entre les deux rives. Votre commentaire.

R : En ce qui concerne la suppression du voyage au Singapour du gouverneur Zhou Xiaochuan, je viens de donner la réponse, c'est-à-dire, dans le contexte actuel, les échanges entre la Chine et le Singapour en sont inévitablement affectés.

Concernant votre deuxième question, je tiens à souligner, le problème de Taïwan relève des affaires intérieures chinoises dans lesquelles la partie chinoise n'a jamais demandé, n'a jamais besoin non plus d'aucun pays ou d'aucune personne d'être « porteur de message » entre les deux côtés.

Nous comprenons la bonne volonté de la communauté internationale, les pays de la région en particulier, de voir la paix et la stabilité dans le détroit Taïwan. Actuellement, c'est justement les forces de l' « indépendance de Taïwan » qui constitue la menace pour la paix et la stabilité dans la région. Toute personne, si elle est pour le grand contexte du réel maintien de la paix et de la stabilité dans la région, doit prendre pleinement conscience la gravité nuisible causée par les activités des forces indépendantistes taïwanaises et ne leur envoie aucun signal erroné.

Q : Beaucoup de journalistes étrangers souhaitent faire un reportage sur la répétition militaire à Dongshan. Je vous prie de bien vouloir transmettre cette volonté au département concerné. Par ailleurs, y aura-t-il des observateurs militaires étrangers ? Pendant la répétition militaire, la ligne de navigation internationale dans le détroit Taïwan sera-t-elle fermée ?

R : Vos questions concernent la répétition militaire. En tant que porte-parole du ministère des Affaires étrangères, je n'ai pas de renseignement là-dessus et vous invite de vous renseigner directement auprès du département des affaires extérieures du ministère de la Défense. Je veux bien transmettre la requête de reportage des journalistes.

Q : La partie singapourienne a dit que le voyage de Lee Hsien Loong est informel et privé. Pourquoi la partie chinoise ne l'a pas accepté ?

R : Lee Hsien Loong a assumé de hautes fonctions dans le gouvernement singapourien pendant de nombreuses années. Son identité ne peut absolument pas être changée par une étiquette « voyage informel et privé ». L'assertion paradoxale singapourienne ne correspond pas aux faits et est dénue de tout fondement.

Q : A part la protestation, la partie chinoise prendra d'autres mesures, par exemple le rappel de son ambassadeur à Singapour ?

R : Nous sommes en train d'étudier et de prendre des mesures intéressées selon l'évolution de l'événement.

Q : Selon l'Agence Xinhua en citant vos paroles, le deuxième rapport présidentiel sur le « problème de Tibet » est irresponsable. Pourriez-vous éclaircir les précisions intéressées ? Vous considéreriez le problème de Tibet comme une carte de jeu dans l'élection américaine ? Le gouvernement chinois a eu la négociation avec le représentant du Dalaï Lama en 2004 ? Est-il erroné de rencontrer le Dalaï Lama pour un officiel américain ?

R : Le deuxième rapport présidentiel remis par le gouvernement américain sur le problème de Tibet méconnaît totalement les faits réels au Tibet et encourage les activités séparatistes du Dalaï Lama, ce qui a commis une violation des principes fondamentaux régissant les relations internationales et les principes des trois communiqués conjoints sino-américains et une intervention dans les affaires intérieures chinoises. Nous nous y opposons résolument.

Nous trouvons que la partie américaine doit reconnaître un fait le plus essentiel, c'est que le Tibet fait partie de la Chine et que les affaires tibétaines relèvent des affaires intérieures chinoises. Espérons que la partie américaine honore ses engagements concernés par des actes solides et qu'elle ne s'intervienne pas dans les affaires intérieures chinoises en exploitant le problème de Tibet.

Cette année est l'année de l'élection générale aux Etats-Unis. S'il y a des forces, aux Etats-Unis, qui profitent du problème de Tibet pour en tirer le profit, je vous renvoie à la partie américaine pour votre réponse.

Le canal de contact entre le gouvernement central chinois et le Dalaï Lama est bon, la politique du gouvernement est claire. Le Dalaï Lama doit renoncer véritablement à sa position d'« indépendance de Tibet », arrêter ses activités scissionnistes de la patrie et déclarer ouvertement que le Tibet et le Taïwan sont une partie inséparable du territoire chinois. Voilà la base de principe sur laquelle le gouvernement chinois entreprend ses contacts et dialogue avec le Dalaï Lama.

Le Dalaï Lama n'est pas une simple personnalité religieuse, mais un exilé politique qui se livre depuis longtemps aux activités séparatistes de la patrie et qui sabote l'unité nationale. Nous nous opposons avec notre fermeté à toute rencontre entre le Dalaï Lama et tout dirigeant de n'importe de quel pays. Nous souhaitons que les pays concernés puissent, partant du grand contexte de la protection de leurs relations avec la Chine, respecter la position chinoise sur ce sujet et ne rien faire qui puisse être nuisible au développement de la relation entre les deux pays.

Q : Il est dit dans des reportages que la Chine va effectuer 3 tirs d'essai de missiles. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Je n'ai pas à le confirmer.

Q : Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a nommé hier l'ambassadeur pakistanais aux Etats-Unis comme nouveau représentant spécial chargé du problème irakien, vous avez votre commentaire ?

R : La Chine prête toujours une attention particulière à l'évolution de la situation en Irak, espère que le gouvernement provisoire irakien peut, sous l'aide de toute la communauté internationale, stabiliser la situation sécuritaire en Irak dans les meilleurs délais, avancer et achever le plus vite possible le processus de transition politique irakienne et démarrer le plus tôt possible la reconstruction. Je suis sûre que la nomination du secrétaire général de l'ONU de son nouveau représentant spécial en charge du problème irakien contribue à la réalisation de ce processus.

Q : Vendredi dernier, une cour suprême japonaise a fait un verdict de compensation destinée aux anciens travailleurs chinois pendant la deuxième guerre mondiale, c'est la première victoire remportée au Japon par les travailleurs chinois. Vous avez votre commentaire à ce sujet?

R : La déportation forcée des travailleurs chinois a été un crime contre le peuple chinois, commis par le militarisme japonais pendant sa guerre d'agression contre la Chine. Nous espérons que la partie japonaise prend en sérieux la sentence donnée par la cour et de traiter d'une façon appropriée le litige légué par la guerre, dans l'esprit de responsabilité envers l'histoire.

Q : Quelle est la position chinoise sur la construction israélienne du mur de séparation ?

R : La Cour internationale de Justice (CIJ) a exprimé son avis consultatif relatif au dossier du « mur de séparation », faisant savoir son approche d'autorité sur la légitimité ou pas et sur ses conséquences judiciaires à la suite de l'édification israélienne du mur de séparation en territoire palestinien occupé. La partie chinoise préconise depuis toujours que les parties concernées du problème au Moyen-Orient doivent partir des intérêts substantiels, prendre des mesures positives et résoudre les contradictions et différends israélo-palestiniens par le dialogue et la négociation. Espérons que toutes les parties intéressées peuvent prendre en considération rigoureuse cet avis consultatif et qu'il contribue à réaliser des avancées positives dans le processus de la paix au Moyen-Orient.

Q : Pour le moment, le Premier ministre birman est en visite en Chine. Beaucoup de pays critiquent les problèmes intérieurs en Birmanie. Quelle est le commentaire chinois sur ces critiques ? Elles ont leurs effets à la relation Chine-Birmanie ? La deuxième question ; les Philippines ont exprimé qu'elles vont retirer ses forces en Irak pour sauver en échange la vie de son otage. Votre commentaire ?

R : Le Premier ministre du gouvernement de l'Union de Birmanie Khin Nyunh effectue sa visite en Chine. Hier, le Premier ministre Wen Jiabao a eu un entretien avec lui. La Birmanie est voisin proche de la Chine, qui continue à développer sa relation d'amitié et de coopération dans tous les domaines avec l'esprit « partenariat et bon voisinage avec son voisin ».

Entant que voisin amical, nous espérons que la Birmanie pourra maintenir la stabilité politique, développer son économie et vivre son peuple en paix et en prospérité. Concernant les problèmes internes en Birmanie, la partie chinoise applique depuis toujours le principe de non-ingérence dans les affaires d'autres pays. La démocratisation en Birmanie est un processus progressif nécessitant un bon environnement extérieur stable. La communauté internationale devrait créer un excellent environnement favorable au processus de la démocratisation en Birmanie, sur la base de principe du respect de la souveraineté birmane et de la non interférence dans les affaires internes d'autres pays.

A propos de l'otage philippin, nous attachons une attention particulière à l'évolution de l'affaire et espérons que cette question pourra être réglée d'une façon adéquate.

Q : Récemment, la communauté internationale fait l'éloge de la Chine pour la prévention et les soins de la maladie SIDA. Mais d'après certains repartages, le gouvernement de la province du Henan a fermé une école recevant les orphelins SIDA. Pourquoi la partie chinoise a pris une telle action ? La Corée du Nord a dit hier qu'une délégation militaire coréenne fait son voyage en Chine, des renseignements intéressés, s'il vous plait

R : Le gouvernement chinois attache une grande importance à la prévention et au traitement SIDA. Dernièrement, il a envoyé une délégation gouvernementale participer à la conférence mondiale SIDA qui s'est tenue à Bangkok et le Premier ministre Wen Jiabao a publié un article d'importance sur ce sujet. Tout cela prouve la haute attention du gouvernement chinois en la matière. En faits, le gouvernement chinois considère la prévention et le contrôle de SIDA comme quelques choses déterminant le développement ou la faillite du pays et de la nation. Depuis ces dernières années, le gouvernement chinois a pris beaucoup de mesures visant à endiguer la propagation SIDA, à fournir aux porteurs séropositifs les médicaments et l'assurance sociale et à distribuer gratuitement les médicaments aux contaminés SIDA défavorisés. En ce qui concerne le cas particulier que vous avez mentionné, je vous renvoie au département intéressé.

La deuxième question concerne un échange important entre la Chine et la RDPC. Sur l'invitation du général d'armée Cao Gangchuan, vice-président de la commission militaire centrale, Conseiller d'Etat du Conseil des Affaires d'Etat et ministre de la Défense, Kim Il-chul, membre de la commission de la Défense nationale, ministre des Forces armées populaires a commencé sa visite officielle amicale de 3 jours depuis 12 juillet. Le vice-président de la Commission militaire centrale, Cao Gangchuan a eu un entretien avec lui. Les deux parties ont exprimé vouloir renforcer la relation entre les deux pays au moyen des échanges entre les deux armées. Elles ont échangé les points de vue sur des questions internationales et régionales. Le président du Comité permanent de l'Assemblée nationale du Peuple va rencontrer le vice-maréchal Kim Il-chul et sa suite.

Q : Le directeur général adjoint de la Commission nationale anti-drogue de Chine Yang Fengrui présentera demain l'état actuel des drogués et la vente des produits de stupéfiants en Chine. Pourriez-vous présenter les dernières nouvelles sur la coopération avec l'Organsation de Coopération de Shanghaï, l'Interpol et l'Agence anti-drogue américaine ?

R : Le directeur général adjoint Yang vous présentera la coopération internationale anti-drogue menée par le Chine. Je lui transmettrai votre question posée. Il pourra vous répondre.

Q : Le ministre de l'intérieur du Pakistan a fait récemment sa visite en Chine afin de renforcer la collaboration dans la lutte anti-terroriste. Vous avez votre commentaire ?

R : Je voudrais profiter de cette occasion pour vous rappeler la position chinoise sur la lutte contre le terrorisme : 1. Nous nous opposons fermement au terrorisme de tout genre et nous le combattons résolument; 2. Nous promouvons activement la coopération internationale anti-terroriste ; 3. Nous trouvons que la lutte anti-terroriste appelle une thérapie radicale (disparition des symptômes et causes) et systématique. La Chine et beaucoup de pays dont le Pakistan ont établi les mécanismes anti-terroristes de consultation et de coopération. Les départements concernés des deux pays ont une excellente collaboration en matière de l'échange des informations et de la lutte commune contre le terrorisme. Le voyage en Chine qu'a fait il n'y a pas longtemps le ministre pakistanais de l'intérieur était justement pour intensifier davantage la coopération dans le domaine anti-terroriste entre les deux pays. Ce voyage a remporté de remarquables résultas.

Q : Plus de détails sur les principaux messages que la partie chinoise a transmis à Mme Rice ?

R : Durant le séjour en Chine de l'assistante du président américain, chargée des affaires de la sécurité nationale, les dirigeants chinois ont eu des entretiens ou entrevues avec elle. Les deux parties ont procédé à un échange relativement approfondi des points de vue sur la relation bilatérale et les questions régionales et internationales. La Chine et les Etats-Unis sont deux grands pays d'importantes influences mondiales. Le maintien fréquent des échanges et dialogues de haut niveau revêt d'une grande importance pour la promotion de la relation entre les deux pays et la sauvegarde de la stabilité en Asie et au monde.

Au cours de la visite, les dirigeants chinois ont explicitement exprimé les approches chinoises. 1. La partie chinoise attache une haute importance au développement de la relation sino-américaine. A l'heure actuelle où la situation internationale change sans arrêt, les intérêts communs des deux pays sont accrus, l'importance de la relation Chine-Etats-Unis est plus forte, au lieu d'être diminuée. Espérons continuer à élargir, par le dialogue mené par les deux parties, les points de convergence et à réduire les divergences, sur la base du respect mutuel, du traitement égal et de la recherche du commun et de la mise à côté des différences. 2. La partie chinoise a réitéré de nouveau l'importance du problème de Taïwan dans la relation sin-américaine. Les dirigeants chinoise ont répété à maintes reprises que le problème de Taïwan touche à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine et que le traitement correct du problème constitue la clé déterminant la bonne évolution de la relation entre les deux pays. Espérons que la partie américaine honore scrupuleusement ses engagements promis à maintes fois, c'est-à-dire, poursuite de la politique d'une Chine, application des trois communiqués conjoints sino-américains et opposition à l' « indépendance de Taïwan ». La seule mise en actions concrètes de ces engagements pourra assurer un bon développement de la relation Chine-Etats-Unis.

En terminant, je vous communique un avis : la conférence de presse régulière du ministère des Affaires étrangères aura une pause annuelle pendant les vacances d'été. La pause de cette année s'étendra du mardi prochain, 20 juillet au 31 août. La conférence reprendra son rythme normal le jeudi, 2 septembre. Dans l'intervalle, le bureau du porte-parole du ministère des affaires étrangères continuera à recevoir les questions qui seront posées par les journalistes et le centre international de presse reste ouverte aux journalistes. La conférence de presse régulière du jeudi de la semaine se tiendra comme d'habitude.

Merci !



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